‹ L'œuvre complet de Eugène Delacroix, peintures, dessins, gravures, lithographiesChapitre 47 sur 114 · Frère Martin serrant la main de fer de Gœtz · texte numérisé non relu

Frère Martin serrant la main de fer de Gœtz

Lithographie. — H. o"'255, L. o"'i95. — Gravé sur bois, sur un dessin du maître, pour le Magasin pittoresque, voir aux années 1842 et 1843. — Vente posthume (premier et deuxième états) : 17 fr.; vente Forget, décembre 1873 (deuxième état : 7 fr.; vente . Villot, décembre 1875 (premier état) : 20 fr., à la Bibliolhèque nationale. — Cat. A. Moreau, p. 36, 77.

Premier état: Le fond, à gauche, très soutenu de ton. Deuxième état : Le fond, surtout près de la faux, très affaibli. Scène de (îœtz de Berlichingcn. (Acte I, scène II.) — « Mautin. Votre nom, je vous prie. — Gœtz. Excusez-moi... Adieu. (11 lui tend la main gauche.) — Martin. Pourquoi me tendez-vous la main gauche .'' Ne buis-je pas digne de la droite d'un chevalier? — Gœtz. Et quand vous seriez l'empereur, il faudrait bien vous en contenter. Ma main droite, bien qu'à la guerre elle ne me soit pas inutile, est insensible aux serrements de l'amitié. Elle et son gant ne font qu'un : elle est de fer. »

N" 641 : Weislingen attaqué par les gens de Gœtz

Lithographie. — H. o'"3o5, L. o'"27o. — Voira Tannée i85o. — Vente posthume idcuxicme état), deux épreuves, 22 fr.: vente Forget, 1873: 12 fr.; vente Villot (deuxième état); 26 fr. à M. Goupil. — Cat. A. Moreau, p. 3û.

Premier état : IL o'"370, L. o'"3oo. Sans trait carré. Avec deux croquis dans la marge inférieure, représentant des têtes. Deuxième état : IL o"'3o5, L. o'"270. Sans les croquis. Scène de Gœtz de Bcrlichingen. (.Acte I. scènelll.^ — « Li; cav.iliei^. Nous nous enfonçons dans' la forrt de Haslach. Rien de plus curieux que ce qui nous est arrivé. Imaginez-vous que pendant que nous marchions dans la nuit, un pâtre s'est trouvé là avec ses moutons; et voilà que cinq loups sont venus fondre tout à coup sur le troupeau, s'en donnant à cœur joie. Notre maître se prit à rire et dit : « Bon succès, chers camarades! bon succès [.our tout le monde et pour nous aussi ! I) Comme nous nous réjouissions d'un si favorable augure, voilà Weislingen qui arrive avec quatre cavaliers.... Mon camarade et moi, suivant l'ordre de notre maître, nous le prenons par le milieu du corps et nous nous y cramponnons. «

N'' 642 : Weislingen prisonnier de Gœtz

Lithographie. — H. o"^28o, L. o'"2io. — Vente Forget, décembre 1873 (premier état) : 10 fr. — Cat. A. Moreau, p. 37.

Premier état. Avec deux croquis, l'un de Marsyas sur la marge de droite, l'autre de lion sur celle du bas; le lion est retourné. Deuxième état. Sans les croquis.

Scène de Gœtz de Berlichingen. (Acte I, scène IV.) — « 'Weislingen. Je voudrais que vous me laissiez seul. — Gœtz. Pourquoi cela? Mettez-vous à votre aise, je vous en prie. Vous êtes en mon pouvoir et je n'aurai garde d'en abuser. — 'Weislingen. Ce n'est pas là ce qui m'inquiète, c'est votre devoir de chevalier. — Gœtz. Et vous savez qu'il m'est sacré. — Weislingen. Je suis prisonnier; le reste m'est indifférent... Oh! si je m'éveillais et que tout cela ne fût qu'un songe !... Au pouvoir de Berlichingen ! dont je venais de secouer le joug, dont je craignais la pensée comme le feu! lui que j'espérais vaincre!... Et cet ancien ami, ce loyal Gœtz! Dieu ! Grand Dieu! Quelle fin aura tout cela?... Adelbert, te voilà donc de retour dans cette salle, théâtre des jeux de notre enfance... où tu l'aimais... où ton âme se confondait avec la sienne I... Qui peut l'approcher et le haïr ? Hélas ! maintenant, je ne suis plus rien ici ! Vous avez passé, jours de bonheur où le vieux Berlichingen était aussi '^;,Pr^^ la cheminée où nous jouions ensemble, où nous nous aimions commedesanges... L'évèque va être bien en peine, ainsi que tous mes amis. »

