‹ L'œuvre complet de Eugène DelacroixChapitre 36 sur 97 · FAUST. SUITE DE DIX-NEUF COMPOSITIONS · texte numérisé non relu

FAUST. SUITE DE DIX-NEUF COMPOSITIONS

Lithographies. — Format in-folio. — Ventes Piron, 21 avril i865 (en un volume relié) : 255 fr.; Dubois (épreuves du premier état, plusieurs avec croquis sur les marges, mais sans le portrait de Gœthe) : 425 fr.; Vente posthume (épreuves sur papiers de tons différents) : 400 fr.

Le titre de l'ouvrage porte : « Faust, tragédie de Gœthe, traduite en français par M. Albert Stapfer, ornée d'un portrait de l'auteur et de dix-sept dessins composés d'après les principales scènes de l'ouvrage et exécutés sur pierre par M. Eugène Delacroix. A Paris, chez Ch. Motte, éditeur, rue des Marais, i3, et chez Sautelet, libraire, place de la Bourse, 1828.» Au centre est un médaillon de Gœthe, par Porret, grave sur bois.

N°^ 230, 231 : Couverture de l'ouvrage

1" Lithographie. — H. o'"5o, L. o"'37. — Titre frontispice.

2° Lithographie. — H. o^ig, L. o"'i6. — Phototypographié dans le journal l'Art, numéro du 2 janvier 1881, — verso de la couverture. '^^^if-'^ "'""*' M('i^> "''^ï'i^'^'ivj^'' Ensemble. — Ventes Burty, 1874 : i 35 fr.;Villoi, CTiZ-ll i^^àg& ""^L^^S^:) 1875 : 5i fr. — Cat. A. Moreau. p. 5 i .

Ces deux dessins passent pour être de Achille De-

véria. Nous les reproduisons, convaincu que Delacroix y a collaboré

au moins de ses conseils.

Premier état. — Au recto : n A Paris, chez Ch. Motte, rue des

Marais, i3. — Sautelet, place de la Bourse. »

Deuxième état. — Au verso à gauche : « Lith. Vayron. « Au milieu :

(1 A Paris, chez Danlos, quai Malaquais, n° i. » Ce nom de Vayron

nous est inconnu.

Nous devons signaler un autre étatsans nom d'imprimeur, non décrit par M. Moreau. L'addition de ces deux dessins porte le nombre total h dix-neuf.

N° 2j2: Portrait de Gœthe

Lithographie. — H. o'"i40, L. o"M5o. — Ventes Parguez (premier état) : 5 fr. — Vente du 10 avril 1862 (premier état) : ig fr. — Vente Langlais (premier état) : 24 fr.; (deuxième étatl : 10 fr. 5o. — Cat. A. Moreau, p. 52.

Premier état. — En bas à droite : « Lith. de C. Motte »; h gauche : « Delacroix, lith. n; au milieu le fac-similé de la signature de Gœthe. Deuxième état. — Même lettre, sauf les mots : n Lith. Vayron » remplaçant à gauche ceux de « Lith. de C. Motte. » Autre état sans nom d'imprimeur.

L'exécution dans son ensemble et en particulier le léger flou de la chevelure sont absolument remarquables dans les bonnes épreuves de la lithographie.

L'ŒUVRE DE DELACROIX

N°*23j, 234: Méphistophélès dans les airs

vendue en i

1° Lithographie. — H. o'"270, L. o"'23o. — Ventes De La Combe (premier état) : 17 fr.; Parguez (premier état) : 17 fr.; posthume (premier état) : 6 fr. — Cat. A. Moreau, p. 53. Premier état. — Sans aucune lettre.

Deuxième état. — En bas à gauche : « Delacroix, inv. et lith. » à droite : a Lith. de Ch. Motte, Paris »; au milieu la légende. Troisième état. — En bas h gauche : « Delacroix, inv. et lith. »; à droite : « Lith. Vayron »; au milieu, ces deux vers : « De temps en temps j'aime à voir le vieux Père, — Et je me garde bien de lui rompre en visière. »

2° M. A. Sensier a possédé la sépia originale de ce dessin; elle provenait de la collection Villot, d'où elle avait passé dans la collection 873. Elle appartient aujourd'hui au comte Doria.

N°* i]y 1)6 : Faust dans son cabinet

pièce

i" Lithographie. — H. o"25o, L. o'"i7o. — Ventes De la Combe deuxième état) : i5 Ir.; Parguez (premier état) : 33 fr.; posthume premier état) : 17 fr. — Cat. A. Moreau, p. 53.

