Vente Villot, i865 Cat. A. Moreau, p
3,100 fr. au duc d'Au-
2° Outre l'aquarelle du duc d'Aumale, il y en avait une autre que l'on pouvait encore voir en i852 au musée de Sèvres, celle d'aprcs laquelle le carton fut dessiné par le praticien de Delacroix. Elle n'y était plus exposée en i863. Depuis elle a tout à fait disparu des collections de Sèvres, et l'un des derniers directeurs, consulté à ce sujet, dit que ce dessin est du nombre de ceux qu'on n'a plus retrouvés à la manufacture après l'occupation prussienne. La perte est d'autant plus regrettable que cette aquarelle devait présenter une légère variante. Le combattant qui reçoit un coup de talon dans le visage ne se voit pas dans le carton.
N° 751 : Turc écrivant
Toile peinte à la cire. — H. o'"28, L. o'"35. — Vente Villot, i865 : 170 fr. — Cat. A. Moreau, p. 273.
Il est assis à terre, vu de profil, la tête tournée à droite, écrivant sur ses genoux ou plutôt calligraphiant quelques versets du Coran. Le mouvement de tranquille attention exprimé par la jolie inclinaison
de la tête est tout à fait charmant et l'ensemble du dessin très pur.
N" 7 5 2 : L'éducation de la Vierge
Toile. — H.o'"93, L. i™2i. — Gravé à Peau-forte par Hédouin pour V Artiste, dans les dimensions de : H. o'"i27, L. o'^ibS.
— Refusé au Salon de 1845. — Voir réduction variante à i852.
— Vente George Sand, 23 avril 1864, retiré à 2,200 fr. — Vente Edouard Rodrigues, 8 octobre 1878, retiré à 4,200 fr. — Cat. A. Moreau, pp. 98, 264.
George Sand a retiré de sa vente ce tableau qu'elle a offert en 1866 à M. Edouard Rodrigues, qui en racontait volontiers ce qui suit et que nous empruntons textuellement aux no'tes de M. A. Robaut : « Delacroix, au retour d'une promenade dans Nohant, dit à George Sand, dont il était l'hôte : « Je viens de voir en rentrant, dans le parc, un motif de tableau superbe, une scène qui m'a beaucoup touché. C'était votre fermière avec sa petite fille. J'ai pu les regarder tout à mon aise derrière un buisson où elles ne me voyaient pas. Toutes deux étaient assises sur un tronc d'arbre. La vieille avait une main posée sur l'épaule de l'enfant qui prenait attentivement une leçon de lecture. Si j'avais une toile, je peindrais ce sujet. — Mais je n'ai pas de toile ici, lui répondit George Sand. » Sur quoi, Delacroix, avisant un paquet dans un coin du vestibule, y trouva du coutil à l'usage des tabliers de cuisine, et sur le champ il se mit à l'œuvre, qui ne seressent que trop du manque de préparation de la toile, car l'aspect général est un peu sale et froid, et on remarque aussi par endroits des parties embues h côté d'autres très brillantes d'empâtement, la couleur s'étant accrochée inégalement... — Quelques amateurs nomment aussi ce tableau « la petite Fadette. » Il suffit, pour les détromper, de les renvoyer aux Lettres publiées par M. Burty et aux Lettres inédites publiées, dans VArt, par M. J.-J. Guiffrey.
L'ŒUVRE DE DELACROIX
N"75} : Une filandière à Nohant
Croquis j la plume. — H. o'"22, L.o'"i9. — Appartient à M. Dollfus. — Non catalogué par M. Moreau.
