‹ L'œuvre d'art vivantChapitre 3 sur 3 · DÉBUT · texte numérisé non relu

DÉBUT

WalkurI': 111"" ACTI-:

Approche de W'otan.

Prométhée.

Ces deux décors sont de l'époque intermédiaire, entre le romantisme Wagnérien obligatoire et la libération. Il sont faits sur un scénario destiné à l'institut Jaques-Dalcroze, et datent de 1910.

Le premier représente l'atelier où Prométhée crée des hommes à son image. — Trahi par Pandore, Prométhée transporte ses créatures dans une île heureuse. C'est le second acte, dont le décor n'est pas ici. — Mais il est bientôt rejoint par ses ennemis qui l'enchaînent, directement, sur le fronton de son atelier détruit. — Enfin, délivré par Hercule, Prométhée se place sur une roche élevée, et, de là, il appelle l'humanité vers la lumière.

Dans l'atelier détruit l'on remarquera que toutes les surfaces, malgré leur aspect chaotique, peuvent servir à l'acteur. Par exemple la pierre oblique d'où Hercule pourra rejoindre Prométhée et le délivrer.

Le tronc-colonne, dont on aperçoit un fragment, veut orienter le spectateur en lui rappelant l'atelier tel qu'il l'a vu au premier acte. Ce tronc est celui de gauche avant la destruction.

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Echo et Narcisse.

Ce décor a été adapté aux dimensions de la salle de linstitul Jaques- Dalcroze, pour les représentations de juin 1920.

La source, où se mire Narcisse, était animée, dans le bas, par cinq naïades, étendues en chaîne, et la tète tournée vers le rocher vertical. — Chaque fois que l'image de Narcisse se réfléchissait dans l'eau, ces naïades murmuraient des accords en attirant Narcisse de leurs regards et de leurs gestes. — A d'autres moments, leur silence et leurs têtes endormies exprimaient avec précision le chaud silence de la forêt pendant une après-midi d'été. Chose étrange, et pourtant naturelle : personne ne pouvait douter de la présence de l'eau, bien que l'on vît parfaitement le parquet de la salle au pied du rocher. . .—

La pièce comportait, (en plus des naïades), Echo, Narcisse, et cinq nvmphes.

ORPHEE DE GLUCK ; les champs Elysées.

Orphée traverse les enfers pour chercher Eurydice. La scène des enfers est construite en escaliers, très développés, interrompus par des terrasses; et le tout est soutenu par des piliers encastrés dans les murailles d'appui. Ce sont donc les escaliers qui caractérisent les enfers.

Si Ton évoque, ensuite, la musique qui introduit Orphée auprès des âmes bienheureuses, l'on comprendra que les plans inclinés, sans la moindre ligne verticale les interrompant, (les escaliers sont un assemblage de lignes horizontales et verticales), pouvaient seuls exprimer la sérénité parfaite du lieu. — Leur groupement est particulièrement difficile; mais, heureusement, la partition donne, pour cela, des indices précieux.

Dans un espace semblable, la démarche est naturellement calme et sans secousse aucune; et la lumière douce, uniforme et légèrement mobile, transforme la réalité matérielle de la construction en flots mouvants et berceurs. Les personnages participent, — par l'éclairage, — à cette atmosphère irréelle.

Espaces rythmiques.

Les dessins suivants, qui datent de 1939, font partie d'une série de projets appartenant à Jaques-Dalcroze, et destinés à la création d'un stvie propre à la mise en valetir du corps humain sous les ordres de la musique. — Sans autre destination, ils sont un point de départ.

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La clairière.

Exemple d'une forét simplement évoquée par des rideaux découpés et un éclairage approprié. Elle peut se faire dans n'importe quelle salle, ou, même dans une chambre. La lumière est tamisée à volonté par des cartons découpés et invisibles, et les ombres qui tombent sur les personnages peuvent, ainsi, dexenir mouvantes. La fusion est complète.

Les trois troncs du premier plan sont, probablement, superflus.

L'ombre du cyprès.

Pour cet espace, Fauteur s'était d'abord proposé une avenue de cvprès. Il a supprimé, peu à peu, les arbres, n'en conservant que les ombres. Puis, enfin, cette ombre seule est restée: car elle est suffisante pour évoquer tout un paysage. — Il est à remarquer qu'elle peut être balancée au moyen de l'éclairage, et qu'elle s'accorderait, ainsi, à tel ou tel rythme musical.

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