Premier état. — Sans lettre; sur les marges des croquis, à gauche un casque et une épée, en bas une tète de cheval et une poignée d'épée. Deuxième état. — Sans les croquis, sans aucune lettre. Troisième état. — En bas à droite l'adresse de Motte; au milieu la légende. Quatrième état. — En bas à gauche : « Delacroix, inv. et lithog. »; à droite : n Lith. Vayron »; au milieu : « Pauvre crâne vide, que me veuxtu dire avec ton grincement hideux? •> Il existe un état sans nom d'imprimeur.

2° M. Andrieu possède la sépia originale quia servi à l'exécution de cette Tous les sujets delà suite du Faust ont dû être ainsi traités avant d'être lithographies.

N° 237 : Faust et Wagner

Lithographie. — H. o™i85, L. 260. — Vente Parguez (premier état) : 60 fr.; (deuxième état) : 10 fr. — Vente Villot (troisième état) : 3 fr. — Cat. A. Moreau, p. 53.

Premier état. — Avant toute lettre, avec un trait carré et un

double filet autour du dessin; croquis dans la marge de gauche

représentant un Grec debout.

Deuxième état. — Le croquis effacé, mais avec le trait carré et

le double filet; avant toute lettre.

Troisième état. — Avec l'adresse de Ch. Motte. Quatrième état. — A droite : « Lith. Vayron »; à gauche : « Delacroix »; au milieu ; t( FAUST. Heureux qui peut conserver l'espérance de surnager sur cet océan d'erreurs!... L'esprit a beau déployer ses ailes, le corps, hélas! n'en a point à lui ajouter. » Il y a aussi un très bon état sans nom d'imprimeur.

L'ŒUVRE DE DELACROIX

N" 238 : Faust, Méphisto et le barbet

finir le fameux compte

Lithographie. — H. o"'23o, L. o"'2io — Vente Parguez (premier état) : 12 fr. — Cat. A. Moreau, p. 54. Premier état. — Avec la légende au milieu et l'adresse de Ch. Motte en bas à droite.

Deuxième état. — A droite : « Lith. de Villain. " Troisième état. — En basa gauche : « Delacroix, invt et lithog. '>; à droite: o Lith. Vayron »; au milieu : « Il grogne et n'ose nous aborder; il se couche sur le ventre, il remue la queue. » D'une lettre de 1862 à M. Philippe Burty, il resuite que le Faust rapporta à Delacroix « quelque chose comme cent francs, et, de plus, une gravure de Lawrence, \e Porlrait de Pie VJ/.it Ce compte môme fut difficile à faire, car voici le brouillon sans date d'un billet adressé à Ch. Motte: « M. Motte a bien voulu me promettre de cette année. Ces chiennes d'affaires vont à reculons. »

N° 239 : Méphisto apparaissant à Faust

Lithographie. — H. o™26o, L. o"'2io. — Ventes Parguez (premier état) : 60 fr.; posthume (premier état) : 40 fr. — Cat. A. Moreau, p. 54.

Premier état. — Avant toute lettre.

Deuxième état. — En bas à droite l'adresse de Ch. Motte; au milieu la légende.

Troisième état. — En bas à gauche : « Delacroix, inv. et lithog. »; adroite : « Lith. Vayron »; au milieu : « méph. Pourquoi tout ce vacarme? Que demande monsieur? Qu'y a-t-il pour votre service? » Il y a un très bon état sans nom d'imprimeur.

Eugène Delacroix, comme on l'a vu plus haut, peignit ce sujet pour M. Motte, l'imprimeur, qui vendit ce tableau à M. Devéria. Ce tableau, haut de 0^48 et large de o"40, fut exposé au Salon de 1827 (voir cat. A. Moreau, p. 170, et plus haut, au cours de l'année 1827, n" 221.)

N" 240 : Méphisto recevant Fécolier

fij^m Lithographie.

0m état) : 5i fr.; :

tirage, l'cditcur

H. o"26o, L. o™220. — Ventes Parguez (premier Delacroix (deuxième état) deux épreuves : 19 fr. —

Cat. A. Moreau, p. 55.

Premier état. — Sans aucune lettre. Tiré sur la pierre originale.

Deuxième état. — En bas h droite, l'adresse de Ch. Motte; au milieu la

légende. Tiré sur la pierre originale.

