SCÈNE DEUXIÈME
LE MARQUIS, enlr'ouvraat la porte.
Hn'a pas l'air méchant.
CADET- VINCENT
Ah çàl voyons! Ne perdons pas de temps. Le conventionnel et sa fille sont en train de lire les papiers publics, j'ai quelques moraients devant moi. Il s'agit de les employer à faire connaissance avec ces deux demoiselles.
LE MARQUIS
Ah ! très-bien! quelque dome.-tique eu maraude.
CADET-VINCENT
Moi, qui n'ai jamais bu de vin de ma vie, je vais donc savoir le goût que ça vous a. (il débouche une bouteille.) Hum ! quel bouquet I Parlez-moi du cidre de Bourgogne. Dis-donc^ Cadet, sais-tu qu'il faut une fameuse audace pour faire ce que tu fais là? Comment, gredin, ton conventionnel boit du cidre à quatre sols le pichet, il en fait boire à sa fille, plutôt que de toucheraux caves de la ci-devante, et toi... tu... Hum ! cache-toi, mon gars, car si le citoyen Vidal t'apercevait de quelque coin ton compte serait vite réglé.
LE MARQUIS
Je crois qu'il dit son beneilicile avant boire.
CADET- VINCENT
Biih! personne ne peut me voir ici. Cependant passons sur l'escalier, je serai mieux, (ii traverse la scène.)
LE MARQUIS, repoussant la porte.
Ah! diable!
CADET-VINCENT, assis sur les marches.
Par lequel commencerai-je? le rouge ou le blanc'> Grand Dieu! le citoyen Vidal qui vient de ce côté.
VIDAL, du dehors; éloigaé.
Vincent !
CADET- VINCENT
On y va, citoyen! Cachons-les dans la serre, (n s'approche do la tcfre-)
I L'OEILLET KLVNG
LE MAKOUiS, oairml la p. rie.
Donne-les moi.
CADET- VI^■CE^■T
Un voleur I
LE MARQUIS
Pas un cri ou je te dénonce. Il te sied bien de m'appeler voleur, monsieur le drôle.
CADET- VINCENT
Ne nae trahis pas, citoyen voleur.
VIDAL, au dehors, mais rapproché.
Cadet- Vincent!..,
CADET-VINOENT.
Miséricorde! voila le conventionnel.
Donne!
CADET-VINCENT
Il va les boire.
LE MARQUIS, poussaot Cadet-Vincent.
Si tu parles, je parle ; attention, (il lui prend les Lout-illei e. rentre dans la serre qu'il referme sur lui.)