COLLECTIONS PUBLIQUES
Musée n’Amsrerpam. — Son œuvre passe pour le plus complet de tous : il provient en grande partie de la collection Van Leyden, achetée, à ce que nous croyons, en 1810, par le roi Louis-Napoléon. La collection Van Leyden avait été formée dans le XVIIIe siècle. Pierre Yver, dans le supplément qu’il publia, en 1755, pour faire suite au catalogue de Gersaint, fait connaître une certaine-quantité de pièces qui composaient cet œuvre si remarquable. Van Leyden avait recueilli en plus ou moins grande partie les collections Halling, Maas, Houbraken et Burgy. Nous ne serions pas en état d’énumérer toutes les autres acquisitions qui ont enrichi l’œuvre du Musée d'Amsterdam, mais nous savons qu’un certain nombre furent faites à la vente Verstolk, entre autres celle de la Descente de croix, première planche. C’est dans ce célèbre cabinet qu’on rencontre Rembrandt au sabre, grande planche ; deux épreuves de la Pièce de cent florins, 1er état ; le Juif à la rampe, à la bague noire, le Bourgmestre Six, également 1er état, dont on ne connaît que deux épreuves; un assez grand nombre de paysages introuvables et beaucoup d’autres raretés.
Corzecrion DE Paris. — Elle a été formée à l’aide de celles de Marolles, de Beringhen, de Peters, augmentées de plusieurs autres acquisitions. Voici ce que nous lisons, page 54 du premier catalogue de Marolles : « Rhinbrand. L'œuvre de ce peintre et graveur hollandais consiste en force pièces dont j'ai
recueilli! dans ce volume jusques au nombre de 224, où il y a des portraits et des caprices fort curieux J. Van Vliet en a gravé quelques-uns après lui, aussi bien que V. V. Ecevir, Pierre de Balliu etautres.»
On trouve au Cabinet des estampes de Paris : Rembrandt au sabre, grande planche; la Grande Résurrection de Lazare, 1° état; la Pièce de cent florins, 1er état; la Grande Descente de croix, première planche; la Coquille, au fond blanc; l'Avocat Tolling; le Grand Coppenol, au fond blanc ; le Bourgmestre Six, 1° état, et beaucoup d’autres pièces très rares,
CorLecrion pu Brrrisx Museum. — Elle tire son origine de celle du Révér. Clayton Mordaunt Cracherode, né en 1729, mort en 1700 , et enterré dans l’abbaye de Westminster, qui légua une réunion des plus belles estampes de Rembrandt.
On trouve dans l'œuvre de cet établissement : Rembrandt au sabre, première planche; l’Annonciation aux bergers, 1° et 2° états ; deux exemplaires, rer état, de la Pièce de cent florins , ainsi qu’une contreépreuve dans la même condition ; plusieurs épreuves d’essai de l'Ecce Homo, la Descente de croix, première planche ; la Coquille, au fond blanc; le Juif à la rampe, à la bague noire; Avocat Tolling, rer et 2me états, et une foule d’autres épreuves extraordinaires.
Musée DE CamBrinGe. — Il occupe encore un rang très honorable; son œuvre de Rembrandt provient
en grande partie d’une acquisition faite au commencement du XVIIIe siècle, dont on a retiré les doubles qui ont été vendus publiquement par M. Sotheby, en 1878, et en second lieu de la donation du vicomte Fitz-William, dont la collection, au temps de Dibdin, était considérée comme la plus complète qui fût chez un particulier.
Corcecrion »'Oxrorp. — Elle vient en grande partie du legs de Chambers Hall, mais elle est loin d’être complète et se place au dernier rang parmi les collections publiques d'Angleterre.
Harcem. — On trouve à Harlem un très bel œuvre de Rembrandt; il est placé dans le Musée Teyler : c’est une donation qu'en mourant M. Teyler a faite à sa ville natale. Cette réunion est très considérable et les épreuves pour la plupart dans de très belles conditions.
FLorence.— Il y a également un œuvre de Rembrandt au Musée de Florence. Les épreuves que nous
avons vues exposées sous verre ne s'élevaient pas beaucoup au-dessus du médiocre.
Beruin, Dresnr, Municm. — Les éléments nous manquent. Nous pouvons seulement dire qu’à Dresde se trouve une épreuve du rer état de l'Annonciation aux bergers.
Vienne. — Dans la collection impériale, nous citerons : Rembrant dessinant, 2° état de Claussin et de Wilson, l’Annonciation aux bergers, 2° état, le haut des arbres est blanc; la Pièce de cent florins, rer état; le Paysage aux deux allées, 1er état; le Paysage au canal; le Chemin de village, seule épreuve connue; le Jeune Haaring, 1° état; le Grand Coppenol au fond blanc; l’Avocat Tolling; la Troisième Tête orientale; la Grande Mariée juive, 1er état; la Tête de la mère de Rembrandt (B. 353), mentionnée onnement où se voit La tête de Rembrandt, 1° état, et l'Étude d’une tête de femme. ine le nombre des épreuves connues, en y comprenant celle qui est mentionnée
par Duchesne; le Grif Celle-ci porte à une di
ci-dessous.
CoLLECTION ALBERTINE. — Quoiqu’elle soit très importante, elle ne possède pas les grandes raretés. Citons: Rembrandt à l'oiseau de proie; Rembrandt de forme octogone; Rembrandt sur une planche longue are, 1er et 4e états de Ch. Blanc; Jésus présenté au peuple, 2e et 3e états; Saint Pierre
et étroite; la Grande Résurrection de L
la Grande Descente de croia
rer et 2e états; les Trois Croix, 1er et 3e état et Saint Jean au trait; Saint Jérôme dans le goût de Dürer, rer état; Saint François à genoux, 1er et
ms au pignon pointu; Asselyn, 1e état; le Petit Coppenol, rer et 2e états; Fransz, états ; la Troisième Tête orientale; la Grande Mariée
2e états; les Deux Mai:
1er état; le Jeune Haaring, 1er état; Six, 2e et
juive, 1er état; les Trois Têtes de vieillards; l'Etude d'une tête de femme.
Francrorr-sur-LEe-MEIN. — Le musée de cette ville compte 294 pièces du catalogue de Bartsch, la plu-
part des épreuves sont en belle qualité et en premiers états. On y remarque: Rembrandt au nex large,
pièce très rare; Rembrandt sur une planche octogone, le Moine dans le blé, le Canal, la Tête de vieille (B. 360) et les Trois Têtes de vieillards. On voit que toutes les grandes raretés manquent.