Mort préfet de la Vienne le 13 octobre
Nous les retrouvons pour deux actes de bienfaisance, les 17 et 24 janvier 1801, au Théâtre Lyri-Gomique ou de ThalieS où ils donnent, « au bénéfice de leurs employés », le Collatéral et les Voisins, et au théâtre Molière des rues Saint-Martin et Quincampoix % a au bénéfice d'une famille malheureuse », Misanthropie et Repentir et les Voisins, Picard et M'"^ Molé abandonnent leurs droits d'auteurs.
En avril, Peyre fils répare et embellit le Théâtre des Troubadours de la rue de Louvois ^ qui vient d'être obligé de fermer, et dont une lettre de Picard, du 10, annonce la réouverture par les artistes de l'Odéon.
Très-habile en matière de direction théâtrale. Picard avait composé sa troupe avec une merveilleuse intelligence ; les sujets pris isolément n'avaient pas une très grande valeur, mais l'ensemble était excellent : « La société — disait le célèbre Geoffroy % qui fut pendant quinze ans
i.. Théâtre des Délassements du boulevard du Temple, fermé en 1803. On appelait aussi le théâtre Mareux : Théâtre des Jeunes-Élèves dramatique et lyrique (en face la rue de Jouy, ancienne Boule-Rouge).
2. Ouvert en 1791 par Boursault-Malherbe, il devint pendant la Révolution théâtre des Sans-Gulotles, puis en 1803 théâtre des Variétés nationales et étrangères, et enfin des élèves de l'Opéra-Comique.
3. Ouvert en 1791 sous la direction de Picard, qui y joua ainsi que son frère et sa femme (valets et soubrettes), le théâtre Louvois avait été bâti par Brongniart. Forioso, le danseur de corde, y succéda aux Troubadours, venus eux-mêmes de la salle Molière. Ribié en fut directeur.
4. Geoffroy continua yA7inée littéraire de Fréron de 1776 à 1791, collabora avec Royou au Journal de Monsieur, à VAmi du Roi, et, à partir de 1800, fut chargé de « la partie des spectacles » au Journal des Débats. Il mourut le 26 février 1814. Son Cour^ de littérature dramatique a paru en 6 volumes, de 1819 à 1825.