‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 2)Chapitre 205 sur 218 · Desfaucheretz fut censeur sous l’Empire · texte numérisé non relu

Desfaucheretz fut censeur sous l’Empire

1/0 DÉON.

Tartuffe pour Fleury, et le 20 mars, Tiiop de délicatesse, comédie en un acte, en prose, de Marsollier (insuccès), se renforcent de plusieurs artistes du Théâtre delà République, désert et fermé depuis le 19 février.

A la fin de mars, Sageret, leur directeur, engage successivement Grandménil, Michot, Dugazon, Baptiste aîné, Monvel, Talma, M ,,,e ‘ Vestris et Petit-Yanhove, qui alternent à Feydeau avec l’Opéra-Comique, pendant qu’on répare leur salle de la rue de la Loi 1 :

1 er avril. L'Avare (Grandménil, Harpagon ; Michot, maître Jacques).

5 avril. Tartuffe (Grandménil, Orgon).

. 17 avril. Le Glorieux (Baptiste aîné).

J 9 avril. Le Misanthrope (Baptiste aîné).

25 avril. Médée (début de M lie Desmarres dans Dircé).

5 mai. Andromaque (Talma, Drouin, M m,s Petit, Thénard) .

15 mai. Britannicus (Talma, Néron; Monvel, Burrhus; M u,c Vestris, Agrippine).

22 mai. Macbeth (Talma, M’" e Vestris) 2 .

4. VoirSAGEHET : 4° Mémoire et comptes relatifs à ta réunion des artistes français et à l' administration des trois théâtres de la République , de l’Odèon et de Feydeau. Paris, Letellier, in-4 de 403 pages. (Brumaire an VIII.)

2° Précis do 38 pages, an IX.

3° Précis relatif à Feydeau , do 8 pages.

U° Lettre à ses créanciers , du 4 er germinal an X, 8 pages.

2. Macbeth et le Traité nul devant Bonaparte, la veille de son départ pour Toulon et PÉgypto. — JKoger raconte reflet produit sur le général par la prédiction des sorcières : « Tu seras roi l » ( Œuvres , t. P r , p. 417-120.)

APPENDICE 1

25 mai, Falkland , drame en cinq actes de Laya, qui eut peu de succès (Molé, Monvel, Talma, M !le Mézeray).

12 juin. Reprise d ' Agamemnon, de Népomucène Lemercier (Talma, Baptiste aîné, M mc Petit-Van hove).

2 h mai. Reprise de Fénelon , de Chénier (Monvel, Damas; M mes Vestris, Petit).

40 juillet. Reprise du Lovelace français, de Monvel.

5 août. Les Projets de mariage ou les Deux Militaires , jolie comédie en un acte, en prose, d’Alexandre Duval, alors acteur à Feydeau. Succès brillant et mérité. (Dazincourt, Michot, Baptiste aîné, Armand, M lle Mézeray).

Le U septembre, clôture de deux mois du théâtre Feydeau, pour cause de restauration intérieure de la salle.

Le lendemain, 5 septembre 1798, réouverture, par les deux troupes réunies, de la salle du Théâtre de la République transformée par l’architecte Moreau et prise à bail par Sageret.

L’orchestre joua le Chant du Départ , et Où peut-on être mieux...? Le spectacle se composait du Misanthrope et du Legs, avec Molé et M ,le Contât. 4

Le 9 octobre, on reprit le Mariage de Figaro, avec un brillant succès, devant une salle comble.

Puis vinrent trois nouveautés :

Le 46 octobre, Blanche et Montcassin ou les Vénitiens, tragédie en cinq actes, en vers, d’Arnault.

Le 12 novembre, Michel Montaigne, comédie en cinq actes, en vers, de Guy.

Le 22 décembre, Opiiis, tragédie en cinq actes, en vers, de Népomucène Lemercier, dont la chute met le directeur Sageret aux expédients. Il engage alors M ,ne Bellecour (Beauménard), retirée depuis 1785, qui reparaît dans Nicole du Bourgeois gentilhomme , avec les divertissements et la cérémonie turque ; M' ne Scio et Jousserand, du théâtre Feydeau, chantent les intermèdes. Ce spectacle n’attira que peu de temps la foule (cinq ou six représentations) .

Après les reprises de Charles IX « avec des changements » (8 janvier) et de la Coquette corrigée , pour les débuts de M llc Mars aînée 1 (17 janvier), le Théâtre de la République fut contraint, par la faillite de son directeur, de clôturer le 2 h janvier 1799 (le Menteur et le Bourru bienfaisant).

Il ne rouvrit qu’après l’incendie de l’Odéon, le 11 prairial an VII (30 mai 1799), par le Cid et l'Ecole des maris , un mois après la Réunion générale 1 .

<. M IU Mars aînée était née en janvier 1774 : elle avait cinq ans de plus que M ,u Mars (pée le 9 février <779).

2. Voir, sur cette réunion tant désiréo des trois théâtres français, une poésio de Nau-Deviile ( Journal de Paris du 21 janvier 1797, p. 495

APPENDICE II

L'OPERA-DUFFA.

La troupe des Bouffons-Italiens, établie sous le nom de Théâtre de Monsieur à la salle des Tuileries depuis le 28 janvier 1789, avait été transférée à la salle Feydeau le G janvier 1791. Elle offrait un ensemble de talents remarquables, parmi lesquels Raffanelli, Ravedino, Mandini, Viganoni, Mengozzi; M ,nes Beletti, Morichelli, Limperani et Mandini, avec Viotti pour chef d’orchestre.

Le 10 août 1792, le théâtre est fermé, et les Bouffons retournent en Italie; mais en 1795 une nouvelle troupe alterne avec les comédiens français au théâtre Feydeau, que nous avons vu, en 1798, succomber sous la faillite Sageret.

En l’an IX, une troupe italienne est rétablie au Théâtre-Olympique de la rue Chantereine (aujourd’hui rue de la Victoire) par les soins de M lle Montansier : on y remarque Raffanelli et Lazzerini, M ,ne * Canavatti et Strinasacchi ; elle passe bientôt (le 11 prairial) au théâtre Favart, dont les artistes sont réunis à ceux de

Feydeau 1 2 , et s’y soutient jusqu’au commencement de l’an XI, sous la protection du premier consul.

A cette époque, on fit venir encore une nouvelle troupe d’Italie, mais elle ne put aller au delà du 11 brumaire an XII*. Les représentations de l’Opera-BulTa étant peu suivies, ses directeurs furent obligés de fermer la salle.

C’est alors que Picard fut chargé, par décret impérial, de réunir les BoulFes-Italiens au théâtre qu’il dirigeait rue de Louvois et de les y faire jouer deux fois la semaine.

A partir du lundi 9 juillet 1804, Martinelli, Nozzari, Aliprandi, Crucciati; M ,nf * Fedi, Cantdni, Strina-Sacchi alternèrent les lundis et jeudis avec les ex-comédiens de l’Odéon dans la « petite maison de Thalie », devenue Théâtre de l’Impératrice 3 .

Leurs premières représentations attirèrent beaucoup de monde, mais la foule diminua avec la curiosité ; ils finirent par chanter dans le désert et retournèrent, sauf Nozzari, en Italie vers le milieu de l’an XIII.

Un mois après leur départ, une nouvelle troupe essaye de prendre la place laissée vacante; elle a peine d’abord à se soutenir, mais en 1806, grâce à la Cantatrice Vil lane de Fioravanti, chantée par Nozzari, Barilli et M me Crespi, elle se relève 4 .

1. 16 septembre 180t. Cette fusion constitue l’Opéra-Comique.

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