‹ L'œuvre complet de Eugène Delacroix, peintures, dessins, gravures, lithographiesChapitre 75 sur 114 · IL · texte numérisé non relu

IL

N" I 277 : Arabes

en \oyagc

Toile. — H. o"'55, !.. o"'(')5. — Signé à gauche en bas, daté : « i855 ». — Gravé à Tcau-fortepar Veyrassat, pour Iccatalogue de la Vente Michel de Trétaigne dans les dimensions de : H. o"'io5, L. o"'i3o. — Vente baron Michel de Trétaigne : 3n,5oo fr. — Appartient à madame la baronne Nathaniel de Rothschild. — Cat. A. Moreau, pp. 1(^2,275.

I n tonalité générale est blonde et ensoleillée. Le catalogue de la ente Michel de Trétaigne le décrit ainsi : « Le chef marche à la léte de la caravane, son fusil l\ la main et retenant son cheval qui descend une côte. Derrière lui, un arabe conduit un cheval blanc, monté par une femme enveloppée d'un burnous. L'n serviteur suit à pied, portant des paniers. Derrière eux, viennent d'autres cavaliers.» Le paysage, accidente de montagnes bleuissant au loin et de collines verdoyantes, est éclairé par un ciel du matin.

N" 1278 : Chasse aux lions — Variante du tableau du musée

de Bordeaux

Toile. — H. o'"53, L. o"^73. — Daté. — Voir l'esquisse et le tableau original aux années i853 et 1854; voir aussi à l'année i858. — Vente Liebermann, 1876, retiré à 19,300 fr. — Cat. A. Moreau, p. 280.

La différence entre les deux compositions n'est sensible que dans les proportions de la toile et la disposition tout autre du paysage. M. de La Rochenoire le décrit en ces termes : « Un lion, de toute sa force athlétique et titanesque, étreint sous sa large et mortelle grifîe un cheval terrassé et deux hommes. A droite la lionne, car chez M. Eugène Delacroix il y a toujours unité dans l'effet qu'il veut produire, la bête fauve, dis-je, se précipite au secours de son protecteur. Elle se cramponne, fine et cambrée, comme une amante en rage, sur la croupe ruisselante d'un cheval dont le cavalier s'apprête à la terrasser. La mêlée est terrible, les lambeaux de chair vont joncher la terre abreuvée de sang. Le carnage effrayant, la couleur fauve et magique, le dessin fantasque, capricieux et mouvementé qui animent cette scène, cette griffe frém.issante, l'àpreté du site, l'énergie de ce lion surpris à la vie sauvage, la rage des combattants, l'effort surhumain de la vie contre la mort; tout cela peut-il se décrire aussi bien que le peintre poète l'a rendu ! .... »

N° 1279 : Chasse aux lions — Études

Deux croquis au crayon réunis sur une même feuille mesurant : H. o'"r8o, L. o'"335. — Vente posthume, à M. A. Robaut. — Non catalogué par M. Moreau.

Indiqué en quelques coups de crayon, le cavalier démonté est cependant très déterminé. Il est superbe en son mouvement de tête redressée en l'air, le cou tendu. Quant au lion, il a un aspect d'une nature supérieure. C'est celui qui reparaît dans la composition précédente. Le groupe du cavalier est celui qu'on voit à gauche dans la même scène, mais il a subi de nombreux changements, qu'une simple comparaison fera facilement reconnaître.

N*^ 1280 : Tigre prêt à bondir

Croquis à la plume. — H. o'"i 16, L. o'"i88. — Daté : « du 18 octobre i855, Augerville.» — Partie du n° 495 delà Vente pos- •<■) thume ; i5o fr. à M. Minoret. — Non catalogué par M. Moreau.

Il se tapit, rase la terre et d'un bond- terrible va rouler sur sa proie. Personne n'a comme Delacroix surpris et traduit tous les instincts de férocité logés sous le crâne aplati des félins.

N" 1 281 : Lion cl caïman

■Foilc. — H.()"'3j. l,. o"'42. — Sii^iic cl date a Jn.iic : .i855 ».— Grave à rcau-loitc par Hcdouin pour le calalomic de la vcnie Faure et pour la galerie Duraiul-Ruel, dans les dimensions de

H. o"'o.)4, L. o"'i i3. — Vente Faure, juin \S-}. — Non catalogué par M. Moreau.

I. amateur ne confondra pas ce tableau, maigre l'analogie du titre, avec . '-'clui de 18Ô3 connu sous la désignation de « l.ion au'Caïman. » Dans

ce dernier tableau, l animal est couché de profil, tourné vers la gauche du spectateur. Ici, il est debout et tourné presque de face vers la droite. C'est aux lion^. aux Ai jIks. que Delacroix demandait le repos de ses grands travaux décoratifs.

