‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 2)Chapitre 143 sur 218 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Le 26 février, le Duel impossible, comédie en lin acte et en prose, de Martain ville (Picard jeune).

Le 5 mars, l'Erreur reconnue, drame en trois actes et en prose, de Gersain et Aunée.

Le 21, le Valet embarrassé, ou V Amour par lettres , comédie en cinq actes et en prose, de Joigny.

Le 30 mars, les Maris en bonne fortune, comédie

en trois actes et en prose, d’Etienne, eut quelque succès.

Gaugiran-Nanteuil , moins heureux que son collaborateur ordinaire, n’obtint qu’un demi-succès, le 11 avril, avec le Tuteur fanfaron, ou la Vengeance d'une femme , comédie en un acte et en vers, supérieurement jouée cependant par Picard et M ,ne Beffroi.

Le 16, Àndrieux fait représenter la Suite du Menteur 4 , de Corneille, qu’il avait réduite à quatre actes, et augmentée d’un prologue (Vigny, Picard jeune) .

Le 19 avril , la Cloison , ou Beaucoup de peine pour rien, comédie en un acte et en prose, de Belin.

Le 2 mai, le Fou suppose, comédie en un acte et en vers de Désaugiers (Picard, M ,ne Pélissier).

Le 13 mai, le Dépit amoureux rétabli en cinq actes, « avec des changements »,'par Cailhava 1 2 (Barbier, Pi-

1. Revue, remiso à nouf, corrigée et augmentée par Andrieux sans beaucoup do succès, la Suite du Menteur, assez médiodro pièce du grand Corneille, fut reprise en 1808 au Théâtre-Français. Voltaire avait dit pourtant qu’avec quelques changements on en pourrait faire uno pièce excellente, « un chef-d’œuvro — ajoutait-il — faisaut au théâtre plus d’effet quo le Menteur même *.

2. Voir au Moniteur de 1795 une lettre de Cailhava sur ce sujet.

card jeune, M ,lc * Delille et Molière, formaient le quatuor du dépit).

Le k juin , grand succès de : le Vieillard et les jeunes Gens, comédie en cinq actes et en vers, de Collin-

Harleville, qui eut vingt-quatre représentations (Vigny).

Le 20, Dorât et Colardeau, comédie en un acte et en vers, de Dubois.

Le 18 juillet, grand succès d’une pièce en cinq actes et en prose d’Emmanuel Dupaty, fds du célèbre avocat général: la Prison militaire, ou les Trois prisonniers, où l’auteur s’éleva jusqu’à la haute comédie, et qui eut plus de cinquante représentations.

Le 13 août, Leçon pour leçon, comédie en un acte et en prose, d’une dame qui garda l’anonyme.

Et le 27, la Mode ancienne et la Mode nouvelle, comédie en un acte et en vers, de Gaugiran-Nanteuil.

Après quelques représentations données à Versailles 1 , Picard produisit, le 19 septembre, sa comédie en un acte

et en prose le Vieux Comédien, qui obtint un grand succès et eut plus de trente représentations ; il y jouait „ lui-méme avec son frère, Vigny et M lle Molière*.

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1. L’on a vu, pendant plusieurs années, Picard dédoubler, les dimanches d’été, sa petite troupe du théâtre Louvois pour aller recueillir h Versailles le faible prix d’un déplacement difficile ot coûteux.

2. C’est à dessein de rappeler lo célèbre Préville, mort depuis trois ans (décembre 1799), que Picard a placé la scène à Senlis, ville où s’était retiré le vieux comédien après avoir quitté lo théâtre. Cette petite pièce, écrite en faveur de la profession, réconcilia Picard avec les comédiens trop glorieux de leur état, que son opéra-comiquo des Comédiens ambulants avait indisposés contre lui.

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