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PORTRAITS DE DELACROIX
N° I ) : Portrait peint par Dedreux-Dorcy, vers 183 1
Toile. — H. o'"54, L. o"'65 environ. — Adjugé à la Vente posthume de Dedreux- Dorcy, le 20 mars 1S75 : i 17 tV. à M. Benoit, rue du Jour.
Ce portrait, que nous n'avons pas vu, a, paraît-il, une certaine analogie avec celui que peignit le baron de Schwiter en la même année. (Voir le numéro précédent.)
N° 16 : Mi-corps dessiné par Jean Gigoiix en 1832
Lithographie. — H. o"'iSo, L. o'"i5o. — Publié dans le journal V Artiste, en i832. — Signé au bas à droite: J. Gigoux. — Catalogue A. Moreau, p. 3.
(i M. Jehan Gigoux maniait le crayon lithographique avec la dernière habi- > leté. Dans ce portrait, annoncé par iM. Gigoux comme lithographie ^, tid'après nature », Delacroix est un jeune homme brun, au visage grave, au -'" regard mélancolique, à la bouche large, ombrée par une fine moustache noire. Il est assis sur une chaise, la main d.'-oite dans la poche du pantalon; la redingote dessine la taille. Des mèches noires et drues retombent sur le front. >> (Philippe Burty.)
igemment
N° 17 : Tête dessinée par madame Villot en 183}
Croquis au crayon. — In-octavo. — Appartenait à M. Riesener. — Signé : « Pauline. » — Non catalogué par M. Moreau. C'est sans doute à une époque de bal costumé, et alors que Delaerois prenait conseil de son ami Frédéric Villot. que madame Villot aura fait ce croquis. Nous . savons qu'à cette même époque, Delacroix se proposait d'assister, en costume A d'officier arabe, h un bal que donnait le duc d'Orléans, quand, le jour venu, ■' il fut pris d'une violente migraine. Avec le secours de sa bonne Jenny et d'un ami, il s'habilla et se mit en voiture, mais en arrivant, ressentit un tel malaise, qu'il peine il put paraître; il n'aimait pas il faire mauvaise figure.
N^' 18 : Tête dessinée par F. Villot vers 1834
Dessin. — In-octavo. — Appartenait à M. Riesener. — Non catalogué par M. Moreau.
En cette attitude penchée et mélancolique, avec cet air de Christ au Jardin
des Oliviers, Delacroix ressemble, non point à sa nature physique, mais à sa
' ::^. nature morale, ii la fois inspirée et anxieuse, toute de génie et de sensibilité
• ' maladive. Il a peint la douleur aussi fortement qu'il l'a ressentie, et s'il a
donné tant dintérct trafique h ses plus belles œuvres, à son Cr.risl au Golgotka, 'à son
M.xrf.-re de s^:nt Etienne, ccsî qu'il v réiiandait toute la tristesiîde ses plus mau-.ais jours.