Tigre en arrêt

Dessin sur verre collodionné. — H.o"'i5o, L. o"

:;;5^^^>ï ». Catalogué par M. Moreau

Non

Il existe de ce dessin des reproductions et des réductions alourdies. Kn i'^54, Delacroix lit, à la demande de son ami C. Dutilkux, cet essai d'un procédé nouveau de reproduction à grand nombre d'un dessin original. Ce procédé consistait à tracer à la pointe, sur une plaque de verre collodionnée, un dessin, dont on tirait ensuite des épreuves sur papier sensibilise, comme l'on fait des épreuves photographiques ordinaires. (Voir la lettre sur ce sujet, du 7 mars 1S34. Kdition Hurty.) n Apres avoir beaucoup étudié d'après nature au Jardin des Plantes, Delacroix s etait mis à taire, de mémoire, plus d'animaux au coin de son feu que devant les fosses et les cages des bètes. Il tirait des lions et des tigres de son chat.u ( Th. Silvestre. )

N"" 1283. 1284. 1285 : Jambes de cheval écorché

3" Jambe H. o"":^?, logué par

1" Jambe de devant. — Croquis ac^uarellé en deux tons, bistre et sanguine.

— H. o"'35, L. o'"23.— Date: ' 28 avril 55 «; onlit : « trop verticale, plus de torsion », ailleurs : « plus conforme. >»

— Non catalogué par M. Moreau.

2" Jambe de devant. — Croquis a>.|uarellé en deux tons : bistre et sanguine.

— H. o"'35, L. o"'23. — Daté : « 28 avril 55. — Non catalogué par M. .Moreau.

)quis aquarcllé en deux tons: bistre et sanguine. — L. o"'23. — Non daté, mais visiblement de la même époque. — Non cata- .M. Moreau. Chaque numéro représente deux fois la même jambe.

de derrière. — Cr(

344 IJŒUVRE DE DELACROIX iS3(3

N" 1286: Squelette de cheval

Quel rare exemple

Croquis ù la mine de plomb. — H. o'"25, L. o"'32. — Daté : « 2 mai 5 5 ». — Non catalogué par M. Moreau.

a 11 a paru à la vente de Delacroix une suite nombreuse de dessins d'anatomie du cheval, coloriés et traités avec un soin minutieux. Cela n'étonne point de la part d'un maître qui a peint le cheval comme on ne l'avait pas fait avant lui; mais ce qui surprend, c'est la date de ces dessins : i8551 Ainsi, c'est après l'Exposition universelle, qui fut comme une consécration solennelle du génie et de la supériorité de l'artiste, qu'il se livrait à de pareilles études, modestie et quelle douce leçon pour nous tous. » (Constant Dutilleux.)

Année i856'

N"* 1287 • S^'iii^t Michel ternissant le dragon

Toile ovale. — H. o™32, L. o"^40. — Variante du plafond deSaint- Sulpice. — Appartient à M. Le Gentil. — Voir à l'année 1857. — Non catalogué par M. Moreau.

Cette variante du plafond de Saint-Sulpice fut livrée par le maître en i858 seulement, sur commande de C. Dutilleux, pour M. Le Gentil, juge à Arras, et fut payée 3oo fr. — H y a, dans le fond, à gauche, trois figures couchées, et une à droite. Voir à ce sujet la lettre écrite par le maître à C. Dutilleux, en date du 24 août i85() (édition Burty), où il annonce qu'il a commencé, à l'intention de M. Le Gentil, une «petite réminiscence» du plafond qui l'occupe. Et il ajoute : «Si ce choix contrarie votre amateur, je tâcherai de trouver, aussitôt qu'il me sera possible, quelque chose qui puisse le satisfaire. «

N° 1288 : Saint Michel

Dessin aux deux crayons et lavis. — H. o"'3io, L. o'"4io. — N" 295 de la Vente posthume: 225 fr. à M. Cadart. — Appartient à M. A. Robaut. — ■ Exposition des dessins du siècle, 1884. — Voir à Tannée 1857, le plafond de Saint- Sulpice. — Non catalogué par M. Moreau.

Le 24 août i856, Delacroix écrit à C. Dutilleux : « Cher monsieur, votre bonne lettre m'est arrivée au milieu de mon rude travail de Saint-Sulpice, et que je poursuivrai encore tout le mois prochain. Ce travail, tant retardé et interrompu sans cesse, aurait pu être achevé dans cette campagne; mais la clarté douteuse de la hn de l'automne me forcera encore de lâcher prise, mais avec la résolution d'achever au printemps.»

LtEUVRE DK DELACROIX

N" 1289 : Chiisi en cini\

l'oilc. — H. (i"'4i'o. L. o'"3()5. — (îr.ivc .1 l'caii-loi ic par A. Grcux, pour le cat;ili»f;uc de la vente L;\iirent-Uiv.liarJ . iS-S, dans les dimensions de : H. o"'i25, L. o"'io3. — Deuxième vcnic Laureni-Hiv.luird, mai 1878. retiré à 8.5oo fr. — Non cata!(>^;uc par M. Moreau.

