Trichine remplie d’embrvons naissants
I/CËUP
ment que les préparations, telles que salaison et cuisson, qu’on fait subir à la viande de porc ont été insuffisantes pour tuer les kystes musculaires.
Le Dragonneau ou Filaire de Médine, un parasite de l’Homme, a de singulières habitudes. Il se loge sous la peau des habitants des côtes de Guinée, de l’Asie centrale, etc., et détermine des abcès à travers lesquels il sort spontanément, mais avec une lenteur extrême. Pour hâter son départ, les médecins indigènes lui engagent l’extrémité dans la fente d’un petit bâtonnet coupé en fourche et l’enroulent autour en prenant de grandes précautions : car, tous ces Vers sous-cutanés sont des femelles vivipares qui contiennent une infinité de petits embryons. Si, lors de l’opération, leVer venait à rompre, tous les embryons se répandraient dans les tissus environnants en occasionnant les plus graves désordres. Cependant ces Vers ne pénètrent pas du dehors sous la peau; ils viennent du tube digestif de l’Homme où, sous la forme larvaire, ils ont été ingérés avec la boisson. On a trouvé en effet que les petits embryons, après avoir quitté leur mère, vont se loger dans de petits Crustacés appelés Cyclopes, fréquents dans les eaux stagnantes et impures. Arrivés avec les Cyclopes dans l’intestin de l’Homme, les Pilaires embryonnaires encore asexués se complètent, les uns en mâles et les autres en femelles. Les mâles périssent, les femelles fécondées seules subsistent, traversent la paroi intestinale et, bourrées d'embryons éclos dans leur intérieur, vont élire domicile dans les tissus sous-cutanés où elles accuseront leur présence par les tumeurs éruptives susdites.
Un autre Dragonneau, le Gordins aquatique , visite dans son voyage d’adolescent jusqu’à quatre milieux différents, passant successivement par le corps d’une larve d’insecte, d’un Poisson, d’un Crustacé, pour revenir pondre librement ses œufs dans l’eau. Le nombre de ces œufs est immense : on a calculé qu’une seule femelle