HÏaut mettre les amateurs en garde contre un troisième état portant en

bas à gauche : n Delacroix, invt et lithog. »; à droite : « Lith. Vayron »;

au milieu : « Ce que vous avez de mieux à faire, c'est de jurer sur la parole du maître... Tenez-vous-en aux mots : Vous êtes sûr d'entrer par

la grande porte au temple de la Vérité. « La pierre ayant été brisée au en fit faire une copie par un artiste resté inconnu.

N° 241 : La Taverne des étudiants

subi plusieurs

Lithographie. — H. o"'270, L,o™220. — Ventes Parguez (premier état) : 53 fr.; posthume (deuxième état) : 12 fr. — Cat. A. Moreau, p. 55.

Premier état. — Avant toute lettre.

Deuxième état. — A droite, l'adresse de Ch. Motte; au milieu la légende. Troisième état. — En bas à gauche : 0 Delacroix invt et lithog. »; h droite : « Lith. Vayron u; au milieu : « Au feu! A l'aide! l'enfer s'allume!... Sorcellerie!... Jetez-vous sur lui... sonafTaire ne sera pas longue.» 1 y a aussi un état avec les mots : « Lith. Villain » et un autre sans nom d'imprimeur.

Cette pierre est une de celles qui ont le plus souffert au tirage. Elle a retouches et divers accidents.

N° 242 : Faust et Marguerite dans la rue

doute cet état sous

Lithographie. — H. o'"26o, L. o'"2io. — Ventes Parguez (premier état) : 5i fr.; posthume (deuxième état): 16 fr. — Cat. Moreau, p. 56. Premierétat. — Sans lettre, mais avec un tripletrait carré autourdu dessin. Deuxième état. — En bas, à droite, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la légende.

Troisième état. — En bas à gauche : « Delacroix invt et lithog. »; à droite : « Lith. Vayron»; au milieu : « faust. Ma belle demoiselle, oseraije vous oflrir mon bras et vous reconduire ».

La pierre a été cassée après le troisième état depuis le milieu du côté droit jusqu'au bas, où le mot « chez » est coupé en deux. M. Moreau avait sans les yeux quand il a relevé la légende, car il a omis les mots : « chez vous. «

N° 243 : Méphisto se présente chez Marthe

J\ mK^^ les

Lithographie. — H. o"^240, L. o"'20o.

— Ventes De La Combe (premierétat):

40 fr.; Parguez (premier état) : 40 fr.; posthume (premier et deuxième états):

40 fr. — Cat. A. Moreau, p. 56.

Premier état. — Avant toute lettre; sur 'OYi î '\y'i "^ -"^^^ Is^ marges en croquis, des lions et des '-~'^'/p^p/ H'rarC' ti:=^" ■ ^^*'""^^' ""'^ ^^^^ d'éléphant, plusieurs fi- '''^""-^'^"^ guresde profil, de trois quarts et de face, un choc de cavaliers, etc., nous reproduisons un fragment. Deuxième état. — Sans lettre, mais les croquis effacés. Troisième état. — En bas à droite, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la légende. Quatrième état. • — Avec la légende, mais sans nom d'imprimeur.

Cinquième état. — En bas, à g"auche : « Delacroix, invt et lithog. »; à droite : « Lith. Vayron »; au milieu : « méph. Il est bien hardi à moi de m'introduire aussi brusquement chez ces dames. Je leur en demande un million de pardons. »

N° 244 : Marguerite au rouet

Lithographie. — H. 0^220, L. o™i8o. — Ventes Parguez (premier état) : 23 fr.; De La Combe (premier état) : 24 fr.; posthume (premier état) : 3i fr. — Cat. A. Moreau, p. 57.

Premier état. — Avant toute lettre. Dans la marge du bas, un croquis de Paysage.

Deuxième état. — En bas, l'adresse deCh. Motte; au milieu, la légende : « Sans toi, l'existence — N'est qu'un lourd fardeau; — Ce monde si beau — N'est qu'un tombeau — Dans ton absence. »

Troisième état. — En bas, à gauche : « Delacroix, invt et lithog. «; à droite : (1 Lith. Vayron. »

Comparez la grâce naïve de notre composition à l'élégance fardée du tableau dA. Scheffer.

N" 245 : Duel de Faust et de Valentin

Lithographie. ^ H. o™23i, L. o"'28o. — Ventes Parguez

^p^emier état) : 38 fr.; posthume (premier état) : 12 fr. — Cat. A. Moreau, p. 5-.

