CHAPITRE XVI
pièce, analogue à celui de V Espion de Cooper, était trèsbien traité; succès. (Ballande, Clément-Jusl, Jourdain;
M"* Frantzia.)
Le 25 juillet, Les Femmes fortes, comédie en un acte, envers, de Jules Barbier, réussit. (Anselme, Roger. Harville; M WM Frantzia, Grassau, Avenel, Talini, Dupont.)
Le S août, Van-Dyck. a Londres, comédie en trois actes, en prose, de MM. Michel Carré et Charles Narrey, fut bien accueillie. (Clément-Just, Baptiste, Roger, Darras; M mea Laurentine, ArieL)
Le 19 août, Le Dolte et la Croyance, drame en un acte, en vers, de J.-M. Cournier; succès (Ballande, Olivier; M me ' Frantzia, Bertin); repris en 1850 à la Porte Saint-Martin.
Le 30 septembre, Le 2/i février, drame en un acte, en prose, traduit de l'allemand de Werner par M. Paul Lacroix (bibliophile Jacob). L'orchestre joue la Dernière pensée de Weber et la toile se lève sur celle pièce lugubre, qui n'avail d'autre tort que d'avoir été adaptée déjà à diverses époques à la scène française 1 . Les étudiants, croyant d'après le titre à une pièce d'actualité, sifflèrent, dit-on. M. Paul Lacroix n'avait décidément pas de chance avec l'Odéon : en 1825, sa Maréchale d'Ancre était restée dans les cartons; en 1848, on accueillait rigoureusement une œuvre qui méritait mieux.
Le l' r octobre, Les deix chemins, comédie en un
I. Citons, en dernier lieu, la traduction excellente de Camille Bernay, jouée au théâtre de la Ronais-anco.
acte, en vers, de MM. A. Groult et Léon de Rabastens. . Encore un petit acte insignifiant, encore un petit succès sans conséquence.
Le 23 octobre, Macbeth, drame en cinq actes, en vers, d'Emile Deschamps, musique de M. Beke. « Gomment le « charmant poète de toutes les élégances a-t-il osé « aborder un poète aussi sauvage et aussi âpre que «< Shakespeare? Comment celte main délicate, faite pour « jouer dans les cheveux d'une femme, s'est-elle hasardée « dans la rude crinière du lion? M. Emile Deschamps a « apprivoisé Shakespeare, » dit Auguste Vacquerie dans son feuilleton théâtral de V Événement. Ce Macbeth, inférieur à celui donné plus tard sous la première direction de La Rounat, prend cependant un rang des plus honorables dans la série des traductions du chef-d'œuvre anglais. V. Hugo, Dumas, Musset, Théophile Gautier assistèrent et applaudirent comme de simples Romains à cette première de leur vieux camarade de jeunesse romantique. Grand succès. (Ballande, Baptiste, Robert Drouville, Darcourt, Roger, Harville, Husson, V. Henry, Larochelle, Gaudé, Darras ; M mes Frantzia, Solié, Letourneur, Henriette.)
Le 4 décembre, l ôre (à ce théâtre) de La Reine d'Espagne, comédie-drame en cinq actes, en vers, d'Henri de Latouche. Celte pièce, qui fit tant de bruit à la Comédie- Française et dans la presse en 1831, en lit bien peu à celte reprise. N'ayant paru sur la scène qu'un soir et n'ayant été entendue qu'à moitié, l'auteur en appelait ainsi, dix-sept ans après, du jugement sévère du premier
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jour. On écoula avec plaisir et sans colère cette histoire un peu inconvenante. (Il s'agit de donner un amant à la reine d'Espagne dans l'intérêt de la dynastie, vu l'impuissance du roi Charles II.) Il faut lire la pièce, ainsi que la préface qui est vraiment curieuse. L. Monrose jouait le rôle créé par son père. (Robert Drouville ; M me * Grassau, Roger-Solié et Avenel.)
Le 12 décembre, Le Roué innocbnt, comédie en un acte, en vers, par Alfred Delvau ; bluetle sans importance, dont quelques vers heureux furent applaudis. (Moreau-Sainti, Jahyer, Harville ; M mo * Vallée, Laurentine.)
Le 16, Les Convenances d'argent, comédie en trois actes, en vers, de Violet d'Èpagny, n'a pas réalisé les espérances que les comédiens fondaient sur elle. « Pour- « quoi un auteur estimable en son temps éprouve-t-il « le besoin de quitter sa tombe et de venir traîner son « linceul dans un monde qui ne le connaît plus? Espère- « t— il nous faire croire ainsi qu'il est encore en vie? Ah ! <« bath! nous l'avons vu enterrer il y a longtemps et « nous ne croyons pas aux revenants 1 . » Demi succès. (Micheau, Anselme, R. Drouville, Roger, Larochelle, Jahyer; M mo> Letourneur, Vallée, Avenel.)
Le 23 décembre, Comment les femmes se vengent, ou Une leçon de séduction, comédie en deux actes, en vers, de Galoppe d'Onquaire. Marivaudage beaucoup trop prolongé, qui plut cependant et que Ton applaudit