Au mois de juin 1842, Delacroix était chez madame George Sand à Nohant, d'où il écrit à son ami l'ierret : « Madame Sand souffre fréquemment de violents maux de tète et d'yeux qu'elle prend sur elle de surmonter le V plus possible et avec beaucoup de force pour ne pas nous fatiguer de ce qu'elle souffre. Le plus grand événement de mon séjour a été un bal de >- paysans sur la pelouse du château, avec le cornemuseux en réputation de ~ l'endroit. Les gens de ce pays offrent un type remarquable de douceur et de bonhomie; la laideur y est rare, sans que la beauté y saute aux yeux fréquemment; mais il n'y a pas cette espèce de fièvre qui se dénote dans les pavsans des environs de Paris. Les femmes ont toutes l'air de ces figures douces qu'on ne voit que dans les tableaux des vieux maîtres. Ce sont toutes des sainte Anne. » C'est ce qui inspira à Delacroix l'idée de peindre 0 l'Éducation de la 'Vierge. » ( Voir le n" précédent. )
N" 754 : Vue générale des environs de Champrosay
Toile. — H. o'"4t, L. o'"72. — Lithographie à la plume par A. Robaut pour le catalogue de la vente C. Dutilleux, dans les dimensions de : H. o'^oji, L. o"'i28. — Vente posthume, n° 2i5 : 910 fr. à M. Piron, qui Fa offert à Jenny Le Guillou. — Légué par Jennv Le Guillou à C. Dutilleux. — Vente après décès de C. Dutilleux, en 1874: i,55o fr. à M. Brame. — Vente
Carvalho, 1876 : 710 fr. — Vente novembre 1878 : 1,000 fr. à M. le baron de
Beurnonville. — Non catalogué par M. Moreau.
N''75^ : Hamlet et Laertes
Croquis à la mine de plomb. — H. o'"29, L. o™2i. — Reproduit en fac-similé par A. Robaut dans les mêmes dimensions. — Vente posthume, n° 405 : 2o5 fr. à M. A. Robaut. — Voir la lithographie à Tannée 1834, n" 55o. — Non catalogué par M. Moreau.
Il y a peu de variantes avec la lithographie originale, qui est retournée. — Dans ce croquis, on remarque plus de simplicité et plus d'expression à la fois, partant aussi plus de grandeur; car l'absence d'effet ou de coloratiorl produit presque toujours ce résultat. Il est à remarquer, d'ailleurs, que Delacroix se plaisait a calquer plusieurs fois ses compositions, et plus il avançait, plus il simplifiait, s'efforçant de rendre en dix coups de crayon, au lieu de cent, ce qu'il avait d'abord exprimé. On ne saurait trop insister sur ce point ignoré au moment de la vente, ce qui fit que les plus beaux dessins du maître furent la plupart du temps délaissés aux enchères, parce qu'ils étaient sur papier calque. Les artistes seuls ne s'y laissaient pas prendre. — Nous rappelons que la scène représentée ici est la première du cinquième acte : 0 Je t'en prie, retire tes doigts de ma gorge, car bien que je ne sois pas emporté et prompt dans ma colère, j'ai pourtant en moi quelque chose de dangereux. »
L'ŒUVRE DE DELACROIX
N° -j^d: Hamlet. — Mort d'Hamlet et de Laertes
['ijl iV'^" Croquis à la mine de plomb. — H. o'^ag, L. o'"2i. — Reproduit lllî ' Wl ' ' en fac-similé par A. Robaut dans les mêmes dimensions. — Vente
posthume, n" 406 : 280 fr. à M. Eug. Détriment. — Appartient à M. Feydeau. — Non catalogué par M. Moreau. ^,W5 Les observations que nous avons faites au sujet du pre'ce'Jent numéro portent également sur celui-ci. Nous n'avons de remarques spéciales à faire que sur la composition du sujet. Nous n'assistons pas ici, comme on pourrait le croire, à la fin du duel d'Hamlet et de Laertes, dans lequel les combattants succombent tour à tour, frappés par le même fleuret démoucheté et empoisonné, qu'ils ont échangé dans la chaleur du combat. Delacroix a reproduit le dernier tableau du drame. — La scène est jonchée de cadavres. La reine est morte, le roi est mort, mort Laertes, mort Hamlet; le jeune Fortinbras, prince de Suède, a pénétré au bruit des fanfares et des tambours et s'est éloigné en donnant cet ordre qu'on exécute et qui clôt le drame : « Que quatre capitaines portent Hamlet sur l'estrade, comme on fait pour les soldats; car il est vraisemblable que si le destin l'eût mis à l'épreuve, il se fût montré un très grand roi. Que la musique guerrière et les marques de respect militaire l'accompagnent sur son passage. Enlevez les corps; un spectacle pareil orne un champ de bataille, mais offre ici un aspect lugubre. Allez ordonner aux soldats de faire une décharge de mousqueterie. " Marche funèbre. Ils sortent emportant les corps, après quoi on entend une décharge d'artillerie.
