Le prix des places variait de 1 à 6 francs
2. Voir son Rapport à M. le comte de Pradel sur la situation du théâtre royal de l’Odéon au 19 décembre 1815 (collection de M. Léon Sapin). 11 s’y plaint du voisinage de théâtres et cafés-chantants, et de la salle des Théatins.
3. Ordonnance royale du 2 novembre 1815, titre II, chapitre I er , article 8.
11 pare notre affiche, et nous jouons ce soir Le Dépit amoureux; il faut venir le voir. »
On donne en effet, le meme soir, le Dépit amoureux de Molière, retouché et réduit en deux actes par Richard Fabert.
Le 8 février, le directeur-auteur n’obtient qu’un demisuccès avec une comédie en cinq actes et en prose, M. de Boulanville ou la Double réputation , réduite en trois
actes à l’impression.
Le 17, la Fête d’un Bourgeois de Paris ou le Jour et le Lendemain , comédie en trois actes , en prose , de Merle et Dumersan, a le môme sort.
f Le mercredi 2i février , l’Odéon, converti en élégante > salle de bal, fait relâche à cause d’une fêle par invitations, donnée ou plutôt rendue à la garde royale par la garde nationale de Paris. A l’extrémité de la salle, et en face de la loge du roi, on avait construit un petit théâtre sur lequel, en présence de Sa Majesté et de toute la famille . royale, on représenta un impromptu de circonstance, Chacun son tour ou l'Echo de Paris , divertissement villageois en vaudevilles, par MM. :
Désaugiers , fourrier de la 10 e légion de la garde nationale parisienne,
Alissan de Chazet 1 , capitaine de la 6 e légion, et Gentil, sous-lieutenant de la 10 e légion.
1. Il est bon de noter que Chazet avait été, sous l’Empire, ordonnateur des fêles de la cour, avec Emmanuel Dupatv.