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PORTRAITS DE DELACROIX
i(y ; oL';.ie perûL p.u' Com:ar:is vers 183
Toile. — H. o">45, L. o"'3ô. — Appartient à M. de Courval-Pirnn. qui le tient do M. Piron. — Non catalogué par M. Moreau. « Le peintre Philippe Comairas était un dilettante en fait d'art plutôt qu'un producteur. I! aimait les aspects pittoresques des phénomènes extérieurs, il goûtait vivement les beautés des maîtres, mais il redoutait les fatigues de rexécuiion et la lutte , très dure en effet, qui suit les douceurs de Li conception, le moment où il unit l'action au rêve. Son éloignement pour le travail était devenu proverbial pour ses amis. Pendant toute sa jeunesse, il flâna de galerie en galerie, d'atelier en atelier. » Il devint ainsi l'ami de toute la phalange artistique de iSSo, et fut lié d'amitié sérieuse avec Delacroix.
N° 20 : Portrait charge publié en 1839
Lithographie. — H. o'='3oo, L. o'^-23o. — Paru dans le Charivari du 29 mars i83g. — Catalogue A.. Moreau, pp. 3 et 4. On lit au bas de ce portrait : c. Eugène Delacroix, pinceau riche et sau- , vage — Sait donner de la vie à ses moindres tableaux; — .Mais il faut l'empêcher de peindre à son image, — Car ses succès alors seraient beaucoup moins beaux.» Delacroix est en train de peindre sa Médée, qu'il produ:s;itau Salon de iS3S et qui fut publiée à la même époque dans le C/;ari'v<7rz' (voir le n" 66S). On ne peut refuser à cette caricature un certain cachet de vérité, et dans l'exagération même du corps si fluet et si mince, apparaît la distinction qui caractérisait le maitre en toute sa personne. La tête est celle d'un rapin vulgaire, mais le geste de la main nt la touche est assurément bien saisi.
Portrait peint par Champmartin en 1840
Toile. — Dimensions inconnues. — Salon de 1840-. — Non catalogué par ^L .Vioreau.
Ce portrait fut exposé, sous le même n" 236, avec ceux de Henriquel Dupont, Saint-Clair, Botta. Léon Cogniet, Emile Deschamps, Ricourt, Fedel, Jules Janin et Fouquet.
N" 22 : Portrait gravé en 1843
Eau-forte. — H. o"'o65, L. o^ooo. — Signée Forbe. — Publié dans la Galerie des contemporains illustres [i 8:^3). — Cat. A. Moreau, p. 4.
Ce visage vulsaire ne nous rappelle, par aucun de ses traits essentiels, le cau-
^Sj^^l^^V seur subtil, l'e'crivain distingue, le peintre supérieur qui, pendant cinquante
f/7^^^s^ i f \ans. anima son siècle du souïfle de son génie. Est-ce bien là celui qui disait :
'-'-!: />/\ « Et cependant, il n'vapas a reculer. Dlmicandum, c'est une belle devise que
' ' j'arbore par force et un peu par tempérament. J'y joins celle-ci : Renovare
ammos..., mourons, mais après avoir vécu. »
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N°' 23. 24 : Deux portraits (1843 -1844)
1° Lithographie. — H.o"ii3, L. o^ioj. — Publié dans la Galerie de la Presse, de la Littérature et des Beaux-Arts , chez Aubert, galerie \'éro-Dodat. — Car. A. Moreau, p. 4.5.
2^ Gravure sur bois. — H. o'^'opo, L. o"'ojo. — Publié par l'Illustration, numéro du 2 mars 1S44, accompagnant an article intitulé: Salon de 1S44. Visite dans les ateliers. — Catalogue A. Moreau, pp. 4 et 5. Par la incture simple et facile en même temps que souple et délicate, la lithographie nous semble révéler la main de Menut Alophe. C'est d'après cette lithographie que notre viqnette a été exécutée, mais elle convient également à la gravure sur bois qui oft're le même type. Les traits du visage ont une grande fermeté; ils laissent cependant apparaître un peu trop cette rudesse de conformaricn, que le maître mettait tan: de soin à dissimuler et que l'on retrouve identique dans le masque de Talleyrand.
N° 2^- : Caricature dessinée par Bertall en 1844
Gravure sur bois d'après le dessin de Bertall. — In-octavo. — • Publié, en 1S-L4, dans le Panthéon du Diable à Paris. — Non catalogué par ^L Moreau.
On voit, représentés ici. la plupart des peintres modernes dans diverses
attitudes. Au milieu de la page sont les deux grands champions du jour,
Eugène Delacroix et Jean-.\uguste-Dominique Ingres. Le premier tient
gauche une vessie de couleurs; près de lui on lit sur un écriteau attache à un
pinceau debout : i. La ligne est un mythe La nuit, tous les chats sont gris. «Le second tient
dans la main gauche son porte-cravon, auquel est fiché un cartouche portant ces mots : a 11 n'y a de gris que le gris et M. Ing.-es est son prophète. '>
dans la main
N" 26 : Tète dessinée en 1848
l'exam:
conjec; robusti La !ég l'amiiTl catoire lepein Oeorgi incons
Dessin ovale. — H. o™i^5. L. o'"! lo. — On lit au bas ; «Amicus amico.
G5. » — Offert par Delacroix avec dédicace autographe à Jenny Le
GuiUou, et légué par elle à AL Riesener, à qui il appartenait encore
en 1878. — Exposition universelle de 1878, numéro 822 du catalogue
des portraits nationaux Henry Jouin. — Gravé sur zinc, pour l'Art.,
numéro du 16 juin 1878. — Non catalogué par M. Moreau.
Nous avions d'abord cru que ce portrait était l'œuvre de Gavarni, mais
m de l'excellent fac-simiié qu'en a donné l'Art, nous a fait rejeter cette première
ure. Les mots : <. .Amicus amico » sont écrits d'une plume vigoureuse, en lettres
a très éloignées des caracte.-ês menus et réguliers qui distinguent l'écriture de Gavarni.
inde noas"^ rappelle bien rias la main de^George Sand, qui crayonnait volontiers, et
; qui unit l'illustre rom.;r.cière à Delacroix justiiîcrait bien mieux, la formule dédi-
Cette formule s'expliquerriii mal de la part de Gavarni, qui n'aim lit pas en Delacroix
tre et qui ne devait pas irrspirer beaucoup de sympathie à l'homme. D'autre part,
SanJ. qui a pris quelq-jrrjis au sérieux le sexe 'de son pseudonyme, aurait pu sans
quence Signer au masc..;.:..
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