‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 2)Chapitre 62 sur 218 · Muret, l’Histoire par le théâtre , t. I · texte numérisé non relu

Muret, l’Histoire par le théâtre , t. I

Voir aussi Jules Janin, t. IV du Cours de littérature dramatique , et le numéro 866 du Calaloque Armand-Berlin.

A IVpoque des odieux massacres de septembre, les théâtres de Paris fermèrent, la Comédie resta silencieuse du 2 au 20. La première nouveauté qu’elle donna fut, le 2i novembre , l’Apothéose de Beaurepaire, pièce de circonstance en un acte, et en vers, de Lesure 1 .

29 décembre. — La Matinée d’une jolie femme, comédie en un acte et en prose, de Vigée, réussit, grâce aux talents de M 11 ** Contât, Mézeray, Devienne, et de MM. Fleury, Larochelle et Saint-Fai.

La tragique année 1793 fut inaugurée le 2 janvier par l’Ami des Lois, comédie en cinq actes et en vers, de Laya (voir chapitre VII). Cette pièce « feuillantine » causa la disgrâce de la Comédie.

4 février. — On donna le Conteur, ou les Deux Postes, comédie en trois actes et en prose, de Picard, dont c’était le début sur une grande scène, et qui obtint un très-brillant succès.

Il n’en fut pas de môme, le 22 février , du Maire de Village, ou la Force de la Loi , comédie de Laus de Boissy, qui tomba, ni de la Soirée d’une vieille femme, comédie en deux actes et en prose, qu’on ne put terminer, quoique M llc Contât y jouât le principal rôle (25 mars).

1. Beaurepaire, chef du 1 er bataillon de Maine-et-Loire, fut chargé en 1792 du commandement do la place de Verdun. Sommé par le conseil municipal de livrer cetto ville aux Prussiens qui l’assiégeaient,

il se fit sauter la cervelle plutôt que de se rendre à l’ennemi. La Convention lui décerna les honneurs du Panthéon et donna son nom à l’une des rues du quartier Montorgueil (13 septembre).

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