Premier état. — H. o'"265, L. o^SSo. Avant toute lettre. Croquis dans la marge de gauche et dans celle du bas, représentant une épée, le derrière d'un cheval, un page vu de dos et la tête d un guerrier casqué.

Deuxième état. — Sans les croquis; bords non rectifiés. Mêmes dimensions qu'au premier état.

1 roisième état. ^ En bas, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la kgende.

Quatrième état. H. o™225, L o™28o. En bas à gauche : " Delacroix, invt et lithog. »; à droite : « Lith. Vayron »; au milieu : « méph. Pousse. — val. Oh! — MÉPH. Voilà mon rustaud apprivoisé... n

N" 246 : Fuite de Faust et de Méphisto après le duel

Lithographie. — H. o"26o, L. o'"2io. — Ventes Parguez (premier état) : 20 fr.; De La Combe (deuxième état) : 10 fr.; posthume (premier état) : 8 fr. —Cat. A. Moreau, p. 56. Premier état. — Avant toute lettre; avec croquis dans la marge de droite, représentant un homme en costume allemand, vu de dos. Deuxième état. — Avant toute lettre, mais sans les croquis. Troisième état. — En bas, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la légende.

Quatrième état. — En bas à gauche : 0 Delacroix, invt et lithog. »; h droite : 0 Lith. Vayron »; au milieu : o méph. Il nous faut promptement gagner au large. »

Le geste de Faust repoussant son épée au fourreau, et l'attitude de Méphisto jetant un regard

en arrière, sont admirables d'expression, ici d'ironie, là de remords.

L'ŒUVRE DE DELACROIX

N° 247 : Marguerite à l'église

Dieu tond Quidquid

Lithographie. — H. o^^bS, L. o"'220. — Ventes Parguez (premier état) : 26 fr.; posthume (premier état) : 35 fr.; X.... 1874 : i/fr. 5o. — Cat. A. Moreau, p. 58.

Premier état. — Avant toute lettre; un triple trait carré entourant le dessin.Voir le même sujet traduit plus simplement dans le tableau de 1846. Deuxième état. — En bas, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la légende.

Troisième état. — En bas, à gauche : « Delacroix, invt et lithog. «; à droite : « Lith. Vayron »; au milieu : « marg. Malheureuse! Ah! si je pouvais me soustraire aux pensées qui se succèdent en tumulte dans mon âme et s'élèvent contre moi! — le mauvais esprit. La colère de

sur toi La trompette sonne... Malheur à toi. — chœur. Index ergo cumsedehit —

latet apparebit — Nil inultum remanebit. »

N° 248 : Faust et Méphisto dans les montagnes du Hartz

loin du te h gauche

Lithographie. — H. ©'"240, L. o'"2o5. — Ventes Parguez ( premier état) : i5 fr.; De La Combe (premier état) : 3i fr.; posthume (premier état) : gfr.; (deuxième état) : 7 fr. — Cat. A. Moreau, p. 58.

Premier état. — Avant toute lettre; croquis dans toutes les marges, représentant des chevaux, une barque à voile, un lézard, un serpent. Deuxième état. — Sans les croquis et sans lettre.

Troisième état. — En bas, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la légende. Quatrième état. — En bas, à gauche ; « Delacroix invt et lithog. »; à droite : « Lith. Vayron »; au milieu : 0 méph. Nous sommes encore

rme de notre course. » Après le quatrième état, la pierre a été cassée dans le haut,

l'entaille est de o™o55 sur une longueur de o'"o3.

N° 249 : L'ombre de Marguerite apparaissant à Faust

Lithographie. - H. o'"26o, L. o"35o. — Ventes Parguez (premier état) : 3o fr.; posthume (premier état) : 10 fr.; (deuxième et troisième états) : 6 fr. — Cat. A. Moreau, p. 59.

Premier état. — Avant toute lettre; croquis confus sur la marge de

gauche.

Deuxième état. — Croquis effacés; aucune lettre. ffgivjf^^'. Troisième état. — En bas, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la S.Çt^aîf' légende.

