‹ L'Odéon: histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 4)Chapitre 183 sur 217 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

l'ancien régime , comédie en cinq actes , en prose , de Pigault- Lebrun * ; puis, le 1" août, avec une Soikée des Tuileries, ou VÉté de i8i5, divertissement en un acte et en prose, mêlé de chants , par Georges Duval , salué de vifs applaudissements. Le 19, nouveau succès du Mari PRÊT A SE MARIER, OU Intérêt et séduction, comédie en cinq actes, en prose, de M . de Proisy-d*Eppe, retirée par l'auteur après la troisième représentation.

Le 1 2 septembre, les Incorrigibles ou P Amour des vers, comédie en trois ^ctes, ouvrage posthume de CoUin- Harleville, fut sifflée, grâce aux « arrangements » et à la mise en scène de M. de Montbrun.

A cette époque, la troupe odéonienne divorce avec Topéra-bufTa, qui s'installe, le 2 octobre, sous le nom de Théâtre Royal Italien, à la salle Favart (voir, sur TOpéra- BufTa, notre appendice n' II).

Le même soir, FOdéon , qui , au lieu de quatre fois par semaine , va dorénavant jouer tous les jours , donne un à-propos en vers et prose : Passons les ponts, ou le Voyage au faubourg Saint-Germain, petite comédie en deux actes, mêlée de vaudevilles, par Dumersan.

Le l&y LE Valet d'emprunt, comédie en un acte, en prose.

Le 26, au bénéfice de Chazel, les Hommes et îjsurs CHIMÈRES, comédie en trois actes, ^ en prose; la toile tombe... et la pièce aussi, au milieu du troisième acte;

4. Né à Calais le 8 avril 175%, Pigault-LebruD avait joué sans succès la comédie à Liège. Il est mort le 24 juillet 4835. M. Emile Augier e s son petit-fils.

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mais LA Petite Rose ou Qui est-ce qui connaît les femmes? comédie -vaudeville en un acte, qui termine la soirée, réussit. Cette pièce mêlée de couplets, qui avait été refusée par les Variétés, était de Dumersan.

Le iO novembre, Paolo ou les Amants sans le savoir^ comédie en un acte et en prose, coupée par M. Dupin dans les Amours ignorants ^ vieille comédie d*Autreau représentée en 1720.

Le 27 , «au bénéfice de Clozel , la Fin de la Ligue , ou Henri IV à la bataille de Fontaine-Française, comédie en trois actes , en prose , de Chambellan , fut sifflée. On donna, le même soir, le ballet A'Annette et Lubin, véritable morceau de circonstance pour le bénéficiaire Clozel, danseur exercé, auquel, à cette époque, on demandait fréquemment l* allemande ^^ves la pièce qu'il venait déjouer*.

Le 9 décembre, le Contrariant, et, le 16, l'insuccès des Deux Parisiens, ou le Tirage au sort, vaudeville en un acte, de Sewrin, clôturent cette année où le théâtre en décadence eut recours, pour attirer le public, aux vaudevilles, aux mélodrames et aux ballets.

Deux reprises s'ajoutent à celle de Charles et Caroline :

Le 26 octobre, Conaxa, et le 10 décembre, la> Nouvelle Cendrillon.

Deux DEBUTS à enregistrer :

M""'* Sainte- Suzanne dans les Querelles des deux

4 . Au dernier siècle, la grâce avec laquelle Arlequin dansa son premier aieiiuet, détermina le public à le lui demander toujours dans la suite.

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