I.'(K11\RE l)K DKLACROIX
Le Christ en croix. — Ébauche
Toile. — H. o"'45o, L. o"'j63. — Reproduit en plioioivpic, par
G. Arosa, pour le catalogue de sa vente, dans les dimensions de :
H. o'"i2i, L. o'"oc)6. — Vente Arosa, lévrier 1878 :63o fr. à Dolfus. — Non catalogué par M. Moreau.
Le génie essentiellement créateur et naturellement original de Eugène Delacroix s'accommodait on ne peut mieux des attitudes et des types consacres par la tradition dans les sujets religieux ; il n'éprouvait alors' nul besoin de se mettre l'esprit à la torture pour taire du nouveau quand même. La grande et majestueuse simplicité de la pose du Christ en croix, telle qu'elle se perpétue dans l'art depuis des siècles, lui sut'lBsait amplement. Il n'a jamais songé à modilicr les moyens ni l'outillage de la crucilixion, à suspendre le corps de la grande victime par des cordes, à lui écarter les jambes et à les clouer de côté, entre le tendon d'Achille et le court péronier latéral, à un tronc d'arbre non équarri, trop gros pour l'étreinte des membres inférieurs. De telles et si bizarres recherches, dont nous avons depuis été les témoins, ne sont que des aflectations de l'esprit de décadence.
N" 6)7 : Prisonniers de Nicopolis devant Bajazet
Dessin. — H. o"'ioo, L. o'"i4o. — Gravé sur bois pour ÏHistoire des ducs de Bourgogne. — Cat. A. Moreau, p. 140.
Nous signalons ici la grande analogie qui existe entre cette composition et celles de la jeunesse du maître en ses esquisses de concours à l'Ecole des Beaux-Arts. Elle a été publiée dans le tome II de l'Histoire des ducs de Boitrgof^ne, par M. de Barante, Paris, Dufey, éditeur, rue des Marais-S.-G., 1837. Cette planche, dont le titre est gravé sur une ligne en caractères de gothique allemande, ne porte pas le nom du graveur, mais seulement en bas, à gauche, celui de Lugene Delacroix. C est peut-être, du reste, la moins bien gravée de toute 'la collection qui sort des atehers Thompson, et aussi Andrew, Best Leloir.— On amène h Bajazet, assis sur des coussins, des prisonniers enchaînés, nus pour la plupart jusqu'à la ceinture. L'un d'eux cependant, vu de lace, les mains liées derrière le dos, porte son vêtement de guerre avec la croix sur la poitrine. On compte dix-huit ligures
N*" 658 : Études de chèvres et de chiens
connaît toute la nature.