Le père do M. Lrnest Legouvé
2. « Médiocre et rampant, et l’on arrive à tout ! » avait dit Figaro. L’esprit d’observation de Picard est parti de là pour nous laisser une curieuse esquisse des mœurs cl types du Directoire.
APPENDICE I
ses anciens camarades, et parut au milieu d’eux sur le Théâtre-Louvois dans le Philinte de Molière, et les Fausses Infidélités .
Le 13 juin, début de M ,le Beffroi, avec succès, dans #
r Oracle et V Ecole des femmes.
On avait repris:
Le 1 er mars, Gaston et Bayard ;
Le 12 mai, Venceslas, pour la rentrée de La Rive;
Le 21 juin, le Jaloux , de Rochon de Chabannes;
Le 25, les Dangers de l'Opinion ;
Le 28, Didon;
et le 21 juillet, la tragédie de Gustave.
Le !x août, une représentation des Trois Frères rivaux 1 , dont La Rochelle jouait le principal rôle, celui de Merlin, valet intrigant, provoqua des allusions à Merlin (de Douai), des troubles et du scandale; la pièce fut retirée du répertoire, mais le coup était porté, et cinq semaines après, ce ministre, devenu directeur au 18 fructidor, fit fermer le Théâtre-Louvois. Le 2û fructidor (10 septembre 1797), au moment déjouer le Barbier de Séville et le Médecin malgré lui, arrive un ordre exprès qui prohibe toute espèce de représentations (voir l’arrêté du Directoire).
A cette date, la troupe était composée de:
MM. Molé, \
La Rive, > de l'ancienne Comédie-Française.
Yanhove, )
\. Comédie en un acte, en vers, de La Font, qui avait eu en 1713 un succès marqué, avec La Thorillière dans le rôle de Merlin.
MM. Florence,
La Rochelle, Saint-Prix, Saint-Fai, Naudet x , Dunan, Marsy, Dupont, M me * Raucourt, Joly, ' Thénard, Mézeray, Simon, Fleury,
de l'ancienne Comédie-Française.
MM. Chevreuil, Du Croissi, Yarennes, Picard, Caland, Valville, Bellevillc;
M ,nes Molé-d’Alainville , Molière, Dublin, Picard, Nanine, Masse, Beffroi, Canville, etc.
Revenons maintenant aux comédiens de Feydeau : en août, débutent un nouvel acteur dans Eucjénie, puis M ,n * Quézin dans l’Agnès et la Marianne de Molière.
Le 25 septembre, une comédie de Marsollier des Vivetières : Céphise ou l'Erreur de l'esprit, en un acte, en prose, déjà représentée au Théâtre-Italien (1782) , est bien accueillie, ainsi que l'Amour et la Raison , comédie en un [acte, en prose, de Pigault-Lebrun, déjà jouée, en 1790, au Palais-Royal (le 15 octobre).
Les 19 octobre et 6 novembre, rentrées de Fleury dans le Conciliateur et la Feinte par amour, et de M Ue Contât dans la Mère coupable et les Fausses Confia
4 . Revenu de Suisse après le règne de la Terreur, Naudet s’était réuni à ses anciens camarades; il prit sa retraite en 4806.
APPENDICE I
dences . Ces deux grands artistes 1 2 créent, le h décembre, la Prude, comédie en cinq actes, en vers, de Népomucène Lemercier; et, le 16 du même mois, le volage Molé, qui a paru à Louvois, rentre à Feydeau dans le Jaloux par amour .
Une partie des « Tragiques de Louvois » proscrits en fructidor se réfugient à leur ancienne salle du faubourg Saint-Germain, devenue l’Odéon, comme il a été dit plus haut. Nous les avons vus y débuter le 48 janvier 1798*.
Pendant ce temps, les « Comiques » de Feydeau, après avoir donné: le 13 janvier 1798, l’Épreuve délicate 3 , premier ouvrage de François Hoger, comédie en un acte, en vers, qui obtint un succès mérité; le 6 février 1798, les Dangers de la présomption, comédie en cinq actes, en vers, de Des Faucheretz 4 , succès d’estime (Molé, M lle Mézeray); le h mars, une reprise de
1. Fleury et M u * Contât revenaient de Bordeaux, où Talma et M ro * Petit-Vanhove, puis La Rive, avaient fait do brillantes tournées. Accueillis froidement d’abord, ils y donnent dans la même soirée les Fausses Confidences , la bluette d’Hoffmann V Original , et la Serva „ padrona de Pergolèse, et sont applaudis avec enthousiasme.
2. Rappelons que ce fut à la salle Louvois que les comédiens incendiés de l’Odéon trouvèrent un asile au 20 mars 1799 : ils y restèrent Uvingt-trois jours. Deux ans plus tard, ils y fondèrent la Petite maison
de Thalie (5 mai 1801), qui sut se maintenir avec quelque honneur près du Théâtre-Français, auquel elle a nui quelquefois, quoique ne jouant que la comédie.
3. Cetto bluette, refusée au Théâtre-Français de la rue de Louvois, fut jouée par Fleury, Damas, La Rochelle, M 11 "* Mézeray et Mars; elle fut reprise à la rue de Richelieu après la réunion générale, ainsi que la Dupe de soi-même, du même auteur.