N° 64^ : Gœtz de Berlichingen écrit ses mémoires

Lithographie. — H. o"'265, L. o'^igo. — Gravé sur bois, sur un dessin du maître, pour le Magasin pittoresque. — Voir aux années 1842, 1843 et 1845. Vente De La Combe, i863 (premier état), avec trois autres pièces de la même suite : 62 fr.; vente posthume, deux épreuves (deuxième état) : 44 fr.; vente Dubois, 1866 (premier état) : 26 fr.; vente Forget, décembre 1873 (deuxième état) : 10 fr.; vente Villot, décembre 1875 (deuxième état) : 1 7 fr., à M. Vignères. — Cat. A. Moreau, pp. 35 et 77.

Premier état. Croquis d'une tête sur la marge gauche; bords non rectifiés. Deuxième état. Sans les croquis, bords rectifiés. Troisième état, avec la mention de l'imprimeur « Imp. Bertauts. » Scénede Gœtz de Berlichingen. (Acte IV,scèneV.) — «Au château de Jaxthausen, Gœtz devant une table ; Elisabeth auprès de lui à son ouvrage ; sur la table, une lumière, de l'encre et du papier. Gœtz. Jamais je ne pourrai me faire à l'oisiveté. Ma prison de jour en jour se rétrécit. Je voudrais pouvoir dormir, ou au moins me figurer que le repos a quelque chose d'agréable. — Elisabeth. Eh bien, achève d'écrire l'histoire de ta vie que tu as déjà commencée. Ce sera entre les mains de tes amis un témoignage qui pourra leur servir un jour à confondre tes ennemis. Lègue à une noble postérité la jouissance de ne pas te méconnaître. — Gœtz. Ecrire, ce n'est qu'une oisiveté affairée : ce métier me fatigue et m'ennuie. Pendant que j'écris ce que j'ai fait, j'enrage dè perdre un temps que je pourrais employer à faire autre chose.» — Gœthe, mort en i832, n'a pas connu cette suite de lithographies. Lui qui avait tant admiré celles du Faust, il eût retrouvé dans le Gœtï de Berlichingen les grandes qualités de son interprète singulièrement ennoblies. Je ne sais si dix ansplus tôt, à l'époque du Faust, Delacroix eût rencontré cette grandeur simple en même temps que cette force d'expression qui était nécessaire pour rendre l'énergie et la rude vertu du vieux Gœtz.

L(KUVRE DE DELACROIX

N" 644 : Gœtz blessé recueilli par les Bohémiens

Lithographie. — H. o"'3io, L. o"'23o. — Gravé sur bois, sur un dessin du niaitrc, pour le Magasin pittoresque. Voir aux années 1S42, 1843 et i85o. — Vente Dubois (premier état) : 2? fr.; vente posthume iprcmicr étal) : 21 fr.; vente Villot deu.xiémc étati : 26 fr. à NL Robaut; vente Sensicr, 1877 (deuxième état) : 10 fr., à M. A. Robaut. — Cat. A. Morcau, p. 36 et 77.

Premier état. Bords non rectifiés.

Deuxième état. Avec bords rectifiés.