Quatrième état. — En bas h gauche : 0 Delacroix, invt et lithog. »; à droite : « Lith. Vayion »; au milieu : (i méph. Laisse cet objet : on ne se trouve jamais bien de le regarder... Tu as bien entendu l'histoire de Méduse. — faust. Assurément, ce sont là les yeux d'un mort, qu'une main amie n'a point fermés. C'est là le sein que Marguerite m'a livré, c'est là le corps charmant que j'ai possédé. »

N° 2^0 : Faust et Méphisto dans la nuit du Sabbat

^^ Lithographie. — H. o'"2o5, L. o'"28o. — Ventes Parguez ~ (premier état) : 20 fr.; De La Combe (premier étati : 3o fr.; posthume (premier état) : 8 fr. — Cat. A. Moreau, p. 59. Premier état. — Sans aucune lettre; croquis dans la marge du bas. Deuxième état. — En bas, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la légende.

rroisième état. — En bas à gauche : 0 Delacroix, invt et lithog. »; à droite : « Lith. Vayron »; au milieu : « faust. Que vois-je remuer autour de ce gibet .'' Ils vont et viennent, se baissent et se relèvent. —

MÉPH. C'est une assemblée de sorciers. — faust. Ils sèment et consacrent.— méph. En avant!

en avant ! »

Quatrième état. — Sans lettre ni croquis, sauf un cou de cheval. Le bord droit redressé.

N° 2 5 1 : Faust dans la prison de Marguerite

représentée

Lithographie. — H. o™25o, L. o'"2i 5. — Ventes Parguez (premier état) : 3i fr.; posthume (premier état) : 25 fr. — Cat. A. Moreau, p. 60.

Premier état. — Avant toute lettre.

Deuxième état. — En bas, l'adresse de Ch. Motte; au milieu, la légende. Troisième état. — En bas, à gauche : « Delacroix, invt et lithog. »; à droite : « I.ith. Vayron »; au milieu : « faust. Reviens à toi! un seul pas et tu es libre. — méph. Que de paroles inutiles! que de délais et d'incertitudes! Mes chevaux frissonnent; l'aube blanchit l'horizon. »

11 n'est pas sans intérêt de rapprocher cette composition de l'aquarelle

"^ que nous donnons au cours de cette année 1827, et où Marguerite est

seule dans la prison, avant l'arrivée de Faust et de Méphisto.

Année 1828

en haut à gauche

N° 2^2 : Intérieur d'alchimiste

Toile. — H. o"'23, L. o"'3i. — Appartient à M. Warnier, d'Arras. — Non catalogué par M. Moreau.

Cette très ancienne toile, non datée, doit remonter à l'époque des compositions du Faust. C'est l'intérieur du cabinet du fameux docteur : un hibou perché sur une chaise gothique, auprès d'une table où sont disposés des bocaux, une lampe, un chapeau h plume posé sur des in-folios, des gants, une canne; cela sent pleinement les œuvres ténébreuses de l'alchimie. Sur les carreaux de la petite fenêtre it les initiales E. D.

L'ŒUVRE DE DELACROIX

N'''2^3, 2)4, 2 5^, 2^6 : Richelieu disant la messe

i°ToiIe. — -H. 4"'2o, L. 3"'oo. — Signé, daté: 1828. — Lithographie par Jourdy : o'"348 sur o"'245. — Tableau détruit en février 1848. — Cat. A. Moreau, p. 210.

2° Aquarelle. — H. o'"34, L. o"'27.

— Vente Jacq. Léman, 1874 : 98 t'r.

3° Toile. — Esquisse sans changement, quoique plus sommaire.

— H. o"'34, L. o"'25. — Apppartient à M. Mahler.

4" Ce n'est pas tout ce que Delacroix a fait sur ce sujet : le cardinal de Richelieu disant la messe au Palais-Royal. Il existe aussi une autre esquisse peinte, appartenant à M. Ch. Nuitter, et divers projets et croquis pour le même sujet, qui ont fait partie de la vente Leraan, citée

plus haut et sont entrés depuis dans la collection de M. Philippe Burty, notamment

des études pour le hallebardier.

N"' 257, 2^8 : Portraits d'élèves de la pension Goiibau

blanc, la en ovale.

i" M. Eugène Berny d'Ouville. — Toile ovale. — H. o"'6o, L. o"'5o. — Appartient à M. G. Arosa.

— Non catalogué par M. Moreau.

2° M. Auguste-Richard de la Hautière. — Toile.

— H. o^'ôo, L. o"'5o. — Appartient à M. de la Hautière. — Non catalogué par M. Moreau.

M. Eugène Berny d'Ouville était lauréat du second

prix de thème latin au concours général en 1828, et

M. de la Hautière, lauréat du second prix de version

latine. Le portrait de ce dernier est resté dans son format carré d'origine.

Les cheveux sont châtain clair, le teint blanc et rose, l'habit noir, le gilet

cravate jaune avec des rayures. — Le portrait de M. Berny d'Ouville a été coupé

Il est signé en clair et daté au bas à droite : la redingote est brune.

