‹ L'œuvre complet de Eugène DelacroixChapitre 21 sur 97 · Cancatiire par Bertall parue en · texte numérisé non relu

Cancatiire par Bertall parue en

-.- Gravure î-ur bois d'après le dessin de Beit;)!!. — H. o"'2io, :/"• 1 '-^"^ ' L. o'"2i5. — Publié par le Journal pour rire, en 1849, sous ce ^7rr;j7i;]7G"»'-\ ^'''''■' • " f^'-TU^l'^]"e des Ans. Duel à outrance entre .\1. Inqrcs, llJt^-^-'.ïî, '„■>:; le Thiers de la ligne et M. Delacroix, le Proudhon de la couleur.)) — Non catalogué par M. Moreau.

On lit au bas : «Il n'y a point de quartier à espérer. Si M . Ingres triomphe, % la couleur sera proscrite sur toute la ligne, et l'insurgé qu'on trouverait ;":' muni de la moindre vessie sera livré aux derniers supplices. Si Delacroix '^"-a est vainqueur, on interdira la ligne avec tant de rigueur que les gens surpris h pêcher à la ligne sous" le Pont-Neuf seront immédiatement passés par les armes. Quelques personnes ont bien osé parler de fusion entre la ligne et la couleur, mais ce projet de fusion a paru si ridicule et «-i extravagant, que nous n'eri parlons ici que pour mémoire.» Sur le pot à couleur que tient Delacroix" à l'arçon de la selle, on lit : « La ligne est une couleur.» Sur le caparaçon du cheval : « Rafaël est un rafale et un réac...» « .... La nuit, seulement, tous les chats sont gris» ; sur lebouclierque porte Ingres : cRubens est un rouge '..... 11 n'y a de gris que le gris et M. Ingres est son prophète.»

N'' 28 : Eau-forte par Bracquemond (18^2)

Eau-forte. — H. o'"o8o, L. o'"o6o. — Gravé d'après la photographie de Carjat. — Signé d'un B. — Inédit. — Cat. A. Moreau, p. 9.

Vers i852, Théophile Silvestre pria M. Bracquemond de lui graver ce portrait, et il ne lui laissait que quelques heures pour l'exécution d'un travail aussi délicat. Peu après, l'artiste apprit de l'écrivain que son œuvre ne paraîtrait pas dans

l'Histoire des Artistes vivaKls, parce qu'elle éiait traitée « dans un sentiment trop linéaire.»

Elle est cependant empreinte d'une noble énergie.

L'atelier de Eugène Delacroix en 18^2

Gravure sur bois. — H. o"200, L. o"'235, à pans coupés. — Publié par l'Illustration du 2 5 septembre iS.^2. — Cat. A. Moreau, p. 134.

Ce dessin nous montre l'intérieur de l'atelier occupé par le maître, rue Notre-Dame de Lorette. n° 24. Delacroix est représenté debout, la palette à la main, causant avec un visiteur, près de sa boite à couleurs entr'ouverte. Au second plan, un jeune collégien qui examine les œuvres pendues aux murailles, et plus loin à gauche un quatrième personnage. Les murs sont couverts de plâtres moulés sur *-^^* i.*^^^^^^^^^-"^--- l'antique.'et d'œuvres plus ou moins anciennes du maître, 'g'. <*i^.»^21i£®s^^Kg>rS j- parmi lesquelles on distingue l'esquisse du plafond de la paierie d'Apoiion ivoir le n» iiio, ta Mort de Marc-Aurèle (voir les n^^ 924 et 926), et bien d'autres encore que l'exiguïté de la gravure ne permet pas de distinguer. 11 y avait entre autres; La rue de Tomber. Desdémone maudite, le Maréchal ferrant, etc.

LH

PORTRAITS DE DELACROIX

N" jo : Composition par Eugène Lami. vers i8^'

Aquarelle. - M. Moreau.

Appartenait , en i8;

M. Hartmann. — Non catalogué par

Cette charmante aquarelle, qui a figuré à l'une des Expositions du Cercle de l'Union artistique, en 1S75, représente un salon de Paris où M. Eugène Lami a groupé, un peu arbitrairement, Delacroix, Musset. Mérimée, Auber, Gounod, etc. Les aeux premiers étaient debout près d'une cheminée.