dimensions. —
N°*7^7, 7)8 : Études de lionnes
1° Lionnescouchées. — Croquisàla plume. — H.o^ij, L. o'"25. — Reproduit en fac-similé par A. Robaut dans les mêmes dimensions. — Vente posthume, n° 472 : 23o fr. à M. le baron de Laage. — Non
- catalogué par M. Moreau.
2° Lionne déchirant une proie. — Croquis à la plume. —
o'"i4. — Reproduit en fac-similé par A. Robaut dans les mêmes
Vente posthume. — Non catalogué par M. Moreau.
N°*759, 760 : Fantasias arabes
1° Cavalier arabe sabrant. — Croquis à la plume. — H. o™2o, L. o™i8. — Reproduit en fac-similé par A. Robaut, dans les mêmes dimensions. — Vente posthume, à M. Gauvin-Seiter. — Non catalogué par M. Moreau.
2° Cavalier arabe chargeant. — H. o"M7, L. o'"i8. — Reproduit en fac-similé par A. Robaut, dans les mêmes dimensions. — Vente posthume. — Appartient à M. Le Gentil d'Arras. — Non catalogué par M, Moreau.
L'ŒUVRE DR DELACROIX
N*"" 761, 762 : Chevaux attaqués
i" Cheval attaqué par un tigre. — Toile. — H. o-»23, L. o'"3i. — Gravé à Teau-forte par Saint-Marcel, Tannée suivante (1843), dans les dimensions de : H. o'"245, L. o"'3o5.
Vente posthume. — N" 80 de la Vente Beurnonville, avril 1880 :
;oo tr — Cat A Moreau, p. io3.
Che\al attaque par une panthère. — Aquarelle. — H o'"io3, L o MSo — Varnnte du n° pieeedent. — Non catalogué par M. Moreau. En ces œuvres se retrouve 1 idée permanente du drame qui hantait l'âme de l'artiste. Hommes, chevaux, lions et panthères, c'est toujours et partout le vertige de l'action et de la destruction exprimé avec une décision dans les plans et une fermeté" dans le modelé qui donnent à toutes ces compositions la grande allure de groupes sculptés.
Année 1848
N"^ y6j , jô^ : Lionne reposant sur le corps d'un Arabe
1° loile. — H. o'"2o, L. o'"3o. — \ppartient à M. Lamhert-Sainte- ( ioi\ — Non catalogué par M. MoiL tu
- Peinture sur bois. — H. o"'24, 1 o™35. — Non catalogué par M Moreau.
A quelques variantes près, faciles à saisir par le rapprochement, c'est, en apparence, le même tableau. Malheureusement, le second est, au point de vue de l'exécution, bien au-dessous du premier, tellement au-dessous, que la facture lourde et glaireuse éveille en nous quelque doute sur l'authenticité de l'œuvre. — Voir à l'année 184g une gravure originale du même sujet.
N° 76^ : Hamlet hésitant à tuer le roi
Toile. — H. o'"26, L. o'"iq. — Appartient à M. Paul Meurice. — Voir la lithographie à Tannée 1834. — Non catalogué par M. Moreau.
Ce tableau rend à peu de chose près, Taspeet de la lithographie du maître; seulement le fond étant très sombre, les deux personnages, et surtout le roi, se détachent en clair. De plus, l'expression de la tète d'Hamlet, qui est vue un peu plus de face, est plus jeune.
N" 766 : Hamlet tuant Poionius
Toile. — H. o'"27, L. o'"20. — Voir la lithographie à Tannée 1834. — Vente Diaz, janvier 1877 : 2,700 fr. à M. Perreau. — Non catalogué par M. Moreau.