N°^ 259, 260 : Copies d'après Rubens

1° Portrait d'une dame de la famille Boonen. — Toile. — H. o"'65, L. o'"54. — Photolithographié par Arosa: o^iig sur o"^098. — Vente posthume: 38o fr.; Vente G. Aro'sa, février 1878 : 700 fr. à"M. H. Hecht.

2° L'embarquement de Marie de Médicis. — H. o"'40, L. o"'32. — Photolithographié par Arosa :o'"i2o suro"'095. — Vente posthume : io5 fr.; Vente G. Arosa, février 1878 : 3io fr. à M. Barbedienne.

L'ŒUVRE DE DELACROIX

N° 261 : Bataille de Nancy — Esquisse

siette, de grandeur à l'œuvre

Toile. — H. o'"4q, L. o"'70. — Vente posthume, n" 56 : 4 100 fr. à M. de Laage. — Acheté à la vente de ce dernier par M. Choquet. — Photolithographié par Arosa en deux dimensions : o'"i5o sur o™2o6, et o"'2i9 sur o™io6. — Cat. A. Moreau, p. 3 12.

C ost l'esquisse du tableau de i83i (voir plus loin). Dans le t ibleau, l'église a été supprimée, les accessoires du premier pi in ont été simplifiés, les lignes de la composition ramenées a une sorte de parallélisme horizontal, qui donne plus d'asun des morceaux les plus précieux du musée de Nancy.

N" 262 : Mazeppa

caractère qu'il est intt

Toile. — H. o'"265, L. o"'35o. — Appartient à M. David d'Angers fils. — Non catalogué par M. Moreau.

Cette toile a été peinte d'après la composition lithographiée par Géricault; les changements sont insignifiants. On sait que le héros de Bvron a également inspiré Horace 'Vernet et Louis Boulanger. Le lila^eppa lie Louis Boulanger fut précisément exposé en cette année 1828 et il est placé aujourd'hui au musée de Rouen, dans la même salle que le Triomphe de Trajan de Eugène Delacroix. Le même artiste, qui avait une belle imagination romantique, a consacré au même sujet trois autres lithographies d'un grand ressant de comparer à celles de Delacroix.

N" 26) : Le prisonnier de Chillon

Sépia. — Vente Viliot, i865 : 80 fr. — Voir le tableau à Tannée 1834.

La composition diffère de celle du tableau. Dans ce dessin, le prisonnier est assis sur la paille.

N" 264 : Études de lions

Toile. — De 12a i5. — N"2i3 de la Vente posthume: 1,180 fr. à M. Bidermann. — Çat. A. Moreau, p. 322.

Ces études ont été faites sur nature ou peintes d'après des croquis pris sur nature. On sent, en effet, les diverses reprises de l'artiste suivant tous les mouvements de l'animal dans l'inconstance de ses poses successives et leur extrême mobilité. « Les tigres, les panthères, les jaguars, les lions..., écrit Delacroix sur un de ses carnets, d'où vient le mouvement que la vue de tout cela produit chez moi? Combien il est nécessaire de se secouer de temps en

temps, de mettre la tète dehors, de chercher à lire dans la création. »

L'CEUVRE DE DELACROIX

N° 265 : Le Turc au harnais

Toile. — H. o"i40, L. o'"32. — Lithographie par Eug. Le Roux dans les dimensions de o'"225 sur o^i/S.— Cat. A. Moreau, p. i25. Coiffe d un large turban, dont l'ombre descend sur le visage et se prolonge par une longue barbe noire, l'homme revêtu d'un caftan à larges manches est assis sur un escabeau. De la main gauche, il tient une de ses jambes croisée sur l'autre. De la droite il s'appuie sur un fusil. Près de lui, sur un support élevé, repose une selle turque et tout le harnachement du cheval. M. Moreau intitule ce tableau « le Turc à la selle. » Il y a deux états de la lithographie faite par M. Le Roux. Le premier état, sans aucune lettre, porte en bas au milieu : « Imp. Bertauts ». Sur le deuxièrne état, on lit en haut à droite le numéro i; en bas à gauche : « Eug. Delacroix, pinx. Galerie d'amateurs » ; a droite : « Eugène Le Roux lith., Giîiaut fr., édit., boulev. desitaliens, 5 »; au milieu : a Imp. Bertauts, tiré du cabinet de M. Moreau. »

N° 266 : Arménien

Sépia. — H. o™i6o, L. o'"ro9. — Gravé à Teau-forte, de mêmes dimensions, par F. Villot. — Vente Villot, i865 : 49 fr. — Cat. A. Moreau, p. 292.

