‹ L'Odéon: histoire administrative, anecdotique et littéraire du Second Théatre Français (volume 4)Chapitre 27 sur 217 · Les variantes sont en italiques · texte numérisé non relu

Les variantes sont en italiques

2. a II y a quelque chose de plus fou que ma pièce, disail Beaumarchais, c'est son succès. » Il écrivit à M. de Breteuil : « Si Ton juge de la bonté d'un mariage par ses obstacles, aucun n'en a tant éprouvé que le Mariage de Figaro, »

moitié : à la 81', il y avait autant de monde qu'au premier jour. Le turbulent auteur surexcite Tengouement et la curiosité : on se précipite aux représentations de son Mariage j comme on s'était arraché ses Mémoires. On affluait même de la province et de l'étranger. Heureuses les pièces persécutées! La Folle journée fut représentée soixante-sept fois jusqu'au 31 décembre 1784, et soixanteseize fois jusqu'au 12 mars 1785, époque de la clôture annuelle. Elle mit un demi - million dans la caisse de la Comédie. Les trente premières recettes donnèrent , pour leur part, 1 50,000 livres *. Il faut remonter au Timocrate de Thomas Corneille, qui obtint; en 1656, au Théâtre du Marais, quatre-vingts représentations consécutives, pour trouver un succès pareil '.

Aux approches de la cinquantième , en août , Beaumarchais, pour. doubler ce cap des tempêtes, eut recours à l'effet toujours sûr de la bienfaisance : il donna cette représentation « au profit des mères qui nourrissent ^ » . La recette fut de 6,397 livres 2 sols *.

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