CHAPITRE XX
j^jine lyi^j^ 1^ insuccès de: le Renaud et leGokbkau, petite comédie en un acte et en vers, essai d'un jeune auteur.
Le 16, grand concert au bénéfice des incendiés de l'Aube.
Le 2 mars, au bénéfice de Glozel, l.i Journée des DUPES ou r Envie de parvenir, comédie en cinq actes, en vers, d'Armand Gharlemagne, très-bien jouée par le bénéficiaire, Ghazel, M""' Délia et Roi, eut huit ou dix représentations.
Le 23 , trois jours après l'arrivée de l'empereur aux Tuileries, une comédie en un acte et en vers. Mystère ET Jalousie, fut sifflée ; l'auteur garda l'anonyme.
Le 16 mai, au bénéfice de M"* Desbordes, les Querelles DE MÉNAGE , comédic en trois actes et en vers de Dorvo et obtint un succès complet.
Le 31, spectacle gratis à tous les théâtres pour la cérémonie du Ghamp de Mai.
Dès le 19 avril 181/j , Glozel , Armand- Dailly ^ et Ghazel, «comédiens français du théâtre de l'Odéon », exposaient à Son Excellence le ministre de l'intérieur, (( leur protecteur naturel )> , la triste et douloureuse situation oii , depuis six ans passés, ils se trouvaient a par la
1 . Devenue veuve, M"^« Julie Molé épousa le comte Albitte de Vallivon.
2. Armand-Dailly, dont le visage comique, le rire naturel et épanoui, la physionomie expressive et niaise faisaient merveille dans Crispin înédecin, M. de Pourceaugnac et autres rôles de l'emploi de Baptiste cadet, passa plus tard au Gymnase, et débuta en mars 1823 à la Comédie-Française.
perte du sieur Picard, leur père, leur ami et leur soutien )) ; abreuvés de dégoûts , disaient - ils , point payés , fuis par le public, condamnés à jouer de mauvais ouvrages et privés de la plupart des bons sujets expulsés, une réunion d'amis s'est changée en un théâtre d'intrigues, de cupidité et d'ignorance. »
Ils demandaient l'autorisation de se réunir e7i société dans un des théâtres qui se trouvaient libres, entre autres celui de la Porte-Saint-Martin , où ils vivront « en enfants de cette petite maison de T/ialie ^ autrefois si heureuse! »
M. de Montesquiou , nommé surintendant des spectacles par Buonaparte au retour de l'île d'Elbe, constitue les comédiens de Sa Majesté l'Impératrice , selon leur vœu, sociétaires-entrepreneurs. Ils prennent alors à leur compte l'administration de l'Odéon ; un avis aux journaux annonce qu' (( ils espèrent ramener près d'eux les auteurs les plus distingués, faire un choix de bons ouvrages, et mériter, par leur zèle et leur travail, les suffrages et la bienveillance du public » .
En effet , après un mois de silence bien justifié par Waterloo (18 juin) , la seconde abdication de Napoléon (22 juin) , la seconde invasion et la deuxième restauration des Bourbons (28), le théâtre, rouvert sous le seul nom d'Odéon, obtint, le 20 juillet, un très-grand succès avec la reprise de Charles et Caroline ^ ou les Abus de
]. Cette comédie, très-bien accueillie dans sa nouveauté (1790), reposait sur une histoire vraie qui s'était passée dans une grande ville et dont le souvenir était encore récent.