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Lithographie. — H. o^'rgo. L. o"'247. — Ventes Parguez, 22 avril i36i : 35 fr.; — Demolombe, 2 février i863: i5 fr. — Vente posthume Delacroix, février 1864: 7 fr. (cinq épreuves'; Langlois, juin 1868: i fr. jS; Villot, décembre 1875 : i5 fr. — Cat. A. Moreau, p. 68.
.Auprès d'un agonisant couché dans un grand lit à rideaux, quatre médecins, réunis en consultation, sont assis en cercle et dans les attitudes les plus grotesques, au milieu de la chambre. Ils discutent avec énergie. L'un d'eux surtout, placé de profil, a droite, et dont les cheveux se hérissent, fait de grands gestes pour convaincre un de ses confrères, assis en face de lui, le chapeau sur la tête et la canne entre les jambes. Derrière ce dernier, la Mort accroupie, symbolisée par un squelette, aiguise sa faux sous les yeux du malade. — Cette satire, ni signée ni datée, lithographiée chez Motte, parut en mars 1S20, dans le journal le Miroir. Il existe de cette pièce des épreuves en couleur dont le coloris a certainement été indiqué par le maître lui-même.
Année 1021
N° 32 : Portrait de L.-P. Louvel
Lithographie. — H. 0^170, L. o''i4o. — Ala Bibliothèque nationale.
Louis-Pierre Louvel, e.mployé à la sellerie du roi, né à Paris en 17S3, assassina le i3 février 1820, à la sortie de l'Opéra, le duc de Berry, hls du comte d'Artois depuis Charles X. Condamné I à mort par la Cour des pairs, Louvel fut exécuté le 7 juin. ' En quelles circonstances Delacroix, un an après l'attentat, fut-il conduit à faire ce portrait? Sans doute il c^da à quelque obsession de sa pensée. Ce regard de fanatique tenta la prodigieuse activité d'esprit de l'artiste qui fut l'un des plus grands travailleurs de ce siècle. Le travail était chez lui autre chose que cette pénible corvée don: Gros, par exemple, un grand artiste pourtant, calculait la durée montre en main. Delacroix travaillait avec passion et sans trêve autre que celle de la maladie, de la fièvre. Le travail était la vie même de cette organisation ardente à toute jouissance, parce qu'il était pour elle l'occasion de jouissances perpétuelles. Peut-être aussi ce portrait lui fut-il demandé par quelque éditeur. Quoi qu'en dise Delacroix dans une lettre à M. Pierret ;du 3o août iS2-i\ il n'était rien moins qu'entendu en affaires, et les ed'.teurs le savaient bien, qui oubliaient'de le rémunérer et parfois même signaient ses planches d'un autre nom que le sien.
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UŒUYRE DE DELACROIX
Pierres gravées et médailles antiques
^ .\ VI -1, Feuille de croquis à la plume. ■ — H. o"'25o, L. o'"3i5. — Reproduit ^.'^ %ji "^'r mais iuédit eu /iic-5/);z;7e de même dimension par A. Robaut dans " "."^L sa publication de Dessins et C7-oqins originaux, i865. — Provient de ^Vf^N^-- -''^" des albums du maître et appartient à M. Philippe Buriy. (^y-^^'C^^^. Jusqu'aux miettes même tombées de la table de Eugène Delacroix, tout ce •<^' J =S'-4ii que sn main a touché est digne d'être recueilli et mérite d'être étudié. Nulle , ^ï» Q>. * part le procédé de synthèse particulier à ce puissant dessinateur n'est aussi r ei- saisissant que dans ces feuilles de croquis d"après l'antique. Non seulement il détermine d'un accent rapide et ferme tout le caractère d'une tête; mais on ne saurait trop admirer l'admirable décision de cette plume qui, d'un seul trait, fixe toute l'ana- 'tomie d'un mouvement, comm.e dans la première tête à gaucho de la troisième rangée.
N" 34 : Moine en prière
Dessin à la mine de plomb. — H. o"Mo6, L. o''"igo. — "Vente Villot, 1 1 février i865: 55 fr. — Gravé à Teau-forte par F. Villot en 1843. — Cat. A. Moreau, pp. 96, 297.
Etendu à l'intérieur d'une grotte, les mains jointes dans un mouvement d'extase, l'anachorète baise un crucifix posé sur le sol, à quelque distance d'une tête de mort. Pour s'isoler dans la prière, il
a tourné le dos à la lumière et rabattu son capuchon sur ses yeux.
N° -^y. Vierge du Sacré-Cœur
Toile. — • H. i™3o, L. i^jo — Au couvent des Dames du Sacre- Cœur à Nantes (?) — Cat. A. Moreau, p. 220.
L'œuvre ne porte pas de signature. Elle avait été commandée par le comte de Forbin à Géricault qui, malade, en abandonna l'exécution à son ami. L'Etat paya cette toile i,3oo francs.
J^ ■■^'■»!?,; VS<^ Nous avons eu quelque peine à obtenir des renseignements précis sur le ^fi^ ~i! 4?^ lieu où se trouve actuellement ce tableau. Aucune des Dam.es du Sacré- 'îyT^'-. : ' 'iirj Cœur ne le connaissait, n'avait souvenir de l'avoir vu. Il n'était non plus
''/<SS'; '-Sir-i Cœur ne le connaissait, n'avait souvenir de l'avoir vu. Il n'était non pk
/iÏT'" ^■^i;^»J dans aucune autre église de Nantes. D'une nouvelle enquête, il résulterait que '['^^»V ;j^p \j5^ l'œuvre est restée dans une ancienne chapelle dépendantj ii est vrai, du cou- .>-fT?-.' -.- i^i^^ vent du Sacré-Cœur, mais depuis longtemps abandonnée. N'y aurait-il pas lieu de la dei)lacer et de lui donner asile dans la chapelle cctueile du couvent f Pour ne rien déguiser de la vérité sur ce point, jedois dire que les recherches faites à notre sollicitation par divers habitants de Nantes n'ont abouti qu'à des o«- i;/. et que personne n'a pu voir le tableau.
Vierge du Sacré-Cœur
Toile. — H. o'"4i, L. o"27. — N" 1 33 de la 'Vente posthume : 420 francs à
M. Isamberi. — Racheté depuis par M. Haro. — Cat. A. Moreau, p. 3 18.
C'est d'après cette tcile que nous reproduisons le tableau de Nantes. ('V. la gravure du n° 35.)
N° }7' : Deux Anges
Toile. — H.
Verdier.