‹ L'Odéon: histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 4)Chapitre 26 sur 217 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Paris ; mais comme sa version diffère en plusieurs points de celle que nous avons sous les yeux, nous croyons utile d'en donner le texte en entier* :

« Je vis hier, du fond d*ane coulisse,

L'extravagante nouveauté

Qui, triomphant de la police, Profane des Français le spectacle enchanté.

Dans ce drame honteux chaque acteur est un vico, Bien personnifié dans toute son horreur.

Bartholo nous peint Tavarice ;

Almaviva, le suborneur;

Sa tendre moitié, Tadultère ;

Le Doublcmain, un plat voleur;

Marceline est une mégère ;

Bazile, un calomniateur.

Fanchette... Tinnocente est trop apprivoisée. Et, tout brûlant d'amour, tel qu'un vrai chérubin, ï^ page est, pour bien dire, un fieffé libertin. Protégé par Suzon, fille plus que rusée.

Prenant aussi sa part du gentil favori, Greluchon de la femme et mignon du mari.

Quel bon ton ! Quelles mœurs cette intrigue rassemble ! Pour Tesprit de Touvragc... il est chez Brid'oison ; Et, quant à Figaro... le drôle à son patron

Si scandaleusement ressemble.

Il est si frappant qu'il fait peur.

Mais, pour voir à la fin tous les vices ensemble. Le parterre en chorus a demandé Tauteur. »

Après la première, on avait dit à Sophie Arnould : « Mais c'est une pièce qui ne peut pas se soutenir. — Oui, répondit-elle, c'est une pièce qui tombera... quarante fois de suite * » . Sophie Arnould se trompait de

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