Convention nationale, séance du 5 nivôse
propager dans tous les cœurs les principes républicains et l'amour de la liberté ».
L'eiïet de cette supplique ne se fit pas longtemps attendre, au moins pour quelques-uns. Dix jours après, le 5 janvier 1791, ]\r^^Jol^ -sort de Sainte-Pélagie, à la condition expresse d'entrer au Théâtre de la République, protégé par la municipalité : elle y joua Dorine (le 14), Finette du Dissipateur (le 16), et Toinette du Malade imaginaire (le 19) .
Sont mis en liberté aux mêmes conditions : La Rochelle, Alexandre Duval, Dupont qui reparaît le 1 février dans Saint-Albin du Père de~'famille, Vanhove et sa fille M'"" Petit, poursuivie, dit-on, par l'amour de Robespierre.
Enfin M'^' Devienne, désignée d'abord pour la déportation, est élargie, grâce à la haute protection de Youland, membre du Comité de sûreté générale, et de M. Gévaudan, entrepreneur de charrois pour les armées; le 6 mars j79i, elle rejoint Molé au Théâtre-National de la rue de la Loi, où elle débute par les soubrettes de la Métromanie et des Folies amoureuses. Ils paraissent tous deux le 26 mars dans le Dissipateur^ et le 1"' avril dans la Coquette corrigée et le Dépit amoureux^ puis elle s'emploie à sauver ceux de ses camarades restés en prison.
Ghampville L aussi fit de sa liberté un noble usage : il alla intercéder auprès de Collot-d'Herbois, qui avait
1. Champville, neveu de Prévilie, excellait dans le rôle de Pourceaugnac. II mourut en avril 18Q2.