Aujourd’hui : rue de POdéon
avec les motifs d’utilité publique à l’appui, la salle devait contenir quatre mille places et devenir Théâtre des Arts.
De toutes parts on demande la reconstruction de l’Odéon. En janvier 1803, un toque du nom de Cavailhon offre meme de le reconstruire « avec des pommes de terre cuites » : il demande pour cela 600,000 francs, qui seront déposés au secrétariat du Sénat conservateur 1 .
Le gouvernement s’arrêta au projet de restauration de Peyre fils*, qui, porta, au nom du premier Consul, l’acte de donation du théâtre au Sénat. Chalgrin et Baraguay, architectes du Sénat, furent chargés du rétablissement, mais leurs devis ne seront établis qu’en 5 806, les travaux commencés qu’en 1807, et le théâtre rouvert au public qu’en 1808. Continuons donc à suivre Picard et sa fortune à la salle Louvois, qui deviendra bientôt le Théâtre de l’Impératrice, et qui, provisoirement, demeure de fait le véritable Odéon.
La première des vingt -deux nouveautés de l’année 1803, fut une comédie en un acte et en prose de Joseph Pain et P.-A. Vieillard, le Père d’occasion, où Picard se fit applaudir.
Le 7 février, Malice roim malice, comédie en trois actes et en vers, de Collin-llarleville. corrigée à la seconde.