Duo septembre, Magdelonnelles, \ 26 détenus
— Luxembourg, 7 —
Du 6 — Hôtel de la Force, sortis : Schcrf et François
de Neufchâlefm [État des prisons de Paris, publié par le Journal de Paris) .
2. Les poètes Raynal et Boucher furent mis à Sainte-Pé'.agie, ainsi que l'auteur Ronsin, entré le 18 décembre 1793.
^16 L'ODÉON. i
Le lendemain 5, M"* MézerayS « attachée au Théâtre- i
Français et arrêtée comme mesure de sûreté », y rejoint i
ses camarades ; Louise et Émilie Contât sont enfermées i
aux Anglaises. i
Les hommes avaient été conduits à la maison de force |
des Magdelonnettes, ancien couvent du quartier du ' Temple, la plus insalubre des cinquante-quatre prisons
de Paris, affectée aux voleurs et repris de justice. i
C'étaient^ d'abord, les créateurs de Paméla : Fleury, i
Dazincourt, Saint-Fal, Dupont et Dublin. Molé seul, leur J
doyen, manquait à l'appel; sa réputation ^"de civisme i l'avait préservé.
Saint -Prix, Yanhove, La Rochelle, Ghampville, Du- . nant et^Slexandre Pineu-Duval, etc., complétaient un j total de cent vingt-six détenus. Il faut lire dans les J/é- j moires de Fleury le récit de leur « retraite économique », j comme eût dit Figaro : les anecdotes plaisantes des mou- \ chettes indivises^ du balai dé Saint-Prix, nouveau scep- | tre du Roi des Rois, etc. La bonne humeur de Ghampville, le Sancho-Pança de la Comédie, les égayé et les ; console : « C'est égal, disaient-ils en parlant de leur dernière représentation du 2 septembre, c'était une belle | soirée M » \
\ 1 . Élisabeth Lange et Joséphine Mézeray sortent de Sainte-Pélagie
le 25 septembre 4793 {État des prisons), ;
' 2. Le 28 novembre suivant, tous les sujets du Grand-Théâtre de j
Bordeaux, au nombre de 86, furent également arrêtés en masse : ^
« C'était un foyer d'aristocratie, disaient les terroristes, nous l'avons j détruit 1 » (8 frimaire an II). Detcheverry, Hisloirc du théâtre de
Bordeaux, 1860. \