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GIRAUD-TEULON

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laire anormale, source de nombre d'accidents secondaires de la famille de l'asthénopie.

§ 109. Du strabisme apparent. — Si le strabisme réel, c'est-à-dire celui défini par l'impossibilité de la fixation commune et simultanée des deux pôles des yeux sur un même point, appelle évidemment l'intervention de l'art, il n'en saurait être de même du strabisme apparent.

Ce dernier se différencie du précédent en ce que, quand on couvre l'œil sain, l'œil dévié ne se redresse pas, quoique dans toutes les directions du regard il accompagne fidèlement son congénère. La sensibilité de l'organe plus ou moins diminuée n'y est cependant pas éteinte ; et quand on a couvert l'œil sain, l'œil dévié, sans se redresser, donne pourtant sur la situation relative des objets des indications parfaitement justes. L'ophtlialmoscope révèle dans ces circonstances une lésion de la tache jaune qui rend ce point de la rétine inférieur en sensibilité au point qui s'est spontanément offert comme pôle supplémentaire. La discordance des yeux n'est donc, en ces cas rares, qu'une apparence ; et l'on ne saurait, à la légère, se proposer de rectifier cette apparence en sacrifiant la vision binoculaire, et à sa suite l'œil dévié lui-même. Seul, l'extrême désir déplaire, chez une jeune femme, pourrait justifier un pareil sacrifice.

§ 110. De la ténotomie dans l'asthénopie musculaire. — La ténotomie se voit au contraire tout à fait indiquée dans les circonstances inverses, dans le strabisme non apparent, mais dynamique, défini plus haut sous le nom d'insuffisance musculaire (§57).

L'insuffisance avec asthénopie n'est, en effet, autre chose qu'un strabisme en puissance, mais vaincu momentanément par l'impérieux besoin de la vision simple avec les deux yeux. L'image double ou fausse de ce strabisme virtuel, n'étant pas neutralisée par abstraction psychique, le sensorium trouve dans le système musculaire des forces pour la fusionner avec sa semblable ; mais ces forces sont excessives , elles surmènent l'organe et bientôt compromettent son intégrité. Dans ces circonstances, quand l'insuffisance est trop élevée pour admettre l'emploi des prismes ou des verres concaves, il n'y a d'autre ressource que l'exclusion d'un œil ou la ténotomie. Les résultats de cette dernière opération sont du reste des plus remarquables. On a là le véritable traitement chirurgical de la myopie progressive K

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