C'est en 1845 seulement que M. Frédéric 'Villot grava ce dessin dont l'importance nous paraît bien minime. Mais nous nous sommes fait une loi de ne rien éliminer de notre propre mouvement. Tel geste, telle attitude , dans le moindre croquis, en apparence insignifiant, peut, en effet, avoir été comme le coup d'essai du maître qui l'aura repris, agrandi, et plus tard complété dans quelque autre composition. — N'y a-t-il pas là comme un souvenirde J.-J. Rousseau?

N°' 267, 268 : Cheval bai brun. — Deux études

Deux aquarelles gouachées, avec variantes sans importance. — "Vente "Villot, i865.

N° 269 : Faust au Sabbat

de cet sonore

Aquarelle. — Toile de 4. — N° 389 de la "Vente posthume : ii5 fr. — Appartient à M. G. Arosa. — Non catalogué par M. A. Moreau.

Delacroix a cherché là surtout le cadre de la scène, une disposition de montagnes en vue d'une composition définitive. Cette gorge rocheuse avec ses monts abrupts a beaucoup de l'aspect sauvage que l'on retrouve si fréquemment dans nos Cévennes et dans la Montagne noire. « Accroche-toi aux flancs du roc, autrement il va te précipiter au fond

abîme. Ecoute le frémissement plaintif des rameaux qui se brisent, l'ébranlement

des troncs puissamment secoués, le sifflement des racines.

L'ŒUVRE DE DELACROIX

Faust à 1 étude

pi$sj|?^jg Aquarelle. — Variante de la lithographie n° 23o de 1827. — H. o'"i63, -Jrf;-i:."! ,rsTe £ o™i35. — Vente Paul Blacque,'" 1866 : 490 fr. — Vente Fould, février 1882 : 3oo fr. — Non catalogué par M. Moreau.

Faust est assis. Dans la lithographie, il est debout. — Pendant l'exposition de la vente Fould, on entendait dire dans le public que le type de ce Faust était calqué sur celui de M. Gambetta. La ressemblance est en effet frappante, mais elle est purement fortuite. Delacroix n'a point connu M. Gambetta, qui, d'ailleurs, n'était point né en 1828. Les fausses légendes ont la propriété des mauvaises herbes, celle de croître très rapidement, si on ne les arrache au moment où elles sortent de terre. Nul moins que Delacroix n'a besoin qu'on ajoute à son œuvre les curiosités de l'intérêt anecdotique. Il se soutient de lui-même par l'intérêt humain.

N°' 271, 272 : Quentin Dur'ward et la princesse de Croy

-Lithographie par Léon Noël:

- Non catalogué par M. Mo-

1" Aquarelle. — H. o"'25, L. o"M9.o"' 180 sur 0^140, en sens opposé. ■ reau.

Cette aquarelle n'est pas une des meilleures de Eugène Delacroix. Elle a des tons qui sentent l'enluminure. Nous pensons qu'elle a dû être exposée quelque temps à une trop grande lumière.

2" 11 existe aussi un dessin mine de plomb de la même composition, vendu 40 francs en 1846, à la vente de Monville, et mesurant o™20 sur o^iô. A ce sujet, disons que les romans de Walter Scott étaient le seul terrain où la bourgeoisie d'alors consentît à se rencontrer dans un sentiment 3 d'admiration commun avec les romantiques. M. Thiers lui-même qui, soufflé par le peintre Gérard, a eu la bonne fortune extraordinaire de parler en bons termes de Eug. Delacroix, resta dans le fond jusqu'à son dernier jour l'ennemi, sinon déclaré, du moins intime du romantisme.

N° 275 : Seigneur vénitien

jours de 18 M. de Sacy connaître 1 nir : i( Ah!

Aquarelle. — H. o'"2i, L. o'"i6. — • N° SgS de la Vente posthume : 160 francs. — Vente hôtel Drouot du 24 mars 1876 : 60 fr. à M. Petit. — Non catalogué par M. Moreau.

