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Monas cholerica. Voyez cercomonas urinarius

•3. Monas cavicc, C. Davaine. — Corps de grosseur un peu a ariable suivant les individus, de forme sphérique, irrégulière; longueur, 0"im,01 ; filament un peu épaissi à la base, piesque deux fois aussi long que le corps ; locomotion rapide.

'I rouves en quantité considérable dans le gros intestin de plusieurs cobayes examinés aussitôt après leur mort. Par

l Khrenberp, A bh-indl. d. Aft-il. d. Wtssench. Berlin, 1830, 47 et 1812, 57 (Orgar"fu30rieil)! W*>lOMlh. 6, lab. I, 1. Wedl, Qrundznge d. pathol.

PARASITISME, MICROBISME

leur nombre et par leurs mouvements, ils donnaient au liquide soumis au microscope un bouillonnement singulier. Chez un cobaye, mort du charbon, le 22 août 1864, la température atmosphérique étant de 20° C., un grand nombre de ces monades avaient conservé des mouvements très appréciables, quoique bien ralentis, dix heures après le premier examen.

4. Monas anatis, C. Davaine. — Corps ovale, oblong, transparent; long de 0,nm, 008, large de 0mm,004 ; filament plus long que le corps.

Trouvés dans le cæcum d’un canard examiné aussitôt après la mort; quatre canards examinés de même n’en avaient point. Des monades très peu différentes ont été trouvées plusieurs fois dans le gros intestin de la poule. Toutes ces monades mouraient peu après le refroidissement des matières.

5. Monas intest inalis, Dujardin. — Corps très allongé, de forme incessamment variable ou arrondie à une extrémité; et s’amincissant peu à peu pour se terminer en un long filament à l’autre extrémité; mouvement d’ondulation surtout le contour. Longueur, 0ram,017.

Observé par Dujardin, dans les excréments d’un triton palmipes1.

Dujardin ajoute les remarques suivantes : « Dans les excréments d’un triton palmipes que je nourrissais de lombrics depuis le 21 mars, j’ai trouvé abondamment, le 8 avril 1838, des monades allongées et très remarquables par les changements continuels de forme que présentait leur corps qui s’agitait tout entier d’un mouvement ondulatoire sur les bords ; le filament qui terminait l’amincissement d’une des extrémités était bien visible, mais je ne puis le nommer filament antérieur, parce quele mouvement était très irrégulier et que j’ai cru avoir aperçu un filament beaucoup plus délié à l’autre extrémité. Si cette observation était vérifiée, cet infusoire serait un cerco ■ monas; dans tous les cas, je crois que c’est une des espèces

1 Ouv. cil., p. 284.

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botlo indiquée par Ehrenberg comme se trouvant dans 1 intestin des grenouilles. »

Cette espèce me paraîtrait plutôt devoir être rapportée au trichomonas observé par Perty, dans 1 intestin de quelques batraciens1.

6. Monas prodigiosa, Ehrenberg. — Corps subarrondi, hyalin, formant parleur agglomération des amas d apparence sanguinolente; filament plus court que le corps. Longueur, 1/8000'" à 1/3000'". Multiplication par division transversale. D’après Ehrenberg, on peut estimer de 46.656.000.000.000 à 884.736.000.000.000, le nombre qu’il en existe dans un pouce cube.

Cet infusoire se produit sur des substances alimentaii es en quantité telle qu’elle forme des taches comme gélatineuses et de couleur de sang. Ces taches, réputées sanguinolentes, ont plusieurs fois occasionné de grandes émotions chez les observateurs et parmi le vulgaire. Le fait s’est présenté par ticulièrement a Padoue, en 1819. Un savant, Sette, qui nous en a donné la relation, a pu reconnaître heureusement la cause de ce phémomène. lia été observé de nouveau à Berlin, en 1868, à Haies, en 1849, en Australie, en 1849, à Rouen, en 1852, à Bristol, en 1853. Plusieurs observateurs ont pu propager cette monade en la plaçant sur diverses substances humides. Montagne, à Rouen et à Paris, l’a vu successivement sur une volaille rôtie, sur unmelon, sur des choux-fleurs, du riz, etc.

Diesing donne, de toutes les observations connues, la bibliographie suivante :

Zaogalactina imelrofa Sette : Memoria suit' arrosimento straorditiixrio diale une sostanse alimentose osservato nella provincia di Padova l'anno 1819. Venezia, 1824„ — Uebeis. Von Nees. v.Esenbek. iaSctvweigger's. Jahrb. d. Chemie und Physih f. , 1827, 396. — Mucor-sanguineus de Col. apud Sette, l. c. — Seltene physikalische Erscheinung : Prager Zetiung 20. August 1822 (de ingenti hujus copia ad cibos varios et præsertim ad lubera Solani coda per dies 1-2 servata. 22 augusto). — •

Vitl. infra.

