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conduits qui amènent les produits de ces deux organes que l’ovule se constitue; un peu plus bas, il s’entoure d’une coque. D’abord mince et flexible, la coque reçoit sa forme des contractions de l’oviducte, et dans certains Trématodes il existe là comme une sorte de moule, appelé ootype , où les œufs sont modelés par les contractions des parois comme sous les « coups de piston d’une machine à vapeur ». Plus loin, l'enveloppe devient plus résistante, jaunâtre, puis brune, et les œufs deviennent plus petits. Petits, chez les Douves par exemple, les œufs sont énormes chez d’autres Trématodes et souvent leur coque se garnit d’appendices filiformes simples ou doubles, parfois très longs et enroulés en spirale à une des extrémités. La plupart des œufs s’ouvrent à l’un des pôles par un opercule au moment de l’éclosion.
Quand les sexes sont séparés, comme cela arrive chez quelques Trématodes, des différences de forme fort bizarres font reconnaître parfois le mâle de la femelle. Le Distoma filicolle mâle est cylindrique et mince, la femelle large et bourrée d’œufs. Le Distoma hœmatobium mâle, qui se loge dans la veine porte des Égyptiens, est cylindrique, allongé et creusé dans toute sa longueur d’une gouttière où se trouve enfermé, soudé au mâle, le Distome femelle beaucoup plus grêle. C’est là une sorte de conjugaison perfectionnée qui diffère de la zygose des Mucorinées et des Vorticelles par la différenciation très accusée des deux gamètes.
Une des conjugaisons les plus bizarres est celle du Di~ plozoon paradoxum , animal double comme le dit son nom, et qui résulte de la soudure par le milieu du corps de deux individus libres au début. La soudure opérée, l’être double qui en résulte prend la forme d’un H et les deux contractants ne peuvent dorénavant, se séparer.
Némathelminthes. — LesNémathelminthes sont des Vers à corps cylindrique ordinairement très long, pouvant atteindre jusqu’à 1 mètre de développement. Ils se meu-
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veut à la façon des Serpents par des contractions « vermiculaires », car ils sont dépourvus d’organes spéciaux de locomotion. Parasites pour la plupart, ils habitent les organes digestifs, respiratoires, etc., de beaucoup d’animaux supérieurs et de l’Homme, où leur présence peut déterminer des accidents plus ou moins graves, quelquefois mortels (Trichines).
Quelques-uns sont remarquables par l’absence de tube digestif. Ils se nourrissent par l’absorption des matières nutritives à la surface totale du corps.
On connaît la Trichine, ce terrible Nématoïde qui, encore dernièrement, a immobilisé des transactions commerciales considérables entre la France et F Amérique du Nord.
La Trichine nous est transmise par la viande de Porc. Au microscope, les muscles du Porc se montrent remplis d’un nombre plus ou moins considérable de petites capsules ou kystes qui renferment chacun un Ver enroulé en spirale autour de lui-même (fig. 9G). Ce sont autant d’embryons de Trichine qui ont pris naissance dans l’intestin du Porc. Ces petits naissent vivants et, après l’expulsion, se répandent dans I intestin . Ensuite, ils perforent la paroi intestinale et vont, comme les Cercaires, se loger dans les muscles où ils s’enkystent. Ils s’entourent d’une capsule solide que leur préparent les parties externes de leur propre corps et s’incrustent, pour plus de protection, de corpuscules calcaires; car leur séjour dans les muscles du Porc peut devenir fort long. La Trichine spiralée, en effet, n’est mise en liberté qu’au moment où la chair de son hôte passe comme aliment dans le tube digestif d’un autre animal, de l’Homme par exemple. Alors chaque kyste renaît à la vie qui n’était que latente en lui. La jeune Trichine se déroule, acquiert un ovaire et pond des œufs où l’embryon est déjà éclos (fig. 97). Les jeunes, à leur tour, vont en grand nombre
traverser l’intestin
de l’Homme et s’enkyster dans ses
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muscles, où ils produisent les accidents qiiclfpicfois mortels de la trichinose.
L’histoire de la Trichine est différente de celle de la
Douve-Cercaire, en tant que la forme adulte sexuée aussi bien que la forme larvaire, enkystée et asexuée, peuvent se développer in différemment alans]Tej tube digestif et dans les muscles de beaucoup d’animaux, tandis que les formes correspondantes de la Douve-Cercaire demandent un milieu spécifiquement déterminé. En effet, on a rencontré la Trichine adulte, pondeuse, avec le mâle, dans le tube digestif de l’Homme, du Chien, du Blaireau, du Rat, comme on a trouvé également la Trichine embryonnaire enkystée dans les muscles de ces différents animaux qui peuvent par conséquent s’infester réciproquement. Les Rats sont de tous ces animaux les plus infestés. Ils transmettent leur parasite au Porc qui le communique à l’Homme, du mo-
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