L'oeil du phare
Nous avons essayé de démontrer que le souvenir^ le regret lancinant du pays natale des faits géographiques où se sont manifestées les premières impressions tristes ou joyeuses de sa vie, reste au cœur de F homme pour coynpromettre son bonheur terrestre dans le bien-être sous d'autres deux.
Conwie Vœil de la conscience qui suit le coupable partout, il est un sentiment qui rappelle, ne serait-ce que par intermittence ^ la. pensée de Vetre bien né au sol natal.
Pour Jean Pèlerin, nous avons voulu dire que ce sentiment fut, entre autres et surtout, comme cet éclair du phare, regard d'un œil symbolique et fascinaieur, qu'il aperçut au sortir du berceau, qui veilla sur son enfance
dépourvuCy qu'il aima tant revoir après avoir atteint Vâge mûr, satisfait de sa vie bien ordonnée, et qu'il voudra savoir encore là, pour entrer dans sa tombe.
Ce qu'il en est de V individu ne pourrait-il se dire de la jamille qui a son habitat comme la plante; ce que nous aurions encore voulu faire entendre dans les regrets platoniques de l'enfant d'une patrie simplement d'adoption.
Raison chez l'un, instinct chez l'autre concourraient donc à démontrer que là où l'on est matériellement bien, là n'est pas toujours la vraie patrie.