Ce tableau fut offert par le maitre, en iS^fi, à M. Roche, architecte des hospices, à Bordeaux, qui avait, dix ans auparavant, consiruit le toml^eau du père et du frère de Delacroix. — Kn mars i>>74. M- Laurent-Richard avait acheté le Chrislen croix et le Tigre royal voir le n" ioo5i. pour la somme de 33, 000 fr., de M. Dcmonts, sous-intendant militaire à Versailles et neveu ùe feu M. Roche. Le 26 mai 1836, Delacroix écrit à M. Roché : <> Je

suis très heureux que le petit Christ vous plaise ainsi qu'à madame Roché Je lui adresse

d'ici et en pensée des prières ferventes pour votre bonheur à tous deux, b

N" 1290 ; Oliiidc Cl Sophronic sur le bùclicr

la 111.1

Toile. — H. r"oo, L. o"'8o. - Vente Bonnet, 9 mars iSt^ : 7,5oo fr. à M. de Laagc. — Cat. A. Moreau, p. 23 1.

Déjà, en avril i836, peu de temps après qu'il fut fait, ce tableau avait passé en vente à l'Hôtel Drouot, sans trouver d'acquéreur. Il fut retiré par l'expert-vendeur, M. Weyl, qui l'avait t;lissé. avec beaucoup d'autres tableaux, parmi ceux de la collection Surville (n" i3 du catalogue). — La description fournie par Delacroix est la suivante : <■ Olinde et Sophronie. Clorinde, arrivant au secours des Sarrasins, assiégés dans Jérusalem, délivre de la mort deux jeunes amants condamnés au bûcher par le tyran Aladin. iJcrusjlem Jélirrce.l » Kn cette toile de petite dimension, aussi bien qu'il l eiit l'ait en l'une de ses œuvres les plus vastes, Delacroix a su donner l'impression du grandiose par l'ampleur des gestes, l'abondance de la composition et llet. D'un sujet de genre, il a tiré un drame d'une émotion supérieure.

N"i29i : Don lu:in cl Haydce

y^,il(.. — H. o'"5o, L. o"'45. — Vente Van Isacker, 23 février i838 : i.ioo fr. — Cal. A. Moreau, p. 249-

N" 1292 : Combat entre des Marocains et des Arabes

'foile. H. <)"'i4. L. o"'33. — Voir la Perception de iimpot arabe, à l'année i863.

— Vente Cachardv. 8 décembre 1862 : 900 fr. — Vente du marquis de L., 4 février i863 : i,3oo fr. — Cat. .\. .Moreau, p. 272.

L'ŒUVRE DE DELACROIX l856

N'' 129^ : Combat du giaour et du pacha — Variante

Toile. — H. o'"8i , L. o"^65. — Signé à droite, daté : « i856 ». — Appartient à M. E. Secrétan. — Voir aux années 1827 et i835. — Cat. A. Moreau, p. 244, note.

Le giaour ici est beaucoup moins fatal et byronien que ceux de 1827 et de i835. C'est un élégant et jeune seigneur vêtu de velours vert et de satin cramoisi, coiffé d'une légère toque amarante à plume blanche, galopant sur un cheval volant à tous crins. Il n'a qu'à paraître pour vaincre. Le pacha agenouillé lui rend son arme. Dans le formidable écart de l'arrière-train du cheval, on aperçoit au ras du sol la téte d'un Turc qui regarde la scène en curieux effaré. Les blancs, les pourpres, les verts, les rouges du costume du giaour, le vert et le rouge différents et le bleu sombre de celui du paclia, jouent sur une troisième gamme de verts et de bleus formée par les collines qui découpent leur forte silhouette dans les gris de perle mêlés de turquoise du ciel orageux : admirable tableau. — Notre vignette est faite de souvenir.

N" 1294 : Cavalier arabe

joli ciel clair.

Toile. — H. o"^6o, L. o'"48. — Appartient a M. Soultzener. —

Vêtu d'un burnous jaune très clair, la main gauche levée tenant haut les rênes de son cheval, il porte de la main droite un sabre nu et il fixe attentivement, en se détournant sur son cheval, une touffe de cactus où l'on aperçoit quelque objet qui met sa méfiance en éveil. Le cheval, lancé au galop, est également inquiet et tourne aussi la tète du même côté. 11 est alezan clair, la selle rouge vermillon, le reste du harnachement rouge cramoisi. Parmi toutes ces variétés de rouge se détache la note jaune citron de la chaussure du cavalier. Au-dessus se développe un avec de légers nuages gris volant dans l'azur. Au fond, des montagnes.

