RECHERCHES SUR I,ES VIBRIONIENS 1 — 1 S G
Les infusoires que l’on désigne sous le nom de vibrioniens , observés dès les premiers temps du microscope, ont été regardés comme des animaux en raison de leurs mouvements, puis classés, en raison de leur forme, dans un même genre avec des végétaux doués aussi de mouvement et avec des animaux de la classe des vers.
Depuis les travaux de M. Ehrenberg et de Dujardin, la famille des vibroniens a été constituée sur des bases plus naturelles; mais ces êtres, qui s’offrent aux plus forts grossissements sous l'aspect de simples filaments, ne peuvent fournir qu’un petit nombre de caractères génériques ou spécifiques, si l’on prend en considération pour les classer leur apparence extérieure seulement. Ainsi la famille des vibrioniens ne se compose que de trois genres : l’un comprenant les filaments roides et à mouvement vacillant (G. bacterium) , un autre les filaments flexibles et à mouvement ondulatoire (G. vibrici) le troisième les filaments en hélice et à mouvement en rapport avec cette forme (G. spirillum). Chacun de ces genres compte trois ou quatre espèces. Ces espèces, suivant Dujardin, se trouvent indifféremment dans des milieux très -différents, par exemple : le vibrio rugula dans les selles de l’homme et dans diverses infusions; le vibrio bacillus et le spirillum volutans dans des infusions d’eau de mer aussi bien que dans des infusions d’eau douce.
Depuis la publication de l'ouvrage de Dujardin sur les infusoires (1841), les vibrioniens n’avaient plus guère attiré 1 attention des observateurs, lorsque les travaux deM. Pasteur, en faisant connaître que ces êtres infiniment petits apportent
1 Comptes rendus de l'Académie des sciences, 10 octobre 1864.