‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 2)Chapitre 21 sur 218 · Idem · texte numérisé non relu

Idem

En septembre 1781 , il est question, dans les journaux, de représenter le Mariage de Figaro , « suite du Barbier de Séville », reçu au théâtre le samedi 19 de ee mois.

En octobre, Beaumarchais le lit au comte de Maurepas. Les récits élogieux qu’en font les Comédiens rendent toutes les sociétés avides de l’entendre. L’auteur porte son manuscrit chez M m# de Richelieu et dans les premiers salons de Paris. Fleury dit avoir assisté , en compagnie de M. le comte de Lauraguais l , à une lecture qui s’en fit chez M 106 la duchesse de Villeroi, et où il y avait foule.

En octobre 1782, on publie « la romance du petit page », qui fait fortune à la Cour, puis à la Ville. Tout le monde la sait à la Muette; la reine la chante souvent *.

Enfin, le 10 mars 1783, les rôles étant depuis longtemps distribués aux acteurs, Leurs Majestés veulent connaître la pièce ; M" ,e Campan la lit sur un manuscrit de l’auteur; le roi la déclare injouable 3 .

Les répétitions sont suspendues, et cependant, le mois suivant, la Comédie reçoit l’ordre d’apprendre, « pour le service de Versailles », la Suite du Barbier de Séville . Louis XVI ne voulait pas accorder la permission de représenter le Mariage de Figaro dans sa capitale, mais il pensait que la pièce pouvait être jouée sans danger à la Cour 4 .

1. Le môme qui avait obtenu la suppression des bancs sur le théâtre.

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