Scène de Gœtz de lîerlichingen. (.\cte V, scène VL) — « La nuit obscure dans une forêt sauvai^e. — Camp de Bohémiens. — Gœiz, à cheval. Dieu soit loué ! japerçois du feu. Ce sont des Bohémiens. Mes blessures saii^ncnt; l'ennenii me poursuit. Grand Dieu ! quelle horrible fin tu me donnes! — Lk chkf. Est-ce la paix que tu nous apportes ? — Gœtz. Je vous demande engràce de me secourir. Mes blessures m'épuisent. Aidez-moi à descendrede cheval ! »

N" 64^' : Adélaïde donne le poison au jeune page

ne seras pl

Lithographie. — H. o"'24o, L. o'" 1 85. — Vente Villot, catalogué : « Hamlet et Ophélie «: 55 fr. àM. Meurice. — Cat. A. Moreau,p. 37.

Scène de Gœtz de Berlichingen. [Acte V, scène VIII.)— «Adélaidi;. Il m'arrachera de son château pour m'enfermer dans un cloître. — F"ranz. Enfer et mort! — Adélaïde. Me sauveras-t\i ? — Franz. Tout! tout, plutôt que cela! — Adki.aide en pleurs, l'embrassant. Franz! ah! Franz! pour nous sauver! — Franz. Oui, il tombera... De mon pied je lui briserai les reins!

— Adélaïde.^ Point d'emportement. Tiens, remets-lui plutôt un billet plein de respect où je lui dis que j'obéis, et cette fiole... vide-la dans sa boisson.

— fuANZ. Donnez. Vous serez libre! — Adklaide. Libre... oui, quand tu us obligé de te glisser jusqu'à moi tremblant, sur la pointe du pied... »

N"" 646 : Weislingen mourant

Lithographie. — H. o"'28o, L. o'"220. — Vente De La Combe deuxième état, avec trois autres pièces de cette suitci : 62 fr.; vente Dubois (premier état) : 27 fr.; vente Langlais (premier état , avec la pièce de « Goetz écrivant ses mémoires », 26 fr.; vente posthume (premier état, sur chine): 32 fr.; vente Villot premier état) : 26 fr., à M. Alfred Robaut. — Cat. A. Morcau, p. 37.

Premier état : Les bords non rectifiés. Deuxième état : Avec les bords rectifiés.

Scène de Gœtz de Berlichingen. (.Acte V, scène X.) — « Le château de Weislingen. — Weisi.ingen. Tu vois bien que j'ai respiré l'haleine empoisonnée de la mort. Mes forces penchent vers la tombe. J'allais isérable, tu viens ajouter le désespoir à mes misères... Si je pouvais

parler, ta haine et ton exécration se changeraient en pitié et en gémissements ! Ah ! Marie ! Marie ! — Entre Franz dans la plus grande agitation. — Weisi.ingen. Ne pleure pas ainsi, Franz-! Bon jeune homme, mon malheur te va au cœur. — Franz se jette à ses pieds et embrasse ses genoux. — Marie à part. Il est très malade. Sa vue me déchire le cœur. Comme je l'aimais! A présent que je suis près de lui, je sens combien vivehient je l'aimais. Weisi.ingen. — Franz, lève-toi et ne pleure plus. Je puis en revenir. L'espérance ne finit qu'avec la vie. — Fr.\nz. Non, vous n'en reviendrez pas. Il faut que vous mouriez. — Weis- LiNGEN. Il le faut? — Franz, hors de lui. Du poison... du poison... de votre femme. Moi! c'est moi ! (Il s'enfuit.) »

Année 1887

N° 647 : Chef arabe dans une tribu

Toile.— H. l'^oo, L. i'"25.— N° 3 du catalogue de TExposition posthume : « Chef marocain visitant une tribu. » — Signé à droite en bas, et daté iSS j. — Salon de i838. — Musée de Nantes. — Voir variante à 1862. — Cat. A. Moreau, p. 177, 2o3.

Outre les deux titres que nous venons de donner : « Chef arabe dans une tribu » et « Chef marocain visitant une tribu », ce même tableau est encore connu sous le titre : « La Halte, ou le Kaïd marocain acceptant l'hospitalité des pasteurs ». C'est pour ce tableau que Delacroix fit, à Frépillon, les études de chèvres que nous reproduisons un peu plus loin. (Voir le n" 658.)