N"* 1295 : L empereur du Maroc passant la revue de sa garde

Toile. — H. o'"65, L. o™55. — Signé au bas à droite et daté : « 55 ou 58 (?),» on ne lit pas bien. — Gravé à Feau-forle par A. Lurat, dans les dimensions de : H. o"'i57, L. o"M3i. — Vente F. Hartmann, mai 1881 : 28,100 fr. à M. G. Pereire. — Voir la variante à Tannée 1862. — Non catalogué par M. Moreau.

Ce tableau, à de très faibles variantes près, est semblable à celui que Delacroix peignit en 1862. Ici, le cheval est plus clair, gris pommelé; le guide, au lieu d'être en pleine lumière, se trouve enveloppé par l'ombre du cheval; enfin, le chef, qui se trouve en tête de la colonne, porte un turban et non une toque. Delacroix n'a d'ailleurs fait que reproduire en ces deux compositions, et sous une forme légèrement diflérente, un épisode déjà utilisé en 1845. Voir les n"* 5ob, 708, 799, 927 et 928 à qSb.)

• l.(i:i:VRK \)E DELACH(U\ 347

N" I2(;0 ; Épisodes de la guerre en Cireee

— j Toile. — H. <)"'65, L. ()'"8o. — Sifjnc en b;is. à Jioite,

"''Ij^rj et daté: •< iRsh». — Grave à l'eau-lortc par Mathé pour le caiali>L;iic de Tl^xposition des Cent thefs-d'CKiivre, dans les dimensions de : H.o"'i22. L. o'"i(')o. — Voir la variante à l'année 1827. — Vente Weriheimberg. 7 déc. 1871, 21,000 fr. à M. le baron Cjiistave de Rothschild. -- Cat. A. Morcau, p. 271.

Ce tableau n'est pas celui qui a servi pour la gravure Je M. Houruet-AubcTtot (voir le n" 200). C'est une variante exécutée à trente ans Je distance, puisi^u'il est daté « iS5('). <> On admet trop volontiers que Delacroix était un improvisateur. Je ne sais pas, au contraire, de génie plus rétlécni. A trente années de distance, comme ici, il reprend un motif déjà traité pour l'améliorer. De tels exemples sont fréquents dans la suite de son œuvre.

N" 1297 ; Femme au bain

Toile. — H. o'"323, L. o"'2^o. — Lithographie retournée (inédite^ par Charles Desavarv, dans les dimensions de: H. o'"i43, L.o"'io5. — .Appartient à M. Constant Le Gentil. — Cat. A. .Moreau, p. 1 3o.

Dans la conversation, Delacroix désignait, dit-on, une de ses baigneuses . sous le titre de : « La femme impertinente.» Il se peut que ce soit ce tableau. I.a jeune femme a la tète ceinte d'un ruban bleu, qui flotte sur son -Icjs; elle s'appuie sur un banc de verdure, où sont déposés des vêtements, ]iii éclatent en tons blancs et rouges. Les eaux sont d'un bleu intense. Notre vignette est comme la lithographie en sens inverse de l'original. — Constant Dutillcux a fait de cette jolie baigneuse une copie en dimensions très réduites, mais dans laquelle il a heureusement conservé la grâce exquise de l'original que l'on doit considérer comme une des productions les plus délicates du maître.

N" 1298 : Le lion el le serpent

Toile. — H. o*".!!, L. o'"6i. — Signé au bas à droite et daté: "i856». — Vente Weyl, janvier i858: i,o3ofr.; vente du 24 décembre i858: 1,175 fr. ; vente du 3 février 1860: i,o5o fr.; vente WolfT, de Bruxelles, à l'hôtel Drouot, du I I avril 1877 : 20,000 fr. — En i87('), la toile était en mauvais état, l'ancien vernis lui donnait un aspect triste, verdatre et froid. — Cat. A. Morcau, p. 278.

La lutte, dont l'issue est certaine, a lieu sur un plateau où pousse une herbe maigre et rase. A droite, des arbres aux teintes jaunies; au fond, des montagnes bleues; le ciel est chargé de nuages sombres. C'est un des multiples exemples du talent avec lequel Delacroix harmonise le paysage et la scène qu'il encadre.

L'ŒUVRE DE DELACROIX i856

N° 1299: Lion dévorant un lapin

^^^^^^^f^l Toile. — H. o'"45, L. o'^SS. — Gravé à l'eau-forte par ^^^^^^^^fe^ 1 Laguillermie , pour le catalogue de la vente Laurent- 1 Richard et la galerie Durand-Ruel, dans les dimensions ^^^^^^^^^^^^M '^^ • H. o"'97, L. o'"i20. — Gravé à Peau-forte par Ch. ^[p^^^^^^^^^ Greux, pour le catalogue de bienfaisance John W. Wilson, ^^^^^^^^^^^^ 1873, dans les dimensions de: H. o"'i 53, L. o'"i88. — ^j^^f^^gr?j^^i^^^^ Collection Arago. — Vente Laurent-Richard. 7 avril 1873 : ^^^^^^H^fe'T^a^^ 3i.o5o fr. à M. Gauchez. pour M. Wilson; vente du

avril 1874: 35,200 fr. — Voir l'aquarelle à l'année 1837, n° 655, et la lithographie à l'année 1829, n" 3og. ■ — Cat. A. Moreau, p. 281.

