Décembre
Malgré les irrégularités de son jeu et les défauts de sa diction, on avait, dès le premier soir, remarqué «cette large mobilité du masque tragique qui, du théâtre, va avertir le parterre de ce qu’un acteur a dans l’âme 1 2 ».
Le débutant avait alors vingt-cinq ans. 11 parut successivement dans le jeune Bramine de la Veuve du if/a/a-
bar (27 novembre) , Néreslan de Zaïre (30) , Egiste de flférope (13 décembre) et Pylade d'Iphigénie en Tauride (22 décembre). Le Journal de Paris publia sur ses débuts une lettre fort intéressante à laquelle nous renvoyons pour de plus amples détails *.
Année 1788-1789. '
Cette année théâtrale peut être considérée par la Comédie-Française comme une des plus malheureuses. Sur douze nouveautés, deux seulement méritent de sortir de l’oubli.
Le théâtre, ouvert le mardi 1 er avril par un Discours de Dunant, Tancrèdeet Pygmalion , débute par une lourde chute : l’Inconséquent, comédie en cinq actes et en vers de Lantier, que le public ne laisse pas achever.
Alpiiée et Zarine, tragédie, n’a guère plus de chance (19 juin).
14 juillet. — La Jeune épouse, comédie en trois actes et en vers, du chevalier de Cubières-Palmézeaux , où Talma fit sa première création , celle de Cléandre..