Accompagné de cavaliers portant des étendards, le chef arabe est arrivé au sommet d'un plateau dans les montagnes, dont son escorte achève de gravir les dernières pentes. Les enfants, les femmes, les hommes s'approchent; l'un d'eux, à pied, tient aussi un étendard, une des femmes lui présente un plat de couscous, auquel le Kaïd porte la main ; une autre s'avance ayant sur la tète une cruche qu'elle soutient de ce beau geste du bras levé, que de précédentes études de l'artiste nous ont rendu familier. Un jeune enfant d'une charmante naïveté, avec une petite branche aux doigts, se mêle aux pasteurs. A droite, la chèvre, curieuse elle aussi, regarde la scène du pied d'un monticule, où se tiennent trois personnages dans l'ombre d'un arbre.

N" 648 : Portrait dliomme de la famille Demidoff

Toile. — H. o™99, L. o"'8o. — Signé au bas à gauche, daté 1837. — N° 784 de la vente San-Donato, 1880, — Non catalogué par M. Moreau.

En reproduisant la désignation du catalogue de la vente San-Donato, nous exprimons le regret de ne pouvoir reproduire aussi la peinture; mais toutes les démarches de M. Robaut pour obtenir d'en faire prendre un croquis à Florence, au moment de la vente, sont restées vaines. D'après ce qui nous en a été dit, ce portrait ne serait pas des meilleurs dans l'œuvre de Delacroix. lia été retiré des enchères à 2,000 francs environ.

18^7 L'ŒUVKfc; DE L)i:i.AClv()IX 175

N" 649 : Portrait de M. Déloge

sans aucune indication autre que Poitrail à mi-corps. » — Cat. A. Morcau, p. 236.

N"6^o : Bataille de Taillebourg. — Esquisse

' ' Toile. — H. o"'53, L. o"'66. — N" 5; de la Vente ■.1 \C\ ''•K^^^'k:S^'^ posthume : 7, 5oo fr., à M. Haro. — Voir aux années - V>i>.!ry^i^-^^*r^vM '''^4' et 1842. — Cat. A. Moreau, p. 3 12. '^-i'-?'^-??'^^^^ tjJ^ta^Çt/-*"--^^ Vinc autre esquisse, décrite soiisle n" suivant, et qui mesure ^^p5iC^^' - ■'^i'^^l^ o"'54 sur o'"()6, est un compromis entre le grand tableau \>^Zr[''^{^'^^ -'•^.<^^?^^ '•■'^^H Versailles et la présente esquisse. On raconte que t^^'*:^^^'^"^^^,^^.^^^^^-'^^^^^ Delacroix faisant un croquis dans les allées du parc de ^^hï^- v^" "^^Sr^^^b^-'^ Si Berryer, à Angerville, fut un jour abordé par un invité ^îu^^^j^- "^"pl!®?^^^^^ qui ne connaissait pas le grand artiste, et, comme on -f^^^^îs»),^ .■■■.> /«^V;^®jKA?! parlait peinture, lui dit : « 11 faut que je vous avoue que J-^t^i!;^^ X§'-\5^%ï3^:^F^ je n'aime pas Delacroix. » L'artiste le laisse poursuivre :

fi Tenez, dit-il, il y a de lui, à Versailles un certain ^0»/ de Taillcbourg, eh bien, l'on ne voit seulement pas le pont. « Delacroix se retourlant : « Voici ce qui m'est arrivé : le Gouvernement m'avait, en effet, commandé le Pont 'e Tailleboiirg et les dimensions précises m'avaient été remises par l'architecte des musées. 3r, mon tableau s'est trouvé trop grand, et on a coupé le pont. »

vms insister sur la confusion de i'interlocutcur, nous rappellerons que l'auteur de ce coup le ciseaux est l'architecte Fontaine, (x sont là jeux d'architecte.

■^"^ 6) I, 6)2 : Bataille de Taillebourg. — Esquisse et croquis

, ^^.\ •"Toile. — H. o'"54, L. o"'66. — Quelques variantes avec "'^^^'^^Jgrp'^ la précédente composition. — Appartient à M. Choquct. — 4^^.^^^^^^^''^ ^"^talogué par .M. Moreau.

'V^'^^^^'^^-v^ 2"Croquis à la mine de plomb. — H. o'"26, L. o"'26. — N" 233 de la Vente posthume. — Appartient à M. A. Robaut. ' — Non catalogué par M. Morcau.