Un des plus beaux, un des plus purs tableaux de chevalet qui soient sortis de la main du maître et d'une renommée universelle. — Dans une anfractuosité de rochers, sur un sol recouvert d'une herbe courte, le lion, d'un beau jaune fauve, est étendu sur le ventre, tenant sa victime entre ses larges pattes de devant et posant sa mâchoire sur son échine qu'il ploie. L'antre s'ouvre à droite sur un paysage très lumineux, où l'azur intense se marie au vert tendre. La facture procède par touches allongées, avec les clairs vigoureusement empâtés.

N° 1^00 : Chasse au lion

Toile. — H. o'"32, L. o'"40. — Signé à gauche. — Vente George Sand, 24 avril 1864 : 1,170 fr. — Cat. A. Moreau, p. 280.

M. A. Moreau décrit ainsi ce tableau : « Un Arabe, monté sur un cheval bai foncé, fait feu sur un lion qui va bondir vers lui. »

i}Oi : Lion couché

Croquis à la plume. — H. o'"i6, L. o^iS. — Daté en bas : « 5 nov. g-MV^, 56. » — Non catalogué par M. Moreau.

^^'''^"^^^^^^; Ce croquis, si simple, si complet, rappelle par sa disposition le tableau intitulé : Lion devant une chèvre, et catalogue sous le n° 1021, ainsi que la belle toile qui appartenait à M. Brun et qui est décrite sous le n" io5o.

N° 1302 : Lionnes à leur toilette

Croquis. — H. o'"i5, L. o'"20. — Daté : « 5 janvier 56». — Vente /iC^^ ('^ posthume. — Non catalogué par M. Moreau.

!■ Delacroix a écrit quelque part : « La bonne peinture doit ressembler à ' la sculpture. « S'il n'a pas inventé cette maxime, il 1 a du moins si bien mise en pratique, qu'elle lui appartient, sans conteste : tous ces croquis, fermes et largement compris, en font foi.

L'ŒUVKE DE DELACROIX

N" i]0] : Lionne en arrèi

Toile. — H. <)"'27, L. o"'38. — Vcnic du comte d'A^juila, 19 février 1868 : 0,700 fr. — Cal. A. Morcau, p. 281.

La lionne est debout, la téte tournée à droite, la gueule ouverte, L'n cours d'eau à ilroite.

N" 1J04: Rencontre d'un lion el d un li<,q-c

Toile. — H. L. (>'".>2. — Vente Cachardy, 24 janvier i85g : 900 Ir. ù

madame la duchesse de Hamilton. — Voir le n" suivant. — Cat. A. Nforeau, p. 279. M. A. Morcau écrit : <i Le tij're, ramassé sur lui-même, se prépare à bondir sur son ennemi. 0

N°** i}0), IJ06, ijoj : Combat d un lion et d un

tigre

.J^- i" Aquarelle ébauche. — H.o"'245, L. o'"200.

— Sii^né au bas à droite. — Vente posthume.

— Appartient à M. Christophe. — Non catalogué par M. Morcau.

2" Dessin à la plume. — H. o'"3i, L. o'"27.

— Reproduit en fac-similé par A. Robaut, n" (), dans les mêmes dimensions. — Vente posthume. — Appartient à M. A. Robaut. — Non catalogué par M. Morcau.

.i" Croquis à la mine de plomb. — H. o'"i85, L. o"'22o. — Reproduit en fac-similé inédit par Cii. Desavarv, dans les mêmes dimensions. — Vente posthume. — .\ppartient à M. A. Robaut. — Non catalogué par M. Moreau.

Dans la seconde de ces compositions, le choc est terrible et le mouvement d'une magniliquc énergie; dans la première, [enlacement des deux fauves est massif et manque d'élan.

1308 : Lionne et lion dans leur antre

Toile. — H. o'"365, L. o'"45o. — Signé en bas, à droite. — N" iSo de I Kxposition Durand-RucI en 18-8. — Appartient à M. Henri Hecht. — Non catalogué par M. Morcau.

On voit un coin de ciel dans le haut ii droite. Au fond de l'antre, le lion fait sa toilette, une de ses pattes de derrière est ramenée entre celles de devant; la lionne a cette attitude d'hostilité hargneuse que Delacroix a si souvent donnée à ses fauves ; elle grogne comme a l'approche de l'ennemi et reste étrangère à la présence du lion, qui ne semble introduit dans la composition que pour en pondérer les lignes et Uouncr quelque intérêt au fond.

