Rapport au ministre de l’intérieur
Le 25 janvier 1813, Alexandre Duval, directeur nommé par Sa Majesté, et Gobert, entrepreneur-administrateur, adressent à Son Excellence M gr le ministre de l’intérieur une pétition demandant /’ extension de leur répertoire et la permission de jouer les pièces des auteurs morts depuis plus de dix ans. Ils rappellent, aux termes mêmes du récent décret de Moscou (15 octobre 1812 ') le but de cette institution du Théâtre de l’Impératrice, « école des jeunes acteurs, destinée à former des sujets pour la Comédie-Française, dont il est une véritable annexe et succursale. »
Le surintendant accorda six ouvrages de l’ancien répertoire ; on les mit à l’étude, mais les comédiens de la rue Richelieu, prétendant en avoir le monopole, s’opposèrent à leur représentation. Force fut donc de mutiler, de travestir Molière pour le faire jouer sur la rive gauche : c’est grâce à cette nécessité que furent arrangés , retouchés, revus, corrigés et mis en vers, V Avare *, le Bourgeois gentilhomme et le Médecin malgré lui , sous les auspices de Comberoussc 3 .