‹ L'œuvre complet de Eugène Delacroix, peintures, dessins, gravures, lithographiesChapitre 79 sur 114 · I.ŒfVRK Di: DKI.ACKOIX · texte numérisé non relu

I.ŒfVRK Di: DKI.ACKOIX

N" ; Panthère

t'^y)f- Croquis a la plume. — H. o"'o(), L. o'" i i. - Kcrit au bas : ■ Panthcic ^k^^Oaiir. - Non catalogué par M. Morcau.

Kllc a un ijc^tc de coquetterie charmante, exprime avec une naïveté saisissante.

N" : Premiers chrétiens li\res aux betes

Crovjuis. — In-tolio. — On lit Je la main Ju maître : " Hommes excitant. Bêtes se précipitant, la grille ouverte. • — Non catalogue par M. M<<rcau.

Année i(S5()

Dcmosthcncs au bord de hi mer

Toile. — H. o"'48, L. o"'6o. — Signé a gauclie et date ; 1 i85o». — Photographié pour le catalogue de la vente Carlin. — Vente Carlin, 2q avril 1872: 27,400 fr.; vente à l'hôtel Drouot du 16 mars 1877: 20,000 fr. — Voir a l'année 1844, n"" 872 et 908. — Cat. A. Morcau, p. 259.

1 Le génie n'est que le don de généraliser et de choisir. Que d'heureuses données se sont perdues dans les mains des faiseurs dont l'inhabile nature ne saisit qu'un coin de sa propre invention! >> ( E. Delacroix. 1 — N'avant pas à subir, comme dans le pendentif du Palais Bourbon, les exigences d'une surface bâtarde, le personnage a pu développer ici un çeste moins poncif qu'au n" ooH.

N"iJ74: Ovide chez les Scvthes

si nipiuitc

Dessin a la mine de plomb. — H. o"'.n), L. o"'3o. — Partie du n" 3<)'') de la Vente posthume. Non catalogué par .M. Moreau.

Delacroix avait écrit en marge de ce dessin : « Les vents allument les bûchers de Patroclel Achille fait des libations. — Prisonniers égorges. Chevaux, armes. Captives assistant. L'armée au fond. — Chevaux passant. — Voiries casques ou calques (le mot n'est pas suffisamment lisiblei du marquis de Ncwcastlc. » — La composition est d'une sérénité et d'une donnent un charme de poésie incomparable.

'i-0 L'ŒUVRE DE DELACROIX l8bq

N° ijj) : Ovide chez les Scythes. — Esquisse

Toile. — H. o'"3o, L. o'"5o. — Vente posthume. — Appartient à M. Giioquet. — — Non catalogué par M. Moreau.

C'est la disposition même du dessin dont nous donnons la vignette au n" précédent.

N° 1376 : Ovide chez les Scythes

Toile. — H. i'"oo, L. i'"3o. — Signé à droite et daté : « iSSg ». — Salon de i85g. — Voir à Tannée 1844, les n°* 845, 846, 847, 900, et à Tannée 1862. — Appartient à M. Benoît Fould. — Cat. A. Moreau, pp. 194, 257.

Un des chefs-d'œuvre de l'exposition du maître au Salon de 1859. M. Ad. Moreau avait demandé un tableau à Delacroix pour M. Benoît Fould; Delacroix lui écrit, le 11 mars i856 : 0 Je m'étais occupé tout de suite de chercher des sujets pour répondre au désir que vous m'avez si aimablement exprimé de la part de M. B. Fould. Après avoir hésité quelque temps, je me suis rappelé une esquisse que j'ai traitée, il y a un an environ, dans le projet d'en faire untableau. Je crois le sujet assez favorable, avec figures, animaux, paysages, etc. C'est Ovide exilé chez les Scythes, auquel les naïfs habitants apportent des fruits, du laitage, etc. Il y aurait cet avantage que le tableau est tout composé : pour moi, c'est une avance des plus considérables. Si vous étiez assez bon pour passer un de ces jours, je vous remettrais ce projet et je vous demanderais votre avis. » {Lettres, édition Burty.)

N° i^yy : La montée au Calvaire

Toile. — H. o'"47, L. o'"4o. — Salon de 1839. — Appartient au musée de Metz. — Voir à Tannée 1860. — Cat. A. Moreau, pp. 147, 193, 264.

