Ann. d'ocul. 31 décembre
Nous avons démontré dans ce travail que le staphylome postérieur n'était que la conséquence mécanique de 1 excès de pression développé dans l'intérieur de l'œil par l'excès de tension des muscles préposés à la convergence des axes optiques, dans le cas d'insuffisance de ces muscles, ou de prépondérance de leurs antagonistes.
136 l'oeil
§111. Du strabisme à déviation variable de la paralysie musculaire. — Le strabisme concomitant on permanent ne doit pas être confondu avec l'obliquité d'un œil dont l'angle de déviation varie avec les positions de l'objet qui fixe l'attention. Dans le premier, il y a simple disproportion de longueur musculaire, mais l'infiux nerveux envoyé aux deux organes pour les actes associés est en même quantité à droite et à gauche. Dans le strabisme à angle variable, la variation de l'angle montre à elle seule que l'influx nerveux est diflérent pour les muscles associés de droite et de gauche. Ce dernier est donc la conséquence d'une lésion de l'innervation : il ressortit à l'ordre des paralysies.
Tant que le strabisme à déviation variable n'est point passé à l'état de permanence, tant que sa cause première, la maladie nerveuse, est toujours présente, cette affection se distingue par un caractère plus saillant encore que la désharmonie apparente; nous voulons parler de la diplopie binoculaire ou présence de doubles images.
§ 112. Diplopie binoculaire. — Ce symptôme, si la distance des doubles images s'accroît par le mouvement du regard associé dans un certain sens, peut être considéré dans la presque généralité des cas, comme un signe de paralysie muscu-