‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 3)Chapitre 95 sur 204 · An JII, quatre pages · texte numérisé non relu

An JII, quatre pages

. Le 8 juin, Poupart-Dorfeuille renouvelle au ministre de l'intérieur, amateur des arts% sa demande d établir un Odéon national sur le théâtre inactif du faubourg Germain, « plan, dit-il, glorieux pour le gouvernement et utile aux finances »-. ^

D'abord comédien au théâtre de Gand (1777), Pierre Poupart-Dorfeuille ^ avait débuté sans succès dans les rôles tragiques à la Comédie- Française ^

En 1782, il régénère le théâtre à Bordeaux et y éta-' blit le grand Opéra, puis se retire avec perte.

En 1781, il s'associe à Gaillard, directeur du théâtre de Lyon, pour gérer V Ambigu -Comique et les Variétés amusantes de la rue de Bondy, qu'ils transportent bientôt au Palais - Royal , où elles devinrent le berceau du théâtre de la République (Théâtre-Français de la rue de Richelieu).

En 1785," il vient au secours de l'Opéra pressé par d'urgents besoins. Rappelé à Bordeaux en 1792, il y reprend le grand Opéra dans un état de dépérissement total et le restaure une seconde fois. La Révolution le lui enlève en 1793 et le jette en prison. La troupe de Brochard y fut appelée et l'exploita pendant seize mois que dura l'incarcération de Dorfeuille. Sauvé, comme les comédiens de Paris, par le dévouement de La Bussiôre, il fut

1. Ce fut ce ministre ami des arts, Benezech, qui proposa au Directoire le plan de VOdeum, ses vues, ses moyens d'exécution, et les lui fit accueillir.

2. On l'a confondu souvent avec son homonyme Antoine Dorfeuil, comédien, mort à Lyon en 1795, victime de la Révolution.

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