N° 767 : Pietà — Première pensée
Dessin. — H. o"3io, L. o"'435. — Gravé sur bois par A. Pothey, pour V Illustration, août i863, dans les dimensions de: H. o'"3io, L. o"'435. — Çat. A. Moreau, p. 80.
La lettre du troisième état de cette gravure porte : 0 Dernier dessin sur bois d'Eugène Delacroix. — (Esquisse originale du tableau la Pietà, peint par lui dans une chapelle de l'église Saint-Denis-du-Saint- Sacrement.) » Dans cette première pensée, le maitre avait introduit l'apparat de draperies suspendues de chaque coté et soutenues par deux anges. La composition définitive gagne en grandeur à la suppression de ces accessoires pompeux, dans le goût de notre dix-huitieme siècle. (Voir le n" suivant.) Le geste de la Mère qui se renverse en étendant les bras en croix est une idée de génie. Les affres de la passion tout entière sont contenues dans ce mouvement d'une énergie et d'une grandeur terrifiantes. Les attitudes des apôtres, des saintes femmes; la tète tombante, la pose du corps privé de vie, qui s'affaisse les jambes replovées: l'obscurité crépusculaire qui enveloppe la scène, le cavalier qui s'éloigne à gauche; à droite les personnages qui hâtent le pas vers le groupe immobile, la ligne d'horizon sauvage et abrupte, le ciel qu'on entrevoit à peine, les lourdes draperies flottant au souffle de la nuit, tout cela plonge l'âme dans un recueillement dont on s'arrache avec peine. Rien n'a échappé au penseur, rien de la sombre poésie de ce drame lugubre et douloureux.
N" 768 : Pietà
Peinture murale à la cire. — H. 3™55, L. 4"'75. — Signé à droite en bas et daté 1843, — Gravé à l'eau-forte par Hédouin pour l'Artiste, dans les dimensions de : H. o'"i45, L. o"'202. — Appartient à l'église Saint- Denis-du-Saint-Sacrement, à Paris — Cat. A. Moreau, pp. 80, 96, 222 (notel.
« Cette œuvre relativement considérable, dit M. Moreau, fut exécutée par Delacroix en dix -sept jours; nous tenons ce détail de l'auteur lui-même, qui pour se rendre un compte exact du temps employé par lui, faisait, h la fin de chaque journée de travail, un trait sur le mur où il travaillait. >> — Quant h la date, M. Moreau, qui donne 1S41, se trompe certainement, car Delacroix, en juin 1843, demande à M. Lasalle- Bordcs de n se mettre à l'église. » La chapelle fut découverte en novembre de la même année, croyons-nous; peut-être même en novembre 1844.
L'ŒUVRE DE DELACROIX
N"^ 769, 770, 771 : Pietà. — Réductions et variantes
1° Toile. H. 0^37^ L. o"'45. — Gravé à l'eau-forte par Massard
pour le catalogue Laurent- Richard ( 1878 I, dans les dimensions
de : H. o"'ioq, L. o'"i32. — Cat. A. Moreau, p. 96.
2" Toile. — H. o"285, L. o'"4io. — Appartient à M. Georges
Rodrigues. — Cat. A. Moreau, p. 96.
3° Toile. — H. o'"2o, L. o'"42. — N° 7 de la vente posthume :
1,120 fr. à M. Lambert. — Cat. A. Moreau, p. 3o8.
Dans notre n" i, les variantes sont sensibles par la disposition du fond de paysage, des roches et par la suppression des deux petites figures du fond. Notre croquis présente la composition en sens contraire. — Le n" 1 est une simple réduction. — Le n° 3 est, s'il nous en souvient, disposé comme le n» 767 que nous venons de décrire.
N° 772 : La fiancée d'Ahydos
Toile. — H. o™35, L. o"'2 5. — Gravé à Teau-forte par Greux pour l\4r/, 3i janvier 1875, dans les dimensions de : H. o™25i, L. o"M89. — Vente du 28 avril 1874 : 32,o5o fr. — Appartient à M. Th. Melot. — Voir la varianteen largeur au numéro suivant et la variante en hauteur à Tannée i85i. — Non catalogué par M. Moreau.
