LE SPERMATOZOÏDE
ments ondulatoires de leur queue et par des mouvements spiroïdes ou en vrille, de sorte que ceux qui ont une tête en tire-bouchon progressent par une rotation semblable à celle d’une hélice. Quand, dans une préparation microscopique, les spermatozoïdes sont affaiblis et près de devenir immobiles, ils ne présentent plus
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Têle du s[)crmalozoïde.
Centrosome proximal.
Boulon terminal (moitié proximale du centrosome distal. Gaine spirale.
Epaississement de l enveloppe externe du spermatozoïde.
Disque terminal (moitié distale du centrosome distal). Filament axile.
Gaine protoplasmique du segment moyen de la queue (pièce principale de la queue).
Filament axile, constituant, à lui seul, la pièce terminale.
Fig. 2. — Scliéma du spermatozoïde. (D'aiu-ès Meves.)
de mouvements spiroïdes, mais seulement les ondulations latérales de leur filament caudal. » (M. Duval.)
En une seconde, le spermatozoïde progresse de sa longueur.il peut donc parcourir plus de 3 millimètres à la minute.
Ses mouvements ne sont pas seulement rapides, ils sont encore puissants. Le spermatozoïde, en effet, est capable de heurter violemment et de déplacer les corps qu’il rencontre sur son trajet, alors meme que ces corps sont dix fois plus gros que lui .
LES PRODUITS SEXUELS
Se trouvent-ils au voisinage d’un ovule, les spermatozoïdes se dirigent immédiatement vers cet ovule, attirés, sans doute, par les produits qu’élabore la cellule sexuelle.
Les spermatozoïdes jouissent d’une résistance relativement considérable vis-à-vis des agents extérieurs. Si, par exemple, on fait congeler du sperme, et qu’après on le laisse dégeler, les spermatozoïdes récupèrent leur mobilité. Ils résistent également à une foule de sels, lorsque ces derniers ne sont pas employés en solutions trop concentrées. Les narcotiques en solution concentrée font perdre aux spermatozoïdes leur mobilité, sans toutefois les tuer immédiatement. On peut s’en assurer en les soustrayant ensuite à l'action nocive. Les solutions alcalines étendues activent les mouvements des spermatozoïdes ; les solutions acides, au contraire, même très diluées, les tuent (M. Duvalj.
Les liquides de l’organisme n’agissent pas autrement. Aussi conçoit-on que les spermatozoïdes puissent se conserver vivants dans les organes génitaux normaux. Chez la femme, les gynécologistes ont eu l’occasion de retrouver des spermatozoïdes vivants, dans Tutérus, 6 et 8 jours après le dernier coït. Chez la chauve-souris, les spermatozoïdes, déposés dans l’utérus à la fin de l’automne, gardent leur vitalité pour féconder l’ovule qui n'est pondu qu’en avril ou qu’en mai.
La plupart de ces propriétés physiologiques, le spermatozoïde les partage avec la cellule ciliée ; nous aurons, du reste, l’occasion de constater que le spermatozoïde n’est autre chose qu’une cellule (Kolliker 1841), dont l’appareil vibratile est perfectionné et transformé en un appareil de locomotion.
Sur le spermatozoïde, consulter :
1879. — Balbiani, Leçons sur la (jénéralion des vertébrés.
1888.— Prenant, Note sur la structure des spermatozoïdes de l’homme. C. R. Soc. Biol. (p. 288;.
1891, p. 200, et 1894, p. 110. — Hermann, Urogénital System. Ergeb. d. Anal. u. Enhv. V. Merkel a. Bonnet.
1897. — M. Duval, Précis d' Histologie.
§ 2. — L’œuf ovarien.
L’œuf des mammifères, entrevu par Cruiskshank (1797), puis par Prévost et Dumas (1825), fut étudié par Cari Ernst von Baer en 1827. C’est une cellule sphérique, de 200 a de diamètre. Elle représente le plus volumineux élément de l’organisme humain, le seul qui soit visible à l’œil nu.
L’analyse histologique a montré que l’œuf ovarien ou ovule répond à la conception qu’avaient de la cellule les premiers histologistes. 11 est entouré, en effet, d’une épaisse membrane d’enveloppe, dite zone pellucide. Cette membrane, qui mesure 20 à 25 u., est hyaline et élastique. Elle limite un corps cellulaire, remarquablement transparent.
Dans ce corps cellulaire, ou vitellus, on distingue un vitellus formatif et un vitellus nutritif.
l’oeuf ovarien
Le vitellus formatif (cytoplasma) n’est autre que le protoplasma proprement dit. Disposé en couche continue à la périphérie de Tovule, il affecte, dans le reste de l’œuf, une structure alvéolaire. C’est dans ses mailles que s’accumulent les granulations albuminoïdes et graisseuses qui constituent le vitellus nutritif (deutoplasma), matériel de réserve qui permet à l’ovule fécondé de subvenir aux premiers frais de sa croissance et de sa segmentation. Chez la femme, le deutoplasme se localise d’abord au pourtour du noyau, pour diffuser ensuite dans toute l’étendue du cytoplasme.
Deux organes s’observent encore dans l’œuf humain : le noyau proprement dit et le corps vitellin de Balbiani.
Le noyau (vésicule germinative de Purkinje), d’un diamètre de 25 à 30 a, est un corps sphérique, limité par une membrane résistante. Il est rempli d’un suc nucléaire, abondant et fluide. On y observe une charpente formée de filaments achromatiques, entrecroisés sous des incidences variées. Sur cette charpente, sont disséminés des grains de chromatine. Enfin, on arrive à colorer d’une façon spéciale, à l’aide de certains réactifs, un nucléole de 7 a : la tache germinative de Wagner.
A côté du noyau, il existe encore dans le cytoplasme un corpuscule, connu sous le nom de corps vitellin. Figuré pour la première fois par Ranvier (1(S71), d’après une préparation que cet auteur tenait de Balbiani, le corps vitellin apparaît « comme une petite tache ronde, claire, large de 5 à 8 p., entourée de granulations qui la font reconnaître » (Balbiani). Il est « plus fortement coloré par la safranine que le reste du vitellus » (Henneguy). Les travaux récents de Mertens, de van der Striclit, de Winiwarter tendent à assimiler le corps vitellin à une sphère attractive.
Tels sont, résumés rapidement, les caractères de l’œuf au terme de sa croissance. Nous aurons à revenir, en détail, sur les diverses parties de cet élément en étudiant l’ovogenèse.
Sur l’œuf, consulter :
i888. - Nagel, Das menschliche Ei. Arch. f. niikr. Anal., Dd. XXXI, p. 3'j2.