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24 septembre 1821, in molina ad Mosellam; fusius Noeggerath in Schweigger's Jahrb,d. Chemie undPhysik XLV( 1825), 311 . — Mittchell. Onthe cryptogamous origin ofmalarious and épidémie fevers (of Ebren herg,in Monatsber . 1850, 223). — Tekuphah à Landau. Rabbinistisch-aran, aise b es Wôrterbuch, 1824 ( Notitiæ historicæ de guttulis sanguineis in cibis). — MonasprodigiosaEhrenbevgmBencht Verhandl. Akad. Berlin, 1848, 249-362. (Descript. el notit. numerosæ lûstoricæet liiterariæ). Idem in Abhandl. d. Akad. Berlin, 1849, 327-395(parlim) et 418. — Idem in Berlin, loc. cit., 1849, 102-116 (De propagatione a seplembri usque ad finem januarii peracta, a januario frustra tentata et de corpusculis similibus ex regno vegetabili ; continuatio notit. literar. et historié.). Cohn apud Ehrenberg, l. x. c. 1850, 5-7 (cum. notit. historié.). — Ehrenberg, ibid. 7-9 (observ. cl. vir. Holland et Marchand), 215-246 (cum multis notit. literar. et histor.). 364 ( expérimenta nova de propagatione), 1851, 271 (observ. cl. Otto Schomburgk, Adelaidæ, 1849, institut.^. Kollar, in Sitzb. d. k. Akad. Wissensch. Wien, 1850, II, 18. — Palmella prodigiosa Montagne, Bull. Soc. d' Agricult., 2. ser. VU, 727 et Compt. rend. Soc. biol., 1852, 119. — Stephens, Ann. nat. hist., 2 ser. XII (1853), 409. tab. XVII (Diesing, Revis, p. 26).

7. Monas vinosa, Ehrenberg. — Corps ovoïde, arrondi également aux deux extrémités, rougeâtre vineux, mouvement lent, tremblotant. Longueur, 0mm,0025; filament aussi long que le corps; multiplication par division transversale.

Signalée pour la première fois en 1832, par Ehrenberg, à Berlin, qui la trouva dans des eaux où séjournaient des matières végétales corrompues; de nouveau par M. Morren dans de l’eau conservée depuis deux mois avec des végétaux, en Belgique; puis, en 1844, par Schmarda, à Vienne, dans des eaux de macération conservées depuis longtemps et dans des eaux du Mississipi conservées et envoyées à l’auteur. Je l’ai observé moi-même, en 1864, dans de l’eau conservée depuis plusieurs mois avec des matières intestinales de l’homme où se trouvaient des œufs d’ascaride lombricoïde. J’ai vu distinctement leur filament flagelliforme qui n’avait été signalé par aucun des observateurs précédents1.

I Ehrenberg, Abhandl. cil., 1831 (1832), 58; id.linfusionsthierkcn, 1838, p. 11, pi. 1 tig, 9. — Aug. et Ch. Morren, Recherches sur ta rubéfaction des eaux, p. 70, in-4°

MONADIEXS

8. Monas rosea, Morren. — Corps ovoïde, atténué aux deux bouts, l’extrémité antérieure un peu plus rétrécie, s ou vent sinueux au milieu, une fois plus long que large, tournoyant sur son axe et vacillant, rose. Social; longueur, 0,nm,005; filament ?

Trouvé par Morren, dans des eaux sulfureuses delà province de Louvain, aux mois de juin, juillet, août, puis par Diesing, dans des eaux sulfureuses thermales de la Basse- Autriche, à diverses époques de l’année.

Ces monades sont agglomérées et forment des plaques muqueuses roses qui tapissent les bords de la source sulfureuse; ces plaques auraient pu être regardées comme des palmella *.

9. Monas sulphuraria, Fontan et Joly. — Corps ellip tique ou ovoïde oblong, souvent sinueux au milieu, tournoyant sur son axe en allant et vacillant, rose ou plus souvent rouge vineux ; filament ?

Trouvé dans les eaux sulfureuses, à Salies (Haute-Garonne) et à Enghien, près de Paris. Cette espèce ne semble différer de la précédente que par une coloration plus foncée ; elle ne forme probablement qu’une variété 2.

10. Monas erubescens, Ehrenberg. — Corps ovale, rose; mouvement lent, continu ; longueur 1/144'"; filament ?

Dans un lac salé près d’ Astrakan 3.

11. Monas Okenii, Ehrenberg. Corps cylindrique, égal, un peu courbé, trois ou quatre fois plus long que large, arrondi aux deux extrémités, rouge, long. 1/192"'; filament ayant la moitié de la longueur du corps. Social.

Se trouve dans les eaux douces dans des lieux divers, à Iéna

Bruxelles, 1841. — Hiess, Beilr., z. Fauna d. In fus., 2S. — L. Schmarda, Klein a Beitriige z. nulurg. d. Infusorien , p. 5 et 23, 111-4% Wien, 1846).

1 Morren, Ouo. cit., p. 73, pl. V, fig. 25-27. — Diesing, Syst. Helminthum , t. I, p 24, Vindobonæ, 1850.

2 Joly et Fontan, Sur une nouvelle espèce d'infusoire qui colore les sources sulfureuses de Salies el d'iinghien (Mém. Acad, des sc. de Toulouse, 181.', p. 116, ''g-)-

3 Ehrenberg, Op. cil., 1870-1831

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et à Berlin (Weisse et Ehrenberg), h Saint Pétersbourg, dans une eau bourbeuse en juillet (Eicliwald) l.