35o L'ŒUVRE DE DELACROIX 185/

N" I p9 : Tigre qui se lèche

Dessin reproduit en fac-similé par le procédé de gravure Behr, dit chalcotypie, dans les dimensions de : H. o'^ioo, L. o"'i6o. — Cat. A. Moreau, p. 5i.

Nous l'avons dit, chaque croquis de Delacroix se retrouve dans un tableau; rien n'est resté stérile entre ses mains. Ce tigre nous rappelle l'un des fauves des deux Dar.iel dans la fosse aux lions. (Voir le n» 1066.)

Année iSS'y

N'' i^io : Portrait de Talma

Toile. — H. o™90, L, o™7i. — Signé au bas, à gauche.

— « Caricaturé par Marcelin pour Vlllustration » du 3 janvier \S5y, avec ce titre :« Talma. Le plus romantique des classiques, par le plus classique des romantiques. » — Appartient au foyer de la Comédie-Française.

— Non catalogué par M. Moreau.

La robe est rouge vermillon ornée de galons d'or, le rideau cramoisi foncé et le fond de parquet gris. Ce portrait, commencé en i853, était en mauvais état quand, grâce à l'obligeance de M. Coquelin aîné, M. Robaut le dessina en janvier 1877, après l'avoir fait enlever momentanément du corridor obscur où il est placé, attenant au foyer des artistes du Théâtre-Français. Nous avons entendu critiquer ce portrait, sous prétexte qu'il ne rend pas fidèlement le type de Néron. Il est facile de répondre que Delacroix ne s'est pas proposé de peindre Néron, qu'il a seulement voulu résumer, sous les traits d'un grand tragédien , l'expression des sentiments variés sous lesquels Talma devait se figurer être Néron lui-même.

N" 1 3 1 1 : La morte. — Étude d'après nature

Toile. — H. o'"35, L. o'"5o. — On lit derrière la toile ce titre et la date 1857, comme de la main d'une personne informée par le maître. — Vente Hôtel Drouot, 5 octobre 1876 : i25 fr. à M. Charly. — Non catalogué par M. Moreau.

Delacroix, qui ne comprenait pas l'art sans la vie et qui sut traduire tous les caprices des formes mouvantes, devait éprouver quelque répugnance en lace de la mort et de sa cruelle inertie. Et nous devons penser qu'en peignant ce visage froid et décoloré, il céda plutôt à la piété du souvenir qu'à sa propre inspiration.

l.(Kr\in. DK DKI.ACKOIX

ir> I

N" : Le Christ portant sa croix

ri)ilc — H. o"'4o, L. o"'47. — Vente Lapcrche. u décembre iShS: S.nno fr. \oir le II" suivant. — Cat. A. Moreau, p. 2Ù^.

NO

1515: Le Clirist portant sa croix

Dessin. — H. o"':;i, L. o'"±5. — Reproduit en fac-similé, par A. Robaut, n" (■)4, dans les dimensions de : H. o'"2io, L. o"'45o. — A appartenu à M. Luquct. — Non catalogué par M. Moreau.

Delacroix avait commencé de ce dessin une répétition en peinture Sur calque. Nous la retrouvons dans l'album factice qui fit partie de la vente posthume G. Arosa, en février 18S4, et qui fut adju{;é à M. le docteur Suchct. — Quelle angoisse dans cet écrasement du corps succombant sous la croix !

N" IJ14 : Chevaux sortant de l'abreinoir

Toile. — H. o"'46, L. o'"56. — Photographié pour le catalogue de la vente Edwards, 1870. — Vente hôtel Drouot, 24 décembre 1868 : i2,5oo fr. ; vente Kdwards, 7 mars 1870: 14,300 fr.; seconde vente Edwards, 24 février iHSi: 24,300 fr. à M.Tavernier. — N" 146 de l'exposition Durand- Ruel, 1878. — Cat. A. Moreau, p. 273.

Deux chevaux conduits par un Arabe et escortés par de grands lévriers sortent de l'eau et remontent sur la rive qui s'élève en pente sur un amphithéâtre de collines. On apcri^oit deux autres cavaliers à droite, dans un pli de terrain. «S'ils semblent bondir sur la toile, a dit Paul de Saint-Victor, c'est que le pinceau les y a jetés d'un élan. » Quant a Théophile Gautier, il les compare aux chevaux de bronze d'un char antique.

MM

Femme d Al^er dans son intérieur

deld- F^rès

Toile. - - H. o"'37, L. o'"28. — Signé au bas à droile et daté : "1857». — Appartenait, en 1875, à M. Francis Petit. — Non catalogué par M. Moreau.