''/^•^jS'^'^J^fS' fi Notre dessin reproduit le croquis. Celui-ci est un projet pour ►''l (^^^ toute la partie qui occupe la gauche du tableau. Ce projet, trésdis- J^è^'^feiJ^^vEr^ tinct, n'a pas été exécuté. Je dirai, tout à l'heure, que Taillebour" est ■^"tt^^ô ^^^'Hr^^'^'^ le chef-d'œuvre de la Galerie des Batailles au musée de Versailles;

j'incline ii croire qu'il est également le chef-d'œuvre des batailles de Delacroix. 11 ameutait cependant la foule des sots, des pédants et des cuistres. « Quelle utte ! 1) écrit Henry de la Madeléne indigné. <( Quelle lutte! Pour ces honnêtes gens, 'illustre artiste était une sorte de monstre, un ennemi public, un profanateur, un impie ! Ilontre lui, tout était licite ! Il fallait lui courir sus comme à une bète fauve, ou le parquer, lu nioins. comme un lépreux ! Si par malheur un pareil homme parvenait à faire école, c'en itait fait! Goût, délicatesse, pudeur, règle, tradition, tout étau perdu! Ce n'était pas un ■>inceau aue tenaient ses mains magistrales, c'était le « balai ivre » des barbouilleurs. Le Pout ie Taillebourg était l'œuvre d'un sau\ âge. >

I7<^ LŒUVRE DE DELACROIX iHSy

N^'ô^^ : Bataille de Taillebourg

Toile. — H. 4"'93, L. 5"'58. — Gravé au burin et autraitparBailly,dans les dimensionsde:H.o'"23o, L. o'"28o, et : H. o""! lo, L. o"\ 122 pour « les Galeries historiques de Versailles ». — Salon de 1837. — Au musée de Versailles. — Cat. A. Moreau, p. 91, 176, 204, 223.

Saint Louis franchit sur la Charente le pont de Taillebourg, gardé par l'armée anglaise ; emporté par son ardeur, c'est à peine s'il a été suivi par quelques hommes d'armes ; les Français essayent de rejoindre leur roi en traversant la rivière à la nage. Ce tableau est le chefd'œuvre de la Galerie des batailles. On trouvera, aux années 1841 et 1842, l'admirable variante en hauteur composée pour le vitrail de la chapelle d'Orléans, à Dreux. Ici on remarquera la suppression de l'arche du pont, due aux ciseaux de Fontaine .

N° 6^ : Charles-Qiiint au monastère de Saint- Just

Toile. H. o"M7, L. o"'25. — Voir variante à Tannée i83i. — Appartient à madame Boulanger- Cavé, veuve de l'ancien directeur des Beaux-Arts. — Cat. A. Moreau, p. 173 (note).

On se rappelle que dans le tableau de i83i, lithographié en i833, l'empereur Charles-Quint est représenté, comme ici, en habit de religieux et touchant de l'orgue; la différence entre les deux compositions est dans la figure du novice, que la première montre debout auprès de l'empereur. Dans celle-ci, au contraire, le novice, passant dans les jardins du monastère que l'on voit par une fenêtre ouverte, s'est approché, attiré par les sons de l'orgue. Un bras posé sur l'appui de la fenêtre , il écoute avec ravissement. On trouvera à l'année 1839 une autre réduction.

N°6^^ : Lion dévorant un lapin

Aquarelle et pastel. — H. o"'20, L. o'"3o. — Voir la lithographie à Tannée 1829 et le tableau à Tannée i856. — Vente du baron de C, 22 janvier i858 : 200 fr. — Appartient à M. Georges Duplessis. — Cat. A. Moreau, p. 293.

Il y a de sensibles différences entre la lithographie de 1829 et Taquarelle de 1837. Dans la première le lion ramène à lui sa proie, la tient entre ses avant-bras avec un geste de nourrice. Ici, au contraire, le grand fauve écrase l'animal du seul poids de ses énormes pattes, sans effort, et semble jouer le terrible jeu du chat avec la souris.

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