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servateur voit l'optique et la portion du faisceau FN°. Alors un deuxième cache placé au foyer va intercepter ce faisceau Ce qui fait que l'œil en O ne sera soumis à aucune
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brillance, les hachures représentant l'obscurité absolue (fig. 12). À
Aussi, avons-nous pu assister à l'expérience suivante : au found d’une chambre noire, des phares codes tous homologués furent allumés et nous fumes priés d’en déterminer le nombre. Ils projetaient une plage lumineuse et nous dûmes
Fig. 12.
pour répondre nous baser sur les phénomènes de brillance, c'est-à-dire sur les sources lumineuses visibles. Nous avons d'abord évalué à trois le nombre de phares alors qu'il y en avait cinq. Les deux que nous n'avions pu déceler étaient à brillance nulle et se réclamaient du procédé sus-indiqué.
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. Ce phare code à brillance radicalement nulle nous a permis de distinguer les détails d’une voiture, alors qu'avec d’autres phares codes des phénomènes de contrastes et de hillance créant un halo éblouissant ne nous autorisaient à déduire l'importance de la voiture que par l’écartement des phares.
De plus, dans le brouillard, sous les chutes de neige, l'éclairage obtenu par un code à brillance nulle s’est révélé exceptionnel, car la partie inférieure à l’axe optique du phare restant dans l'ombre absolue, de par la loi des contrastes, l'obstacle dont nous parlions plus haut éclairé de 0 lux 2 reste visible ; la brume, n'est plus éclairée de 0 lux 2 et si l'intensité du rayon de retour est même inférieure à 0 lux 2 elle est suffisante pour permettre de voir l'obstacle. |
4° La lumière jaune.
Depuis déjà quelque temps circulent des voitures employant des lampes colorées en jaune. Ces ampoules dites sélectives ne laissent pas passer les rayons bleus et violets, supprimant ainsi l’éblouissement pour qui regarde la source lumineuse.
Une communication a été faite à l’Académie des Sciences en faveur de cette lumière sélective.
Le D' Bommier a fait une enquête dans la Quinzaine médicale qui a donné des résultats qui paraissent nets. Voici d’ailleurs les questions qui étaient posées :
19 La lumière jaune vous éblouit-elle moins que la lumière blanche ? Réponses affirmatives.
20 Estimez-vous que du fait d’un éblouissement moindre il est possible de se croiser sans faire appel à un dispositif selon le code de la route ? Réponses divergentes : 30 °, ne se déclarent pas gênés dans le croisement en
lumière jaune de plein jet, 70 % estiment qu'il est néanmoins nécessaire de se mettre en code.
30 La période de réadaptation après éblouissement estelle moindre avec la lumière jaune ? Réponses affirmatives dans la quasi unanimité.
40 La lumière jaune améliore-t-elle les conditions de la conduite par temps de pluie en faisant disparaître les phénomènes d’irisation dont les gouttes d’eau de pluie sont le siège ? Réponses unanimement affirmatives.
5° La lumière jaune améliore-t-elle nettement les conditions de la conduite par temps de brouillard ? Oui en cas de brouillard léger ou moyen. En cas de brouillard intense on constate l’échec de toute lumière. Le
60 Par suite de l'accroissement de la valeur des contrastes invoqué en faveur de la lumière jaune la fatigue oculaire lors de la conduite de nuit est-elle moindre ?
La fatigue oculaire est généralement considérée comme moindre, quoique plusieurs contestent l'accroissement de la valeur des contrastes.
Ainsi cette enquête a-t-elle pu affirmer l’augmentation de sécurité procurée à tous les points de vue par l'emploi de la lumière sélective.
D'autre part, au Congrès de la Sécurité de la route tenu à Paris en octobre 1933 sous la présidence de M. le professeur Tanon, le D" Failly et M. Escher Desrivières ont fait une communication importante sur les réactions visuelles psychomotrices en relation avec l’éblouissement par les phares, et au cours de cette communication une large place a été faite par les auteurs à l'étude de la lumière jaune.
Enfin, le Dr Cousin a présenté en 1934 un rapport sur la lumière jaune à la Société française d'ophtalmologie.
De ces différentes études nous avons pu tirer quelques notions sur l'emploi d’une lumière sélective pour réduire l’éblouissement.
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Les projecteurs d'automobiles, qui sont munis de lampes électriques à filament de tunsgstène porté à une température d'environ 2.800 degrés absolus, constituent des générateurs de toutes les radiations visibles et invisibles, aussi bien calorifiques que chimiques.
L'utilisation de telles lampes conduit donc à un faisceau intense de lumière blanche qui, à grande distance, peut encore produire des phénomènes d’éblouissement très dangereux.
Afin de réduire considérablement cet éblouissement, des recherches entreprises ont mis en évidence les avantages de la sélection de la lumière à l’aide de verres ayant pour effet de supprimer totalement certaines parties du spectre lumineux.
On sait, en effet, que les impressions visuelles de l’œil humain résultent de deux types de récepteurs : les cônes et les bâtonnets, les cônes sensibles aux radiations de grande longueur d'onde, les bâtonnets sensibles aux radiations de courte longueur d'onde.
Une telle particularité montre que, pour réduire l’éblouissement, il y a intérêt à soustraire les bâtonnets aux radiations de courte longueur d'onde, et cela d'autant plus que leur sensibilité peut être facilement réduite au 1/10 000 de , leur valeur normale à la suite d’un éblouissement.
A égalité d’éclairement sur la pupille, l’éblouissement sera moindre avec une lumière dépourvue de radiations de courte longueur d'onde qui n’insensibilise pas les bâtonnets. Après un éblouissement par une telle lumière, d'une part, la partie périphérique qui contient surtout des bâtonnets conserve sa très grande sensibilité, puisqu'elle n’a pas été excessivement impressionnée ; d'autre part, la fovea, ou partie centrale, qui contient surtout des cônes, retrouve rapidement sa vision, car ces éléments récepteurs varient très peu de sensibilité.