‹ L'Odéon; histoire administrative, anecdotique et littéraire du second théâtre françaisChapitre 172 sur 221 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Voici quelles furent les pièces nouvelles données alors :

Le 2 avril, Le Tyran d'Yvetot, comédie en un acte, en vers, de M. Lelion-Damiens, quoique extrêmement faible, réussit. (Larochelle, Osmont, Husson; M mw Antheaume, Talini.)

Le 10 avril, L'Élu du clocher ou les Élections en 1846, spirituelle comédie en un acte, en vers, de A. Durantin, qu'on accueillit sous la République aussi indulgemment qu'on eût fait sous la monarchie (Larochelle, Jourdain, Ilusson; U mn Lopez, Durey). Le môme soir, signalons un dialogue satirique à deux personnages: La Métrophobie, de M. J.-M. Cournier. Cette poésie, dialogue dans le genre du Dupont et Durand de Musset, était dite par L. Beauvallet et Jourdain.

19 avril, Le Gentilhomme de 18/t7, comédie en deux actes, en vers, de M. Alfred Jarry, obtient un franc succès. Il s'agit du fils d'un bonnetier qui se donne des aïeux, qui tranche du grand seigneur, en faisant la cour à la femme d'un ami, et qu'un certain commandant, frère de la dame, démasque au dénouement. (Roger, Olivier; M me Letourneur.)

Le 7 mai, Le Billet blanc, comédie en un acte, en vers, de M. Bauduin de Wiers. Cette petite pièce, qui n'a pas été imprimée, fut donnée si mystérieusement, qu'il nous a été impossible d'en découvrir le plus petit compte rendu. Nous savons seulement qu'elle était interprétée par Larochelle, Harville, Montet, L. Beauvallet; M me " Antheaume, Talini et Blanche.

Le 13 mai, Les Pâques véronaises, drame en quatre

actes, en vers, de MM. L. Judicis et Alphonse Arnault. Les quelques spectateurs qui assistèrent à la représentation de cette pièce dirent que le talent n'y manquait pas. Après trois soirées sans recettes, les auteurs la retirèrent pour la porter au théâtre de l'Ambigu l . (Roger, Darcourt, Harville, Lachèvre, Baptiste, Osmont, Barbier; M lle Antonie.)

Le 25, Lambert Thiboust donne un nouveau petit acte, en prose cette fois : Une heure en Bretagne. Ce n'est qu'une nouvelle édition du Mari et l'amant de Vial : il s'agit d'un mari mauvais sujet, qui se charge de diriger un petit amoureux dans une intrigue et qui en est puni ; peu de chose, comme on voit; mais le dialogue plein d'esprit et de gaieté obtint un succès complet et mérité. (Jourdaio, Lachèvre; M Ue Laurentine.)

Le 26 mai, Les Moeurs de 1847 ou les Renards et les moutons, comédie en un acte, en prose, de M. Maréchalle. Prétexte à satire contre la bourse, le jeu, les lorettes, les gentilshommes, etc. Demi-succès ; un prologue récité par Olivier expliquait en vers que cette œuvre était restée trois mois dans les cartons. (Roger, Larochelle, Olivier; M me ' Talini, Letourneur.)

Le 20 juillet, dans une représentation au profit des blessés, on joue Werner, drame en trois actes, en vers, imité de Lord Byron par Ch. Lafont. Plusieurs écrivains dramatiques ont puisé à cette source, Casimir Delavigne, entre autres, — pour Marino Faliero. Le sujet de cette

k. Le 4 avril 485t.

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