Ce tableau fut offert au musée de Metz par souscription, à la suite d'une exposition qui eut lieu dans cette ville. L'amateur à qui il appartenait en demandait 4,000 francs; la souscription ne réunit que 2,000 francs. Delacroix ajouta de sesdeniers les 2,000 autres. — Malgré ses faibles dimensions, l'œuvre résume d'une façon saisissante la misère poignante du Christ qui gravit le chemin du supplice. Au centre, le divin martyr qui s'est abîmé sous la croix, est jeté à terre, meurtri par les souffrances qui doivent racheter le monde. A droite, sainte Véronique se tient debout près de lui et s'apprête, avec une tendre vénération, à essuyer le noble visage qui, dans la sueur et le sang, n'a rien perdu de sa douceur et de sa résignation. Sur la pente de la montagne s'acheminent le peuple et les soldats. La Montée au Ùalvaire, dit Baudelaire, est une composition compliquée, ardente et savante. Elle devait être exécutée à Saint-Sulpice, dans la chapelle des fonts baptismaux, dont la destination a été changée.

N° 1^78 : La montée au Calvaire

Dessin à la mine de plomb. — H. o'"45, L. o'"37. — Appartient à M. le comte Doria. — Non catalogué par M. Moreau.

Ce dessin n'offre que des variantes très légères avec le tableau précédent.

NO

La inoiucc au Cal \ aire

1,. — (jra\c Mir b

Dessin à la pIuiik. — II.

\a Cîa^cttc itcs lk\iux-Arts, en 18(14, dans les dimensions de

pour

H. o"'t42. L. o"'i25. - Appartient à M. Philippe Biirty. — Voir à l'année i8t)o. — Cat. A. Moreau, p. 147.

Un chef-d'œuvre de conception, un chef-d'œuvre de dessin à l.i

tiumc. Il est impossihle de pousser plus loin la majesté du trait ielacroix est ici l'étjal des plus grands maîtres. Kt quelle scène pkl^ navrante, plus triste, plus douloureuse, que la Montée tiu Calwiirc. Jésus haletant, succombant sous le poids de la croix, pressé, heurté, raillé, monte le sentier rocailleux au flanc de la montagne. Toute cette partie de la composition est tenue dans une gamme de lumière extrêmement sobre. Mais au delà, le chemm s'élève toujours, s'éclairant de plus en plu; jusqu'au sommet, où la lumière éclate en gerbes étincelantes; le ciel revêt une éblouissante splendeur. Faut-il donc croire que cette opposition soit une fantaisie sans motif, et non un calcul de l'artiste .-' Pourquoi nier 1 évidence, pourquoi ne pas reconnaître là un symbole admirablement conçu? .'^ur le sentier, Jésus est encore Jésus de Nazareth, .'^ur la montagne, il sera Jésus fils de Dieu. C'est de ce sommet, une fois que le sacré gibet y sera dressé, que partira le rayonnement immense qui embrasera le monde.

N" i]8o : Le Christ descendu au tombeau

l'oilc. — H. o"'74, L. o"'59. — Salon de 1839. — Voir a l'année 184S. — C.ai. A. Moreau, p. 193.

Dites-moi si vous vites jamais mieuxcxprimée la solennité nécessaire de la mise au tombeau. Croyez-vous sincèrement que Titien eut inventé cela? 11 eut conçu, il a conçu la chose autrement; mais je préfère cette manière-ci. I.e liéeor, c'est le caveau lui-même, emblème de la vie souterraine que doit mener hingtemps la religion nouvelle ! Au dehors, l'air et la lumière qui glisse en rampant dans la spirale. La Merc va s'évanouir, elle se soutient à peine. " (Maudelairc."

N"' : Saint Séba.stien. — Variante

Toile. — H. o"'.î3, L. o"'43. — Lithographié par Kugcnc Le Roux, dans les dimensions de: H. o"'2!9, L. o"'273. — Cat. A. Moreau, p. i35.

Où trouver un plus profond sentiment de mélancolie éplorée - Deux saintes femmes sont agenouillées auprès du martyr dépouille de ses vêtements et percé de flèches. L'une d'elles soutient de ses mains le corps douloureux du patient, pendant que sa compagne enlève, une à une. avec les infinies précautions et la chasteté d'une sollicitude toute maternelle, les flèches dont le fer aigu est resté dans la plaie. L'inquiétude , le trem- >aintes femmes, se voilent d'un doux sourire échangé avec le pâle '^ourire de résignation qui entr'ouvre les lèvres du saint. Le croupe se cache dans le creux d'un mystérieux vallon à demi-noyé par les premières ombres du soir.

LŒUVRE DE DELACROIX 1869

N° 1382 : Saint Sébastien. — Variante

Toile. — H. o'"37, L. o"'5 i .— Appartient à M. Haro.^Cat. Moreau, p. 194 (note).

