‹ L'Odéon: histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 4)Chapitre 184 sur 217 · CHAPITRE XX. Î · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX. Î

frères (17 février) , et Souplet dans Claudine de Florian (4 avril).

Pendant les six années qu'Alexandre Duval avait été directeur et Gobert entrepreneur de TOdéon, l'administration y avait subi de grandes et nombreuses variations. Tantôt M. Gobert se réservait l'opéra italien et cé^ dait la comédie S tantôt il se donnait des associés pour l'opéra italien et reprenait la comédie. M. Duval, lui, s'associait avec les comédiens, puis il retournait à M. Gobert, puis il n'était plus que simple directeur*, puis il redevenait administrateur de l'opéra italien.

En 1813, Duval passe en Russie; Gobert, resté seul entrepreneur, fait faillite au commencement de 181& et est mis à Sainte -Pélagie; il laisse l'Odéon dans un état de dépérissement absolu '. A ce moment de détresse, on a recours à l'ancien directeur, à l'excellent Picard, qu'on n'avait pas tardé à regretter, commer nous l'avons vu. Barilli, au nom des chanteurs italiens, le presse de revenir

4. Sur la fin de 4 811, un jeune homme sans expérience, M. Lejeune (de Saint-Omerj, avait sollicité à ses risques et périls l'entreprise de la comédie. 11 paya à Gobert un pot-de-vin de 8,000 francs, et fit banqueroute au bout de cinq mois d'administration, après avoir perdu 30,000 francs.

2. Le 4*' septembre 4842, Alexandre Duval, « chargé de la police administrative et provisoire t, avait repris les rênes de la direction. Son associé, Gobert, était administrateur; Boirie, régisseur général, et Valville, régisseur.

3. « Le théâtre de TOdéon, — dit un journal du temps, — abandonné à ses propres forces ou plutôt à sa propre faiblesse, est dans Hmpuissance absolue de se soutenir, les pauvres comédiens ayant eu de grands débats judiciaires sous l'administration de M. Gobert, successeur d'Alexandre Duval. »

à eux , et , au milieu d'une revue de la garde nationale , Clozel, Armand et Chazel présentent à son Altesse Royale Monsieur une pétition tendant à le redemander pour leur directeur.

Le !**■ mars 1815, Picard demande à M. le comte de Blancas de lui accorder pour douze années le privilège de rOdéon ; il se soumettait à payer, à titre d'indemnité et pendant toute la durée du privilège , une pension de 6,000 livres au directeur actuel, M. Du val. A la suite de la mort de sa femme S Picard donne sa démission de directeur de l'Opéra, et demande au comte de Pradel, directeur général du ministère de la Maison du Roi , ayant le portefeuille, la ratification de ce qu'avait fait pour les comédiens de l'Odéon M. de Montesquiou pendant les Cent- Jours^ la restitution du titre de Théâtre Royal à l'Odéon et la subvention de 2/i,000 francs précédemment accordée à la Comédie.

Le !•' novembre. Picard est nommé directeur de rOdéon , et Alexandre Duval obtient du ministre de la police générale une pension de 2,000 francs sur les journaux \

Enfin, Tordonnance royale du 2 novembre 1815* plaça l'Odéon sous l'autorité du ministre de la Maison du

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