Assise sur un divan, parmi les riches élotles, où dominent le rouge, le jaune et le bleu, la jeune femme nous fixe de son doux regard. Le front et les oreilles sont garnis de bijoux d'or. Tout le torse est nu, le bras gauche repose sur la tète; le bras droit est pendant, et la nonchalance du mouvement se trouve accentuée par la pose des jambes, qui ont une allure de ;;ement parfaitement naturelle : le pied droit a laissé échapper sa babouche sur le divan, de la belle rêveuse est son tambour de basque; sur le sol, ;i droite, un tabouret

N° iji6 : Convulsionnaires de Tanger. — Variante

Toile. — H. o'"46, L. o"^56. — Daté. — Gravé à l'eauforte par Henri Lefort, pour le catalogue de la vente de Beurnonville, dans les dimensions de: H.o""! io,L. o"M 38. — Voir à Tannée i838, n° 662. — Vente David Michau. II octobre 1877 : 10,000 fr. à M. Brame; vente du baron de Beurnonville, avril 1880 : 12,000 fr. à M. Perreau. — Cat. A. Moreau, p. 177 (note).

«Aux jours des grandes cérémonies religieuses, le Scheik ne se rend plus à la mosquée en foulant aux pas de son cheval un tapis de corps humains. On ne voit plus, comme dans le tableau de Delacroix, les Aïssaouas ivres de fanatisme et de haschich, avançant enlacés à travers les rues, avec les balancements de corps, les branlements de tête et les férocités sanguinaires d'abominables déments, avec des contorsions, des hurlements de démoniaques, parmi les cris stridents des femmes voilées qui se mêlent à la foule, se penchent sur le haut des terrasses et précédent la marche de quelque fils du Prophète, portant, impassible dans ce cortège immonde, l'étendard vert de l'Islam. Il ne reste plus du Dosseh que le souvenir d'un peintre éternisé pour l'avenir dans un^ou deux chefsd'œuvre éblouissants de lumière, de couleur et de mouvement. » — La disposition de ce tableau est tout autre que celle delà grande composition de i838. L'effet, également très différent, est gris, et non plus ensoleillé. Mais il renouvelle la même impression de folie et de fureur, la même gesticulation de bêtes fauves, la même horreur de cet hypnotisme féroce exaltant l'animal humain jusqu'à l'attentat contre lui-même.

Marocain et son cheval

Toile. — H. o"'5o, L. o'"6o. — Signé au milieu et daté : « 1857». — Vente A...., 17 mars 1 85g : 660 fr. — A appartenu depuis à M. Soultzener. — Cat. A. Moreau, p. 270.

Morceau de choix dans l'œuvre du maître. Le ciel, très animé, est d'un effet superbe. Delacroix, qui s'y connaissait en chevaux, pour avoir, pendant toute sa vie, étudié et peint l'animal, a quelque part comparé les chevaux de Gros et ceux de Rubens. Tout ce qu'il dit de ceux du peintre de Jaffa s'applique exactement à ceux de Delacroix lui-même : « Les chevaux de Gros tranchent tout à fait pour le caractère et pour l'exécution, avec ce que les peintres avaient fait jusqu'alors en ce genre; Rubens, à la vérité, l'a précédé dans l'audace avec laquelle il a doué de vie et de fureurs ces nobles animaux. C'est surtout par la vérité et l'éclat de la robe que les chevaux du Flamand ont au plus haut point l'expression de la réalité; l'éclat des yeux et le mouvement des naseaux leur impriment également une force et une vie extraordinaires ; mais ils n'ont pas la noblesse, et j'oserais dire la passion de ceux de Gros. Ceux-ci, comme leurs cavaliers, semblent respirer l'amour du danger et de la gloire, Dans ces mêlées si poétiques où on les voit se cabrer, mordre, hennir, où les poitrails s'entrechoquent, où les crinières confondues et entrelacées, brillent sous le soleil le plus vif à travers la poussière du combat, on admire encore la science avec laquelle le peintre les dessine, et la beauté de leurs proportions. Le mélange si rare de la force et de l'élégance est sans doute le dernier terme de l'art. » (Étude sur Gros, par Eugène Delacroix.)

7 I.dlVRE HK DELACROIX ?.^3

: Eludes d h(imiiics nus

Q-v--^» 5^ Croquis à la plume. — H.o'"23, L. o'"3i. — Date: « 7 scptcmbrc 1857.» — Reproduit en fac-similé par A. Robaut, Il '^M[\r^^ [jr n" 4S, dans les mêmes dimensions. — Vente posthume à ^ U MM. Cadart et Luquet. — Non catalogué par M. Moreau.