Au bord d'une caverne ouvrant sur la mer, Selim va se séparer de Zuleika ^ qui se traîne à ses genoux et cherche à l'empêcher de donner le signal d'appel — à ses camarades. Selim la maintient d'un bras, et, tourné vers les profongrotte, hèle de la voix en agitant son cimeterre. — Le motif est celui de la I. dans le chant II de la Fiancée d' Ahydos, par lord Byron.
N° 77J : La fiancée d'Abydos
variante, 1 La grotte on voit à Selim qui
Toile. — H. o'"32, L. o"'40. — Lithographie par Charles Hue pour la publication intitulée: « Souvenirs d'artistes », dans les dimensions de : H. o'"i 76, L. o"2i8. — Voiries variantes en hauteur. Tune au numéro précédent, Fautre à l'année i85i. — Non catalogué par M. Moreau.
Si M. Moreau n'a pas catalogué ce tableau important, il a pris soin néanmoins de cataloguer la lithographie de Ch. Hue, mais avec une erreur assez grave, car il la donne comme exécutée d'après un tableau dont il rapporte exactement les dimensions, qui sont celles de la variante de i83i. — Dans la présente
e groupe de Selim et de Zuleika est autrement composé que dans notre n" 772.
est plus large, l'ouverture sur la mer plus grande. Le signal d'appel est donné, car
gauche les profondeurs de la caverne éclairées par les torches des compagnons de
se rapprochent en courant.
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N° 774 : Tête de lion vue de profil
Aquarelle.— H. o™i7, L. o'»i8. — Photographié par Braun dans les mêmes dimensions. — Phototypographié pour les Dessins du Louvre, Baschet, i883. — N° 469 de la Vente posthume : 410 fr. — Appartient au musée du Louvre, n° lyi'i du catalogue des dessins par M. de Tauzia. — Non catalogué par M. Moreau. o Le lion est le roi des animaux », a dit M. de Buffon. Ce n'est pas impossible, mais ce qui est certain, c'est qu'avec le cheval il domme tout le règne animal dans l'œuvre de Eugène Delacroix. Cette prédilection très marquée pour les grands fauves, qui ne s'explique par aucun détail connu de sa biographie anecdotique, appartient au domaine de sa biographie morale. Il est curieux, en effet, de voir cet esprit sobre, lettré et de goûts littéraires classiques, j'ai presque dit académiques, rechercher de préférence comme motifs pittoresques le mouvement, le drame, la passion, les scènes de pillage, d'incendie, de massacre, la destruction sous toutes ses formes, et le lion est l'agent de destruction par excellence : une mâchoire montée sur quatre pattes, comme l'a défini M. H. Taine.
N°'' yy^, 776 : Bouquets de fleurs
i" Aquarelle. — H. o'"22, L. o'"22. — Cliché sur verre (inédit) par A. Robaut, dans les dimensions de H. o'"i 18, L. o'"io8. — Partie du n° 625 de la Vente posthume : 220 fr. à M. A. Robaut. — Non catalogué par M. Moreau. 2° Aquarelle. — H. o™2o5, L. o"'26o. — • Lithographie par A. Robaut pour le catalogue de la vente C. Dutilleux, dans les dimensions de : H. o"'oqo, L. o"'i i5. — Partie du n" 625 de la Vente posthume : 200 fr. — Vente C. Dutilleux, 26 mars 1874 : 400 fr. à M. Bruyas. — Appartient, par suite du legs Bruyas, au musée de Montpellier. — Non catalogué par M. Moreau.