N°* 31, 7^ : Portrait gravé sur bois en 1854

gîpv 1° Gravure sur bois. — H. o'"i55, L. o"'i3o. — Gravé par Dujardin

,^^'%- «^t publié par Vlllustration, en 1854. — Réimprimé en 1864 dans la

.;^^^^ brochure intitulée : « Eugène Delacroix à l'Exposition du boulevard

'\^-<\lJ-?^\ des Italiens, par H. de la iMadelène. » — Cat. A. Moreau, pp. 5 et 6.

; :■>' ^■'■y'^ 2" Ce même portrait (retourné) a été utilisé en i85d pour un autre

'^^'y^\,^i.- numéro de Vlllustration. — Non catalogué par M. Moreau.

'^^^''^\p}0^^ Nommé membre du jury des récompenses au Salon, Delacroix décline ^ '^"^ ' ^'"' cet honneur. Il n'est pas mauvais de remettre sous les yeux du lecteur, en ce temps de compétitions effrénées , les motifs du refus : « Monsieur le Directeur, je vous prie de vouloir bien faire agréer à M. le Ministre de l'Intérieur le motif qui m'oblige à me récuser en qualité de juré, dans la commission des récompenses. .le me trouve moi-même au nombre des exposants : j'ai pensé que cette raison me 'permettrait de décliner la charge aussi délicate qu'honorable que M. le Ministre voulait bien me confier, et pour laquelle j'ose le prier de recevoir mes respectueux remerciements. » [Lettres, édition Burty.)

N" 1 3 : Mi-corps gravé par Alphonse Masson en i8^'4

Eau-forte et roulette. — H.o"'i55, L. o^'iiS. — Gravé d'après une photographie et publié avec le fac-similé de sa signature, dans V Histoire des peintres vivants, de Théophile Silvestre. — Cat. A. Moreau, p. 5.

En face de cette tète dont le regard songeur plonge avec mélancolie dans le néant des choses, nous nous souvenons de ces quelques lignes, que le maître écrivait à son ami Soulier, en iS."-!) :

<i Dans l'insomnie, dans la maladie, dans certains moments de solitude, quand le but de tout cela s'offre nettement dans si nudité, il faut à l'homme doué d'imagination un certain courage pour ne pas aller au devant du fantôme et embrasser le squelette. Quelle ditTérence dans nos idées exercent quelques années seulement ! Je trouve que tous les livres ne sont que jieux communs. Ce qu'ils disent sur l'amour, sur l'amitié, roule sur une demi-douzaine d'idées banales qu'on a eues il y a mille ans. Il n'y en pas un qui ait jamais peint, à mon avis, le désenchantement ou plutôt le désespoir de 'l'âge mûr et de la vieillesse. .le parie que tu n'as jamais vu dans les livres ce que tu sens là-dessus comme tu le sens.. L'homrne passe sa vie dans les convulsions de l'inquiétude et dans la léthargie de l'er.aa;.» '/.^.'.'rcj, édition Burty.)

PORTRAITS iJK 1) K L AC i< O 1 X

N" j4 : Mi-corps grave p:ir Alphonse Masson en 18^4

E3u-forte et roulette. — H. o'"i95. L. o'^'if,-. — Gravé d";iprcs une photographie pour VHistoire des peintres vivants, de Théophile Silvestre. — Cat. A. Moreau, p. ii.

Ce portrait n'a pas paru dans le livre de Théophile Silvestre; il n'a été tiré qu'à un petit nombre d'épreuves volantes et il peut être ainsi considéré comme inédit. D'ailleurs, sous ce visage afiadi, diminué par la suppression des principaux reliefs qui en marquent le grand caractère, on a peine à reconnaître le grand penseur et le laborieux ouvrier qui, précisément h cette époque, venait d'achever les plus belles épopées décoratives dont puisse s'honorer notre siècle. "Théophile Silvestre, l'ami des bons et des mauvais jours, le lidéle admirateur, l'infatigable génie méconnu, ne voulut point laisser paraître cette image alïaiblie de l'artiste ification duquel il avait dépensé son cœur et son mtelligence.

N'' 3 5 : Portrait charge dessiné par Eugène Giraud en 1856

qu ilsva certains

Dessin rehaussé à l'aquarelle. — Di.mensions approximatives : H. o"'6o, L. o'"70. (La tête e.st à peu près grandeurnature, elle mesure en H. o'"i4). — Non catalogué par M. Moreau.

