CHAPITRE XII
184243. — Falstafl. — Le Baron de Lafleur. — La Main droite et la main gauche. — Le Succès. — Lucrèce. — Ponsard et l'école du bon sous. — Le Médecin de son honneur. — Le Laird de Dumbicky.
Soixante-cinq actes nouveaux, les représentations de M" e Georges dans la Lucrèce Borgia de Victor ilugo, de Bocage et de M rac Dorval dans quelques-uns de leurs grands rôles, quatorze débuts, plus de trente reprises du vieux répertoire ; tel est le travail de cette année admirable. Voilà par quels efforts Lireux conquit enfin les 60,000 francs de subvention promis depuis si longtemps au second Théâtre-Français.
Le 29 septembre, I'Uéritage du Mal, drame en quatre actes, en vers, de feu Camille Bernay, inaugura honorablement la saison théâtrale; le talent poétique de l'auteur fit passer sur la tristesse du sujet. (Bouchet, L. Monrose, Bignon, Barré; M'"* Roussel).
Le 30 septembre, deux écrivains de grand talent, deux |)oèles, Auguste Vacquerie et Paul Meurice, débutent avec succès dans la carrière dramatique, sous le pseudonyme de Léon Marcel, par Falstaff, pièce en
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trois actes, en vers, imitée du Henri IV de Shakespeare.
Un charmant prologue en vers, de Théophile Gautier, précédait cette œuvre intéressante. L. Monrose débitait le prologue et jouait FalstafT (Milon, Harville, Boileau, Bert; M ,ne Rousset).
Le 8 octobre, La soeur de la Reine, drame en cinq actes, en prose, de MM. Molé-Gentilhomme et Pierre Ladou. Demi-succès. (Milon, Machanette 1 ; M me Darras).
Le i5 octobre, Le Poète ou les Droits d'auteur, comédie en un acle, en vers, d'A. Barrière. Cet aimable lever de rideau fut (rès applaudi. (Derosselle, Baron ; M 8 *" Broux, Weiss).
Le 3 novembre, Alph. Royer et G. Vaëz obtiennent un nouveau succès très mérité avec : Le Bourgeois grand seigneur, comédie en trois actes, en prose; donnée un peu usée depuis le Bourgeois gentilhomme, mais de gais et amusants détails. (Saint-Léon, Derosselle, L. Monrose, Pierron, Barré, Baron, Pérez, Manuel; M'"" Berthault et Volet).
Le 4 novembre, le public, peu galant, siffle une comédie en trois actes, en prose, de M°" Virginie Àncelol : les deux Impératrices ou la Petite guerre, malgré le talent déployé par M- Dorval dans le principal rôle (Milon, Bouchel; M"* Mathilde Payre).
I. Machanette, qui remplissait le rôle du bourreau Jacques, coupa plusieurs scènes pour hâier le dénouement et terminer le spectaclo à l'heure réglementaire.