N'' 1^83 : L'enlèvement de Rébecca. — Variante

^^l^-y-^^jl^: v/v>'ï«>(- Toile. — H. o'^gS, L. o'"8o. — Daté. — Salon de iSSg. — .^s^lC"" A fait partie de la collection Kramer. — Appartient à M. E. fir^fek f; -g^^^^^ ; -'. Secrétan. — Voir la variante à l'année 1846, n*>* 974, 975. — — Isl ^l^r^ "-i. Vente à l'hôtel Drouot, du 11 mai 1876 : 20,000 fr. — ^ ^^^I N° 148 de l'Exposition Durand-Ruel, 1878. — Cat. A. Moreau,

^P^'l ^^^^f^^^^^f ^ peine à se défendre d'un mouvement d'irritation quand on a ^gl^^^^^^^^^^fe été témoin, comme nous, de l'attitude du public dans les galeries ^^^"js^^^^^^'^W'fl Salon de 1859, devant les huit tableaux, plus admirables les ■ 'fe^^É^^ '-"^^ '^^^ ^'^^ autres, que le maître y avait envoyés. On s'attroupait ^^^^^^^3^^^^^ devant VEnlèvement, devant Ovide, devant la Montée au Calvaire, ^^^^^^^^jK^^î^l^ devant les Bords du Sebou, devant VHerminie, etc. ; et l'on riait, '^■^ ,. faisait échange de quolibets. Je n'ai pas souvenir, dans ma vie de critique déjà longue, d'un si honteux scandale. M. Philippe Burty rappelle le fait dans son édition des Lettres : « Le Salon de 1859 fut pour Delacroix un véritable Waterloo. Les critiques surlesquels il croyait et devait le plus compter, les romantiques delà première et de la seconde levée, tous l'abandonnèrent aux morsures des classiques triomphants, lui prodiguèrent les sots conseils ou les piteuses consolations. Delacroix, blessé à fond, ne s'exposa plus à une si cruelle et si injuste aventure. Il n'envoya plus au Salon. »

N*' 1584 : Herminie chez les bergers

Toile. — H. o'"8i, L. i"\ — Signé à droite, daté : «1859». — Salon de 1859. — Appartient à M. Goldschmitt. — Cat. A. Moreau, p. 194.

Le sujet est tiré de la Jérusalem délivrée, chapitre VIL Nous ne pouvons en donner de reproduction, non plus que d'aucune des œuvres appartenant à M. Goldschmitt. (Voir n" 373.

N° ijS^ : Vieux berger et jeune homme

. . ^ ■. Croquis à la plume. — H. o'"i7, L. o"^3o. — Gravé sur zinc pour Si-mi^ l'Art, numéro du 23 avril 1882 , dans les dimensions de: ^r^^^irM^id^. 1 H. o™! 14, L. ©""igS. — Appartient à M. A. Robaut. — Non cata-

. c?iL;iIiu v^' al\''" lofiié nar M Moreau

Nous avons sujet de présumer, mais sans en avoir toutefois la certitude complète, que ce croquis reproduit un groupe tiré du tableau précédent, //erH2î;n'e c/zef les bergers.

iN.^M L'ŒUVRE \)V. Dl-.I.ACUOIX

I }86 : mon d Ophclia

Toile. — H. o'"52, L. o"'64. — Signe à Jroite, nnn «.iaié. — Grave à l'cau-forle par Hédouin, pour la galerie Diirand- Kuel, dans les dimensions de : H. o"'io4, L. i>"'i 27. — Voir les variantes aux années i838 n" (jOo et i844n"7<)o. — Vente .Mlou-Erler, i 2 lévrier 1.S-2 : i 5,o»)o fr.; vente Faure, 7 juin 1S73 : .<i,ooo fr. à M. Hulot. — N" 16 de TKxposition Durand-Kuel, en 1878. — C-at. A. Moreau, p. 252.

C est une des dernières fois que nous voyons passer d.ins l'ituvre liu m. litre une des figures de cet admiraliic drame d'/Aix/Ze/, qui, Angleterre, hantait son esprit, cette pâle Onhélia glissant sous les eaux dans le paysjgc si clair et si charmant du poète, dette nouvelle variante, d'un motif dé)h traite plusieurs fois, aflirmc la constante fraîcheur d'imagination de l'artiste, qui se renouvelait sans efforts et trouvait d'innombrables variantes sur ses thèmes favoris.

depuis son vi

N" I ]H- : Hamlet devant le corps de Polonius

Toile. — H. o"'5o, L. o'"48. — Signéaubas à droite. — Salon de i85o. — Photographié pour le catalogue Edwards. — .A appartenu à M. Bouriiet-.Xubertot. — Vente Edwards, 1870 : i6,7<JO fr. à M. Candamo. — Voir la lithographie originale ^belle v;ui;inU') à l'année 1834, n" 589. — Cat. A. Moreau. p. i<)5.