.M. Eug. Lami en a fait deux copies, il en conserve une dans son atelier, il a offert l'autre à .\1. Haro. — Eugène Giraud a fait ainsi, pendant vingt ans, aux soirées du Louvre, tous les vendredis de carême, le portrait charge de l'un des invités du comte de Nieuwerkerke. Le collier de commandeur, confe'ré à Delacroix en i855, est indiqué, et c'est même à propos de celte distinction que le portrait fut exécuté. Delacroix, peut-être par tradition de famille, avait toujours eu certaine propension vers les fonctions officielles. En 1849, ■' avait fait des démarches pour obtenir la direction des Gobelins : en i855, il rêva la direction des Beaux-Arts, mais renonça bientôt à cette prétention. Il était chevalier de la Légion d'honneur depuis i83i et officier depuis 1846. Il aimait les honneurs, en homirie qui les mérite et qui sait ce lent aux yeux du vulgaire; if les rechercha sincèrement et ne fit point, comme artistes, profession de les mépriser après les avoir obtenus.

N° 36 : Portrait anonyme publié en i8)6

Gravure sur acier. — H. o"'o85, L. o'"o72. — Publié en tèie de la biographie de Delacroix, par Eugène de Mirecourt, deuxième série des Contemporains. — Non catalogué par M. Moreau. Le maître est vu de flice, assis devant une table et portant un porte-crayon. tri VV-J': j-- Au-dessous du trait carré, on lit à gauche ; <i Publié par G. Havard »; au M ^^^S.^'^y^-- niilieu : « Eugène Delacroix »; à droite : « Impr. de Mangeon, 67, rue Salnt- 0^éi=?-=^»»^#-=^ Jacques, Paris. » Ce portrait ne peut avoir plus de prétention que la biographie qu'il accompagne. C'est une vignette sans valeur réelle servant de frontispice à un livre de crédit fort médiocre. N'insistons point sur de pareils ouvrages que nous signalons au public par simple acquit de notre conscience d'iconographe.

t-l\' PORTRAITS DE DELACROIX P. i8û3

N-^ 37 : Panthéon Nadar (1856)

Lithographie. — Format in-douze. — Non catalogué par M. Morcau. Ce portrait, exécuté d'après d'anciennes lithographies, fait partie du cortège des célébrite's publiées sous le titre ; Panthéon N.tdar, vers i8?6. Il occupe, dans la planche format grand monde, la droite du deuxième rang à partir du bas et porte le n" 78.

N" 38 : Miniature peinte par madame Herbelin en 18^7

Ivoire. — Dimensions inconnues. — Salon de iSSj. — Non catalogué par l\\. Moreau.

Ce portrait fut exposé sous le même no iSSg, avec ceux de Rosa Bonheur, Alexandre Dumas fils. Dauzats, etc. Nous ignorons ce qu'il est devenu.

N° )9 : Mi-corps dessiné par Heim en 1858

^Ç^ Dessin au crayon rehaussé de blanc. — In-folio. — Signé au bas sous

%^ Is jambe droite et daté : « Heim, i85S. » Delacroix en costume de

.."■•\"V'-"\ membre de l'Institut. — Appartient au musée du Louvre. — Non

Tv V'v'TÏv catalogué par M. Morsau.

Ij^ilj'^T^i- Exécuté alors que Heim était dans un âge très avancé, le portrait n'est

■^^?^*^^~^^ P'"*^ parmi les meilleurs de la belle suite que ce peintre nous a laissée. Il

l'^-T^- .^ri'".— -4 ' manque de fermeté. On sait que dans 1-js premiers jours de janvier iSSy,

- 'iJ.ï=i*^! i Delacroix se présenta une fois de plus à l'Institut et fut élu. De nombreux

passages de sa correspondance à cette époque montrent à quels sentiments

il obéissait en persévérant avec une telle persistance a poser sa candidature

si souvent, si longtemps déçue. Il était mù non pas par une étroite ambition, mais par le

noble désir de marquer sa place parmi les meilleurs de son temps, d'aîTirmer son mérite

devant tous ceux qui jugent la \aleur de l'homme aux broderies de son habit, de donner, en

un mot, la sanction sociale à son génie.

N" 40 : Gravure sur bois, posthume (1863)

ali5(s Gravure sur bois. — H. o"M6o. L. o^iiS. — Publié par le Monde

t'^% -i illustré, n° du 23 août iSôlî. On lit au bas : « Eugène Delacroi.K,

.%iif^-\ membre de l'Institut, commandeur delà Légion d'honneur, mort à

'v^S > Paris le i4aoiit i8ô3. » — Cat. A. Moreau, p. 7.

