‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 3)Chapitre 114 sur 204 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

« 2° Eu conséquence, ni le citoyen Dorfeuille ni aucun de ses associés ou concessionnaires ne pourront, à datrer de ce jour, disposer de la salle de l'Odéon.

(( 3" Cependant, les artistes qui sont maintenant en activité dans cette salle pourront y continuer leurs représentations en s'administrant eux-mêmes provisoirement, sous la seule inspection du commissaire du Directoire exécutif, jusqu'à l'organisation nouvelle du Théâtre- Français de la République.

<( 4° Le ministre de l'intérieur nommera des commissaires pour procéder, contradictoirement avec les premiers concessionnaires, à la vériûcation de l'inventaire, fait en l'an IV, du mobilier appartenant à la République ^

(( 5° Le ministre de l'intérieur est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui ne sera point imprimé au Bulletin. »

L'Odéon rentre donc dans la possession du gouvernement; le 19 février, Sageret est sommé de livrer ses comptes à une commission, et le ministre de l'intérieur lui demande sa démission.

La salle resta à la disposition de la troupe en société provisoire qui, le 28 février^ obtint un demi-succès avec LES Deux Veuves, comédie en un acte et en prose tirée du roman de Gil Blas, par Rigaud (Grandménil, Barbier; M^^^ Molé, Beffroi et Clément), et reprend, le 6 mars, Adélaïde du Guesclin^ avec quelques coupures.

Page 1