‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 2)Chapitre 172 sur 218 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

tour » ; cette œuvre de Murville eut onze représentations (M lle Délia, Clozel).

Le 2 h novembre, succès de la Jeune Fille ou les

Eponseurs , comédie amusante et gaie, en trois actes, en prose, de Rougemont.

Le 8 décembre, Batiiilde ou le Mariage fatal, drame en trois actes, en prose, tiré d’une pièce anglaise de Southern « The fatal Marnage » par M. de Saint-Léger, qui ne réussit point, fut la dernière nouveauté de l’année.

Signalons les reprises de : Vincent de Paul (31 janvier) ; Novogoiiod sauvée ou Féodor et Lizinska, drame en cinq actes de Mercier, donné le 16 avril au bénéfice de M ,n * Molé, sifflé le premier soir (naturellement, c’était un bénéfice), puis réduit h trois actes; l'Apparence trompeuse (23 juin) et le lion Père (15 octobre).

Enregistrons aussi les débuts de :

M. Talon* dans La Saussaye du Collatéral (21 avril) ; M" e Délia dans Araminthe des Fausses Confidences (8 mai) ; M lle Delàtre dans Guerre ouverte et les Folies amoureuses (6 août) ; les danseurs grotesques (famille Kobler) le 7 décembre ; et M lle Perroud dans l'Épreuve nouvelle et les Frères à l'épreuve (15 décembre).

Année 1813.

L’année 1813 produisit quatorze nouveautésà l’Odéon, qui pendant l’hiver donne des concerts périodiques.

1. Talon venait de la Porte-Saint-Martin dont l’excellento troupe faisait courir tout Paris aux mélodrames de Guilbert de Pixérécourt, « le Corneille du boulevard ». •

L’ODÊON.

Le 5 janvier, brillant succès de Washington ou les Représailles , drame en trois actes, en prose, de M. Henri Lacoste .

Le 28, M. de la GiRAUDiÈREOU/l/as^e contre masque, comédie-folie en deux actes, en prose, de Jean Aude, commence une série de chutes:

1* Le 9 février, le Voyage malencontreux ou /’ Intrigue en roule , comédie-folie en trois actes et en prose par Delestre et feu Verneuil, tombée lourdement.

2° Le 16 mars, première et unique représentation très-orageuse et très-bruyante du Temi»oriseur, comédie en trois actes, en vers, de Comberousse ;

3° Le 22 avril, le Faux Imposteur, comédie-drame anonyme en trois actes, en prose, arrêtée par les sifflets au milieu du troisième acte; et Inès et Pédrille, comédie en trois actes de -Delestre et Victorin, tombent toutes deux dans une représentation extraordinaire donnée au bénéfice de Perroud.

Le 8 juin, autre chute du Nouveau Mentor, comédie en trois actes, en vers, de Gosse ;

.Enfin, le 27 juillet, un drame de lligault, Evélina, trois actes en prose, réussit.

Le 2 4 août, l’Avare de Molière mis en vers, et imprimé dès 1775, par feu Gabriel Mailhol (de Carcassonne), est représenté avec des changements d’Hyacinthe de Comberousse, et n’obtient que peu de succès. Ce travail, qui peut paraître superflu, a cependant tenté nombre de versificateurs et même

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