N° 777 : Personnage en costume allemand du seizième siècle
Sépia et croquis divers. — H. o"'i85, L. o"'i40. — Photolithographié, en 1868, par Arosa, dans les mêmes dimensions. — Vente posthume, à M. Philippe Burty. — Cat. A. Moreau, p. i3o. Nous conservons la désignation donnée par M. Adolphe Moreau. Cependant, il est bien évident que ce dessin est le portrait bien connu, mais librement interprété, d'Albert Durer. C'est également dans le sentiment de cet admirable maître que sont traces les croquis de figures qui occupent à droite et à gauche les marges du dessin. Delacroix, au moment de reprendre les motifs de 0 Gœtz de Berlichingen I) pour les dessiner en vue de la gravure sur bois, avait voulu consulter, étudier l'œuvre du grand artiste allemand et se familiariser avec le caractère simple, fort et profond de son style. On sait comment
y a réussi. — Voir à l'année i836, les numéros 634 à 646, et ci-après les n<" 778 h 781.
L'ŒUVRE DE DELACROIX
N" 778 : Frère Martin et Gœtz de Berlichingen
Dessin sur bois. — H. o"^2ij, L. o'"i45. — Gravé pour le Magasin pittoresque. — Voir la lithographie à l'année i836, n" 640. — Cat. A. Moreau, p. 76.
On voit en bas, signé sur le dessin à gauche : « Eugène Delacroix »; à droite,
n 1S43 », et au-dessous de cette date, les initiales adossées des graveurs, « A.
B.L., H. R »; dans la marge, au bas, « Gœtz de Berlichingen, drame par
Goethe. Acte 1°''. Gœtz de Berlichingen et frère Martin. — Dessin d'Eugène
Delacroix. » Le même bois a paru dans l'ouvrage de Henry de la Madelène :
(' Eugène Delacroix h l'exposition du boulevard des Italiens ». On connaît
la scène : Frère Martin serre la main de fer de Gœtz de Berlichingen. Si l'on
compare ce bois à la lithographie, on remarquera quelques variantes; l'escalier, ainsi que la
faux accrochée au mur, sont remplacés ici par une petite fenêtre quadrillée de plomb où
s'enchâssent des verres bombés en cul de bouteille.
N" 779 : Gœtz de Berlichingen écrivant ses mémoires
celui que de chasse occupent
Dessin sur bois. — H. o'"2i9, L. o'"i47. — Gravé pour le Magasin pittoresque. — Voir le tableau à Farinée 1845. — Voir la lithographie à l'année i836, n° 648. — Cat. A. Moreau, p. 76.
En bas à gauche, signé sur le dessin : «Eugène Delacroix»; à droite, les initiales des graveurs, A. B. L., H. R.; dans la marge du bas : « Acte IV. (iœtz de Berlichingen écrivant ses mémoires; Elisabeth sa femme. — Dessin d'Eugène Delacroix. » Le même bois a paru dans l'ouvrage de Henry de la Madelène, après la mort de Delacroix : « Eugène Delacroix à l'exposition du boulevard des Italiens. » — Le costume d'Elisabeth diffère ici de
l'artiste lui a donné dans la lithographie. Delacroix a en outre ajouté un trophée composé d'un bucrane de cerf, d'une arbalète, d'une corne et d'une gourde, qui
h gauche le vide de la muraille.
N"" 780 : Gœtz de Berlichingen blessé
figures qui, là grâce et
Dessin sur bois. — H. o"'2i6, L. o"'i46. — Grave pour le Magasin pittoresque. — Voir la lithographie à l'année i836, n° 644. — Vente Pierret ( cak]ue du dessin original), mai 1879: 5o t'r. — Cat. A. Moreau, p. 77.
Signé en haut, sur le dessin, dans le ciel : « Eugène Delacroix », et au-dessous : « 1842 ». — En bas à droite, les monogrammes des graveurs A. B. L., H. R.; dans la marge, en bas ; « Gœtz de Berlichingen. Acte V. Gœtz de Berlichingen blessé est secouru parles bohémiens. — DessindeM. Eugène Delacroix. » Le même bois a paru dans l'ouvrage de Henry de la Madelène. — Une figure de petite bohémienne déguenillée remplace ici les grandes la lithographie, se tiennent derrière le cheval de Gœtz, et ajoute, oppose ici rire de l'enfance à la rude physionomie des gens de guerre.
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L'ŒUVRE DE DELACROIX
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N" 781 : Mort de Gœtz de Berlichingen