.• ■ ?, " Ce portrait accompagnait, dans \e Monde illustré, un article nécrologique

;' ..^-'i de M. Charles Yriarteet l'extrait des mémoires consacrépar Alexandre Dumas

■:■]■) V'"xl\) j à DeLicroix. Il a été utilisé pour le journal Éckos de Paris du ?.9 août i863,

■ '{'"tv^-^ ■-'' pour VAlinanach des scènes illustrées de l'année i8ô3 et pour VAlmanach de

-•• '^' la Litiérature. Il présente une asse;; vague ressemblance avec le type du

iîi-and artiste; mais c'est là tout son mérite. On m peut d'ailleurs demander à des poriraits

CiS journaux le même caractère, le même s'ylu qu'aux œuvres peintes eu gravées.

PORTRAITS DE DELACROIX

K° 4î : Composition pobihume (1803)

Non catalogué par

Toile. — Grandeur nature.

M. Moreau.

-M. Fantin-Latour peignit cette composition peu de temps après !a mort de Delacroix. C'est un groupe d'admirateurs: les trois peintres Louis Cordier, \^ ^J^M Alphonse Legros et Whistler, 1 humoriste Chanip- ,^ ^S^^ tieury. le peintre Edouard Manet, l'aqualbrtiste Brac- ■-< -,''^- ?-/'=-?( quemond, l'animalier de Balleroy, le poète Charles '" --^S-^â Baudelaire, le critique Edmond Duranty, tous réunis - "^^^, devant le portrait du maître, peint en ton de camaïeu, assez semblable à celui de la photographie qui a servi de modèle. N'omettons pas de citer enfin l'auteur de la toile, le portraitiste délicat, Fantin- Latour, qui apparaît h gauche en manches de chemise.

N" 42 : Gravure sur bois, posthume (1863)

Gravure sur bois. — H. ©"'iS?, L. û"'iio. — Gravé sur bois par Gusman, d'après un dessin de H. Rousseau. — Cat. A. Moreau, p. 7.

Peut-être est-ce dans la philosophie quelque peu spleenétique du maître qu'il faut chercher l'explication du nombre immense de ses travaux . Nous VV'^U:'ÀÎ^-:. - '■ lisons, en eflet, dans une lettre à M. Soulier : « Le vide de la vie, l'inu- >5i'É. 'i'.'»''' ' tilité lie nos souhaits et de nos regrets ne t'est pas, hélas! plus pesant qu'à moi. Tu parles de la solitude, il n'en est guère de plus pesante que la mienne. Je n'ai plus même pour m'éiourdir les distractions vulgaires du monde. Com.me je suis habituellement souffrant, j'y ai entièrement renoncé, et je passe bien souvent ma soirée au coin de mon feu. Les illusions s'en vont une à une, une seule me reste, ou plutôt ce n'est pas une illusion, c'est un plaisir réel, c'est le seul où l'amertume du regret ne se mêle pas: c'est le travail. Mais enlîn c'est ma seule passion; puisse-t-elle survivre longtemps à toutes les autres! Malgré l'inconstance de ma santé, je travaille, et peut-être à cause d'elle; car, comme elle m'est un prétexte suffisant pour me dispenser des sottes obligations du monde, je donne à la peinture tout le temps e;ue je dépensais si follement et si inutilement. » iLcItres, édition Burty.)

N° 43 : Gravure sur bois, posthume (1863)

/^ Gravure sur bois. — H. ù-^iSo, L. o">i70. — Publié par VUnivers x".^ illustré, n° du 27 août i863.— Non catalogué par M. Moreau. xHi^^îv Ce portrait, qui a été reproduit dans le Musée français-aiif^lais, accovn'^-A- '-'■ ' ^nait, dans YUr.ivers illustré, un fragment extrait de l'œuvre de George Sand.

paru dans Vllluslration en geste, tout au moins à et tous trois procèdent certainement d'un mê.me original, une photographie sans le moindre doute. Ce sont également des photographies qui ont servi de modèle, directement ou indirectement, à la plupart des portraits qui furent publiés après la mort du grand artiste.

*,„"T4^!/rv\\ C'est le même, en sens inverse, que celui qui a paru \^W^^^î-- ^'^'-\ ('*'°''" ^^ n" Ji). Il ressemble également, comme V/ y^^T^'' celui qu'a publié Théophile Silvestre Jvcir le n" 33),

Page 1