Nous conservons le titre du catalogue de la Vente posthume, bien que ce

jeune seigneur, traité à la façon de Bonington, ne nous paraisse rien avoir

de spécialement vénitien, tout en étant absolument romantique. — Si l'on

veut connaître le sentiment de M. Thiers sur le romantisme, on le trouvera

dans le discours de M. John Lemoinne h la réception de M. Labiche à

^ l'Académie française : <c Je me rappelle qu'un matin, dans les plus mauvais

i,M. Thiers que j'étais allé voir à Versailles, m'ayant demandé des nouvelles de

je lui répondis qu'il continuait à être amoureux de ses vieux livres et à ne pas

es romantiques. Et M. Thiers me dit avec cette vivacité dont vous avez le souve-

il a bien raison, Sacy; les romantiques, c'est la Commune. »

L'ŒUVRE DE DELACROIX

N° 274 : Femme couchée caressant un chien

Aquarelle. — ■ Vente Villot, i865 : 520 fr. à M. Chevalier. — Cat. A. Moreau, p. 296.

N;' 275, 276 : M. Simon

plus lo:

1° Dessin rehaussé d'aquarelle. — H. o"M4o, L. o™og5. —

Signé au bas à droite.

2° Dessin rehaussé d'aquarelle. — H. o'"20, L. o™i3.

M. Simon, maître de ballets à l'Opéra, est représenté en costume de théâtre. L'aquarelle le montre dans le rôle du MajorJomu de (( La Belle au Bois dormant »; le dessin, dans le rôle du capitaine Bracassio, chef de forbans, du « Diable amoureux. » ^ M. Simon était un vieillard très aimable. Sa démarche fut jusqu'à sa mort ce qu'elle avait toujours été : élégante, simple et aisée tout à la fois. Il s'était retiré à Crécy-en-Brie, où il est mort il y a environ cinq ou six ans. On trouvera n divers portraits de madame Simon, qui était fort belle.

N° 277 : Chevalier

Mine de plomb rehaussée d'aquarelle. — H. o"'23, L. o'"i8. — Appartient à madame Pierret. — Non catalogué par M. Moreau.

Il est revêtu d'une armure complète, le heaume en tête, la lance au poing, et monté sur un cheval blanc qui s'avance au pas relevé, d'une noble allure. Et ce qui accentue davantage cette allure, c'est la proportion très restreinte de l'arrière-train du cheval. Delacroix voulait avant tout le mouvement. 11 y arrivait souvent par des exagérations ou ce qui paraît tel à notre jugement, fondé beaucoup plutôt sur le raisonnement que sur l'exacte perception des formes apparentes. Je dis formes « apparentes » et non formes « réelles ». Or, Eugène Delacroix n'a jamais manqué à celte son art . Il a toujours rendu l'apparence des choses et non leur essence.

N"^ 278, 279 : Selbitz blessé

i°Dessinàlamine de plomb. — H.o'"270,L.o"'2o5. — A appartenu à M. Riesener. — Non catalogué par M. Moreau.

2° Aquarelle. — H. 25o, L. 265. — Vente Jacques Léman, 1874 : 65 fr. — Non catalogué par M. Moreau.

Le dessin a été très probablement exécuté après l'aquarelle, car il 'est incomparablement plus souple. Nous rappelons que ce motif est emprunté au troisième acte de Gœt^ de Berlichingeii, qui a si souvent inspiré Delacroix.

L'ŒUVRE DE DELACROIX

N°'28o, 281, 282 : Intérieur d'hôpital militaire

1° Aquatinte. — H. o™22i, L. o'"26o. — Vente posthume du

29 février 1864 : 1 1 fr. et 22 fr. — Cat. A. Moreau, p. \- .

2° Dessin à la plume et sépia. — H. o"'24, L. o"'27. — Vente

Villot, 1875 à M. de Vasselot. — La composition est, dit-on, de

Géricault. — Non catalogué par M. Moreau.

3" Croquis. — H. o"i52, L. 210. — Photolithographié par

Arosa. — Non catalogué par M. Moreau.

Un turc coiffé d'un turban et tout habillé se dresse sur sou lit. De vifs accrocs de lumiùre éclairent les mains, la tête, le traversin. Du plafond pend une draperie. Dans l'ombre du fond on distingue vaguement une rangée de lits et un personnage qui se tient debout près d'un de ces lits. — Sans aucune lettre, signature ni date. La composition est dans le sens contraire à celui du dessin.

N° 283 ; Turc montant à cheval

Aquatinte. — H. o™2i6, L. o'"266. — Héliogravé pour

l'ouvrage de M. A. Moreau : o'"io5 suro'"i3o. — Vente

posthume (deuxième état] : 10 fr. — Vente Villot, décembre

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