Un autographe de sept lignes est trace sur la même feuille: «Vous éludez les vr.iics ditiicultcs de l'art { Ecole d'Ingres). » Très peu d'exemplaires seulement du fac-similé portent ces deux mots : oVous - ■ manquez de respect aux maître":, qui l'ont porté à la perfection. Raphaël n'eût pas dédaigné les progrés lie l'expérience, l'ne téte et une main ne sont pas la vraie difficulté d'un tableau, mais bien l'agencement harmonieux de l'ensemble.... »

N" I 5 19 : Études de chcxaux. deux sujets 1 un sur l autrc

yj-r-^ Croquis à la plume. — H. o"'25, L. o"'3o. — Daté au bas, à paucne : « 5 sept. 1857.» — Appartenait à M. Ricscncr. — Non '--V Vii.^ catalogué par M. Moreau. r**,' (f^ Quatre mouvements bien variés en ces divers croquis. — Des trois chevaux, l'un marche en détournant la tète, l'autre paît tranquille- [: L.^ ' ment, le troisième tire de la bouche sur une bande d'étolTe, tandis que du pied gauche il la foule. Le jeune modèle, placé au quatrième coin de la feuille, pose dans l'attitude de l'étonnement.

N" 1320 : Le dos d un homme et la eroupc d'un cheval

Croquis à la plume. — H. o'"2i, L. o'"27. — Daté: « 3 sept. 1857, rcvl. de PK'"' » (revenant de Plombières). — Non catalogué '^''^::•^\ par M. Moreau.

Ce croquis est exécuté à grands traits larges et bien espacés, afin M' - d'amener la lumière partout, même dans l'ombre. On sait avec quelle " obstination Eugène Delacroix s'est toujours préoccupé de fuir le noir, même dans les parties qui ne sont pas éclairées.

N" 1321 : Étude de lion au repos

y^v^ Croquis au crayon noir. — H. o'"i3, L. o"'i6. — Appartient à ({a M. A. Robaut. — Non catalogué par M. Moreau.

\\\ Rien d'humain comme cette physionomie placide, et dont l'expression de vrai

^^-L^^ calme, mais de fausse bonhomie, est complétée par l'entrelacement des grifles.

Qu'il les copie d'après nature ou qu'd les compose de souvenir, les études d'animaux prennent toujours, sous le crayon du maître, une expression supérieure.

N""" i}22, 132^, 1324: Études diverses

1° Croquis à la plume. — H. o'"i35, L. o'"225. — Daté en haut, à droite : « 3 sept 1857 ». — Non catalogué par M. Moreau. 2° Croquis à la plume. — H. o™i2o, L. o'^225. — Daté, au milieu : « 7 sept. 1857 ». — Non catalogué par M. Moreau. r-^"^''-- 2° Ç^'î'J^s à la plume. — H. o'"i35, L. o'"225. — Daté au bas, à " ^ droite : « 20 novembre 1857 ». — Non catalogué par M. Moreau.

Ces trois croquis, qui ont figuré à la Vente posthume, ontété reproduits par A. Robaut, en fac-similés, dans les mêmes dimensions. Sur le premier, l'artiste a réuni une femme nue assise vue de dos, un homme debout et un guerrier à mi-corps; sur le second, une femme nue, couchée et accoudée sur le côté droit, et tenant en main un miroir; sur le troisième enfin, des hommes nus dans les attitudes diverses de la lutte, soit de l'attaque, soit de la défense, du coup porté ou du coup paré, assis ou debout.

N'' ij2'j : Lion jouant avec une tortue

Croquis à la plume et au lavis. — H. o"M85, L. o"^23o. — Signé et daté : «Augerville, 17 oct. 5j. » — Appartient à M. Batta. — Non catalogué par M. Moreau.

Delacroix était un des hôtes que M. Berryer appelait avec le plus de plaisir à Augerville. En octobre 1854, il écrit à madame de Forget : « Augerville-la-Rivière, par Malesherbes ( Loiret ). Chère amie, je suis ici depuis lundi, et voici le premier jour où le temps semble s'adoucir et nous donner un peu de soleil. La réunion toujours agréable qu'on trouve ici n'est cependant pas aussi nombreuse que la dernière fois que j'y suis venu. M. Batta, qui en était un des ornements, et la princesse, nous manquent; cela nous sèvre d'excellente musique. Batta était ici, quand j'y suis arrivé, mais il a été obligé de partir soudain... M. Berryer est pour moi une compensation à tout cela par un surcroît d'amabilité. Dans ces soirées, qui étaient occupées par la musique, qu'il aime beaucoup, nous étions comme lui concentrés dans ce délassement unique; maintenant que nous en sommes privés, il est intarissable en souvenirs précieux racontés de la manière la plus piquante, et je crois que je gagne au change. Si le temps se remettait au beau, je n'aurais rien' à souhaiter que de mener longtemps cette vie; mais il faut de la raison. {Lettres, édition Burty.)

N*"" 1526, 1327 : Lionne et lion. — Deux croquis

1° Lionne détournant la tête. — Croquis à la plume. {Qi'^i---^. — H. o"'o8, L. o'"io. — Daté : « 7 sept. 1857. » — Appari^À'^'À tient à M. Andrieu. — Non catalogué par M. Moreau. ^ 2° Lion qui se frotte la tete avec une patte de devant. — Croquis à la plume. — H. o'"o8, L. o™!!. — Appartenait à M. Riesener. — Non catalogue par M. Moreau.

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