M. Moreau, en donnant à ce tableau le titre : " Qu'est-ce donc? un rat? » a cunioiidu deu\ moments différents du drame. Le 2 avril, Delacroix écrit à Dutilleux : « J'ai fait un véritable tour de force en terminant mes peintures pour le Salon. Vous sentez bien que je ne suis pas homme à avoir rien improvisé dans une semblable circonstance : elles étaient toutes au point où les difticultes semblent surmontées ; cependant, j'en ai trouvé que je n'attendais pas ; mettre la dernière main est d'une grande difliculté. Le danger consiste ;i arriver au point où on ne peut plus se repentir utilement, et je suis l'homme aux repentirs. «

N" ij88 : Hamlci cl le fossoyeur

Tt)ile. — H. o"'29, L. o"'35. — Sifîné à droite et daté : ■< i85<» . — Variante de la lithographie originale en largeur de Tannée 1828, n" 286. — Vente du 7 décembre 1862 : 1 ,600 fr. — Appartient à madame la baronne Nathaniel de Rothschild. — Cat. A. Moreau, p. 25o.

Nous signalerons, parmi les changements importants, l'addition d'un second fossoyeur sur la gauche. En outre, la scène se passant au soleil couchant, les moines portent des torches. Enfin, il y a quelques modifications dans les tonds, entre autres, la suppression du cln^uLi . .Nous devons dire aussi que la composition est retournée, ce qui prouverait que Delacroix, pour faire ce tableau, a eu sous les yeux le dessin qui lui a servi de guide pour exécuter sur la pierre la lithographie originale.

374 LŒUVRE DE DELACROIX iSbq

N" 1^89 : Halte de cavaliers grecs

Toile. — H. o"'5o, L. o"'6i. — Signé à droite, daté: «iSSo». — Vente C. 41110! 1860: 1,000 fr. à M. Goldschmitt. — Cat. A. Moreau, p. 271.

N'^ i^Qo: Lionne guettant une proie

p^g^^^ Toile. — H. o"'40, L. o"'3o. — Signé à droite au bas, non daté. — Ap- ^^^^m partenait à M. Robert, à Sèvres, depuis à M. Van Marke. — Non cata- W^'-.^Wi loguc par M. Moreau.

^^S^^ Madame Troyon mère avait donné ce tableau, qui est d'une coloration superbe, ^^^^^ à M. Robert, directeur de la Manufacture de porcelaine de Sèvres, à la mort ^^^^ de Troyon. Celui-ci l'avait eu en don de Delacroix lui-même, en témoignage du pliiisir que le maître avait éprouvé en apprenant que Troyon avait un jour acheté, chez le marchand Beugniet, un tableau de lui, la « Barque du Christ ». (Voir n" 12 14.) N'est-il pas touchant, ce simple petit fait qui nous montre un si grand artiste ému à ce point par le suffrage indubitablement sincère d'un autre artiste? Ses confrères ne l'avaient pas gâté.

N*' 1391 : Croquis divers

(fl % %^ Croquis à la plume. — H. o"'i i, L. o'"i7. — Daté : « 9 janvier 59 >j. ^^^y-'^^f'^ — Non catalogué par M. Moreau.

'^^ i' Delacroix, dit M. Piron , traçait sur des albums, sur des feuilles -r ' rD'^ volantes ou sur des papiers à dessin, des notes et des pensées de toutes V— i, /'/^ sortes. Dans ses voyages ou dans la solitude de son atelier, il reportait ses méditations sur son art et en même temps sur certains problèmes de la destinée humaine. Un rapprochement, une remarque, une réflexion, traversait sa pensée, et aussitôt il grifïonnait à la hâte, sur le premier débris de papier venu, quelques mots rapides et vifs, que peut-être il voulait employer plus tard et que souvent il n'a plus revus. Dans ces fragments se trouve la révélation complète de cet esprit curieux, chercheur, méditatif, attiré par les problèmes de la vie et de l'art.

N" 1392 : Lionne marchant, lionnes luttant

^a^ftr^^v Croquis à la plume. — Feuille entière, dimensions in-folio; la ^Mf]^ Lionne du haut seule : H. o'"oqd, L. o'"i40. — Non catalogue .-A^à^'i^^^ par M. Moreau.

