‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du second théâtre françaisChapitre 158 sur 221 · I. Théophile Gautier, la Presse · texte numérisé non relu

I. Théophile Gautier, la Presse

nistration, s'augmenta de quelques artistes de valeur, venant pour la plupart de province, et dont nous allons dire quelques mots : L'étoile, le premier sujet féminin, fut Marie Laurent. La vaillante comédienne, qui porte depuis trente ans sans faiblir, aux théâtres du boulevard, au Vaudeville, au Châtelct, à l'Odéon, le double héritage de M m0 Dorval et de M llc Georges, fit sensation dès ses débuts. La puissance et l'autorité de son talent furent très remarqués. Près d'elle on applaudit : Laurentine *, la fille de Léon de Brécourt, régisseur général sous Bocage, une comédienne aimable et utile dans les soubrettes et les rôles de genre ; M ue Maria Lopez, aujourd'hui M me Charles Blanc; M me Anlheaume; l'excellente mère Grassau ; M ,le Martelleur, chargée des grandes coquettes ; M ,nes Frantzia, Berlhe; M ,le Saint-ïïiiaire, soubrette qui venait de la Comédie-Française, où M llc Bonval allait prendre sa place ; M ,nCS Dupont et sa fille, M IUC8 Michallet, Rivais, Henry, Raynès, Alberic, Talini, Bruneval, Blanche, Talieuter, Derouet, Marie Durey, Eugéuie, Clara, Bonnet.

Le côté masculin était, à peu de chose près, le même: Delaunay comptait les jours qui le séparaient du Théâtre- Français et finissait son engagement de trois années; Randoux, Ballande, Jourdain, Husson, Harville, Osmont, Manuel, Roger, Forestier, Bellanger, Ernest, étaient toujours de la maison. Louis Monrose, fort mal avec Bocage, y rentrait. Dérosselle était de plus en plus apprécié; Lemaire, un bon acteur qui mourut chanteur à lOpéra-

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