‹ L'Odéon: histoire administrative, anecdotique et litte?raire du Second The?atre Franc?aisChapitre 90 sur 221 · Reprise à la Porte-Sain l-Martin le \Z juillet · texte numérisé non relu

Reprise à la Porte-Sain l-Martin le \Z juillet

2. L'action se passait en Allemagne, sous Maximilien. 4«' acte, Kernox est fou, il boit; 2* acte, Kernox est traître et se sauve; 3* acte, Kernox est fou et amoureux; 4* acte, Kernox est fou, espion; il dénonce une femme qui a tué son mari ; 5« acte, 4 ^* partie, Kernox est

actes, en vers, de Cordelier-Delanoue. On a nommé Tauteur; mais, devant raccueil fait à son nom, il a retiré son étrange pièce. (Ligier, Delaistre, Chilly; MM"®' Noblet et Bérenger.)

Le 28 mai, TOdéon se donne au diable avec LE Moine, drame en cinq actes et huit tableaux, en prose, tiré par Fontan du roman de Lewis. Ce récit féroce de viols et d'amours, ce monde infernal mêlé au monde réel, produisirent la plus incroyable pièce qu'on puisse voir. Elle vaut d'être racontée; le public d'aujourd'hui comprendra difficilement comment on osait mettre à la scène, dans un théâtre d'ordre, de pareils sujets :

L'inflexible moine Ambrosio n'est plus le même depuis qu'il a vu la belle Antonia; Mathilde, sa maîtresse, son génie malfaisant, promet de lui faire posséder celle qu'il convoite ; elle invoque Satan, qui entre avec accompagnement de flammes de Bengale et de coups de tamtam ; Satan est orné de griffes et de cornes, comme dans les contes de la Mère l'Oie; il tire de son pourpoint rouge un parchemin, rouge aussi, sur lequel il inscrit le pacte fatal que signe Ambrosio. Le moine s'introduit alors chez Antonia pendant son sommeil, l'enlève et tue le frère de la belle. A l'acte suivant, Ambrosio est dans un palais splendide; une foule de seigneurs et de femmes encombre les salons ; il est à table et chante une chanson triste, il n'a pas le cœur à la joie. Ces gentilshommes, ces nobles dames, ce cardinal en robe rouge, qui viennent

fou et bourreau; il tue cette femme; 5" acte, S" partie, Kernox ne sait pas UD mot de français et débite d'incroyables sottises [Figaro).

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