CHAPITRE XIX. Î
. Le 21 septembre, Jean-Jacques Rousseau ou Une Journée d'Ermenonville^ drame en trois actes, en prose, de M. Edouard, fut sifflé à la première; mais, grâce à quelques coupures et changements heureux, il eut un certain nombre de représentations.
Deux succès suivirent :
Le 28 septembre. Qui des deux a raison? ou la Leçon de dansey comédie en un acte, en vers, de Dumaniant;
et le 16 novembre, les Heureux Mensonges, comédie en un acte, en prose, de M. Vanhove*.
Le 7 décembre, lourde chute d'un drame de Guilbert de Pixérécourt : l'Ennemi des modes ou la Maison de Choisify en trois actes, en prose.
L'année se termina heureusement par le succès « flatteur et mérité » du Méfiant, comédie en cinq actes, en vers, premier ouvrage très-applaudi de M. 0. Leroy (Perroud, Martelly, Clozel, M'"* Mole).
Deux pièces seulement furent remises, en octobre :
Monianij par M'"® X*f*, et les Projets de sagesse, comédie de Lalouche.
Quatre djébuts importants :
prie S. Exe. le ministre de rintérieur d'autoriser le Théâtre de l'Impératrice à jouer divers ouvrages de Tancien répertoire. « Il est démontré — dit-il en terminant — que le quartier de l'Odéon ne deviendra favorable à un entrepreneur qu*autant qu'on aura le droit de donner à ce théâtre tous les genres qui ne dérogent point à la dignité d'un théâtre impérial. »
4 . Le frère de J.-B. Vanhovc, Ernest Yanhove, était pensionnaire du Théâtre de la Nation en 4793, lors de l'emprisonnement des comédiens. En 1807^4808, il jouait les pères nobles au Théâtre des ArLs de Rouen.
Le 29 janvier, M. Victor ;
Le 29 avril, M^*® Desbordes, élève de Damas» dans Claudine de Florian ;
Le i mai, M. Martelly, « le Mole de la province* », daos le Vieillard et les Jeunes Gens et V Habitant de la Gu^adeloupe ;
et le 21, M^^® Talon, élève de Fusil, dans Claudine de Florian.
Année 181i.
Les douloureux événements de l'année 1811 n'empêchèrent point le Théâtre de Tlmpératrice — qui reprend le nom d'Odéon et arbore le drapeau blanc après l'abdication de Fontainebleau (5 avril) — de produire vingtdeux nouveautés :
Trois succès inaugurent cette laborieuse campagne :
Le 4 janvier, le Choix d'un État, comédie en un acte, en vers, par M. Lalane.
Le 20, LA. Comédie en société ou Cécile et Dorvaly comédie en trois actes, en prose, de Faur, sifflée ;
et le 12 février, le Bourgeois gentilhomme, mis en vers par M. de Montbrun (pseudonyme de Comberousse) ; les divertissements seuls, composés par M. Hullin, réussirent.
4. En 4790, Richaud-Martelly étaitpremier rôle dans la comédie et la tragédie au Grand-Théâtre de Bordeaux avec 7,000 livres d'appointements. Il mit en scène à la salle Molière l'ancien répertoire de la Comédie-Française. Ancien avocat et auteur, c'était un bon comédien, malgré son âge et son accent méridional. Fleury en parle avec éloge dans ses Mémoires. Il mourut en 1847.