-' f^étS^^ croquis, d'une expression si bestiale, traduisent non seulement science du maître, mais encore sa pensée profonde.' Il a peint, dans

- toute la tristesse de sa destinée, la misérable existence du fauve, qui

marche lourdement, la tête baissée vers la terre, ou se bat sans autre but que d'exercer sa férocité. Delacroix a toujours saisi, avec une force d'intuition qui est la marque de son génie, le grand côté des choses: c'est par la puissance de la vision qu'il excelle.

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N" 1^9} : Lionne couchée au repos

■''f Croquis à la plume. — H. o"'or), L. o"'i2. — Daté : lo t'évr. Sq>'. — catalogue par M. Morcau.

^3)rta^^ Un mouvement très juste d'observation et que Delacroix a sans doute emprunte à l'un de ses chats. On le retrouve, trùs légèrement modifié, sur la feuille de croquis décrite à la page précédente fn" i 3o' i-

N" 1)94 • Cheval renversé par une lionne

j^..:^^^'^ Croquis sépia. — H. o"'ij, o"'26. — Vcnlc à Tliôtcl Drouol.

1876, à M. Gavillcl. — Non catalogué par M. Morcau.

Toujours la bataille, sous sa plus cruelle apparence ; la chute du l'aible, " le triomphe du fort. Au cours de sa correspondance , on surprend chez Delacroix quelques mouvements de révolte contre l'iniquité de la nature; mais bientôt il se résigne et se reprend à retracer, dans ses compositions, le mal inévitable.

N" 1)9^ : Chevaux en liberté

Croquis à la plume. — In-quario. — Daté: « i i juin 5q. » — Appartenait ^^'y ^ i^icsener. — Non catalogué par M. Morcau.

Le premier de ces croquis rend trait pour trait la noble allure du cheval qui s'enlève sous la main vigoureuse d'un cavalier mamelucic. !\'oir iio5.i

N'"" 1^96. 1397: Chiens lévriers

, - . ^ i" Lévrier seul. — Croquis à la mine de plomb.

— H. o"'2i, L. o""25. — Appartient à M. Phi- 'ï jffl lippe Burty. — Non catalogué par M. Morcau. w. 2° Lévriers en attitudes variées. — Croquis à la ^ mine de plomb et à raquarelle.— H. o"'i5, L. o"'28. — Appartient à M. Georges Villot fils. — Non catalogué par M. Morcau.

Le caractère supérieur de la forme est ici admirablement rendu; la main du maître a traduit sans défaillance toute la sveltesse et la gracilité du chien courant.

N" 1)98 : Études de lévriers couchés

Croquis au crayon noir rehaussé de sanguine. — In-tV)lio. — Appartenait a NL Robert, à Sèvres." — Non catalogué par M. Moreau.

1399? 1400 : Études de femmes au bain

i'^ Croquis à la plume. — H. o'"22, L. o'"34. — Daté au bas : « 27 août Sg, Strasbourg.»— Reproduit en facsimilé par A. Robaut, n"5g, dans les mêmes dimensions.

— ■ Vente posthume. — Non catalogué par M. Moreau.

2° Croquis à la plume. — H. o'"22, L. o"^35. — Daté au bas : « 27 août 59, Strasb, ». — Reproduiten fac-similé dans les mêmes dimensions par A. Robaut. — Non catalogué par M. Moreau. Jolis mouvements, qui allient l'ampleur du grand style à la grâce puissante de la nature.

N° 1401 : Homme agenouillé. Femmes nues

^ Croquis à la plume. — H. o'"23, L. o'"35. — Daté : « Strg, 27

^ï-^^^^s ^ ^oût 59 ». — Vente posthume. — Non catalogué par M. Moreau.

4. ^ tV' l^'"'^"^ Quand Delacroix allait à Strasbourg, c'était pour voir son {tarent ^ '■^f^ki^- - f/-'^t Eamey. Le maître y dessinait beaucoup de croquis, à la table de famille, 'SfS^^jI,,..^-^ tout en causant; il travaillait aussi, avec son àme de poète, soit à la cathédrale, dont les vieilles statues et les mystérieux tombeaux l'intéressaient, soit dans la ville, dont il aimait l'aspect pittoresque.

N° 1402 : Lion qui se lèche la patte

Croquis à la plume. — H. o'"i65, L. o^'igo. — Daté au bas à gauche : « 27 août, Strasbg, Sg ». — Appartenait à M. Ricsencr. — Non catalogué par M. Moreau.

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