12. Monas Dunalii, Joly. Corps ovale ou oblong, incolore chez les très jeunes sujets, verdâtre plus tard et enfin d’un rouge ponceau chez les adultes. Deux trompes flagelliformes plus longues que le corps.

Se trouve dans les eaux des salines de la Méditerranée qu’elle colore en rouge.

Cet infusoire n’appartient point aux monadiens proprement dits; c’est un diselmis, comme le fait remarquer Dujardin 2.

D’autres monades colorées ont été observées et décrites par divers auteurs : telles sont : les monas viridis, grandis, bicolor, deses, tingçns et pulvisculus d’Ehrenberg; hilla. botulns et farcinem de Perty qui sont plus ou moins vertes; les monas violescens et Weissei de Perty qui sont violettes ou brunes ; la monas ochracœa d’Ehrenberg qui est jaunâtre.

13. Monas rediviva. C. Davaine, Corps sphérique, incolore, long. 0mm,005, filament très-mince, environ six fois plus long que le corps, long de 0mm,027 ; locomotion très rapide.

En faisant des recherches, en 1856, sur les conditions de l’existence ou de la non-existence de la reviviscence chez des espèces d’animaux appartenant au même genre3, j’ai trouvé cette monade dans de la mousse qui poussait entre les pavés d’une cour à Paris ; elle s’y trouvait en très grand nombre et ne semblait nullement différer du monas lens. Des parcelles de cette moussse ayant été placées sur une table dans un appartement bien sec, étaient, après huit jours, aussi desséchées qu’elles puissent l’être à l’air libre. De petits fragments furent alors placés sous le microscope dans de l’eau préalablement bouillie, puis refroidie. Après dix minutes

1 Ehrenberg, Infusionsth., 15. — Eichwald, Bulletin des naturalistes de Moscou, XVII, 704, XX, 11, tab. VIII, fig. 1, a. f.

* Joly, Annales des sciences naturelles, 2' série, t. XIII, p. 272, tab. VIII, fig. 5-8j (Comptes rendus de l'Académie des sciences, t. XI, p. 290). — Dujardin, Ouv. cil., p. 344.

3 Comptes rendus de l'Académie des sciences, 1859.

MONADIENS

quelques monades apparurent ; après une demi-heure, on en voyait un grand nombre circulant dans le liquide.

b). Cyclidium...; c). Chilomonas...; d). Trepomonas... ; e). Hétéromita... ; f). Amphimonas.. . ; g). Cercomonas. Dujardin; Bodo; Ehrenberg.

1. Cercomonas hominis Davaine. — Cercomonas intestinalis. Lambl. — Cercomonas Davainei. Moquin-Tandon. « Corps piriforme, variable, long de 0mm,0i à 0mm,0l2; extrémité amincie se terminant par un filament caudal épais, aussi long que le corps; filament flagclliforme antérieur, situé à l’extrémité obtuse, opposé au précédent, très long (deux fois aussi long que le corps) et mince, toujours agité, trèsdifficile à voir; trait longitudinal vers l’extrémité antérieure donnant l’apparence d’un orifice buccal ? point de nucléus bien appréciable. Locomotion assez rapide, quelquefois suspendue par l’agglutination du filament caudal aux corps environnants ; l’animalcule oscille alors, comme un pendule, autour du filament. »

Observé dans les évacuations intestinales des cholériques.

Variété. « Plus petite que la précédente; corps moins piriforme, à contours moins arrondis, long de 0mm,008; deux filaments 1 un antérieur, l’autre caudal situé un peu latéralement; locomotion très rapide. »

Observée dans les évacuations d’un malade atteint de fièvre thyphoïde.

J’observai ces infusoires en 1853-1854, chez les cholériques dont les évacuations étaient récentes et encore chaudes ; après le refroidissement ces animalcules perdant le mouvement il devient impossible de les distinguer des cellules plus ou moins altérées qui se trouvent dans les matières intestinales.

Le docteur Lambl, médecin à Prague, a observé, en 1859, des monadiens qui appartenaient probablement à nos cercomonades; ils se trouvaient dans des excrétions muqueuses, semblables à de la gelée, rendues par des enfants. Le siège de ces animalcules était, suivant cet observateur, l’intestin

Davaine. L'CEuvre.

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grêle. Lambl n’a pas vu le filament, mais comme le fait observer Leuckart, c'est aux mouvements de ce filament qu’on doit attribuer les ondulations remarquées par l’auteur en avant du corps de l’infusoire. Longueur 0mm,018 à 0mm,021 dont 0mm,004 à 0mm,005 reviennent à la queue1.

2. Cercomonas sultans. Boclo. s. Ehrenberg. — Corps ovalaire, élargi en dessus, hyalin; filament caudal court. Long. 1/1 000'", ou 0mm,006.

Vu par Ehrenberg à Berlin ; par Schmarda, en août 1844, dans les lagunes maritimes, près de Murano; par Weisse et Eichweld, dans des eaux stagnantes à Saint-Pétersbourg; par Primer, dans l’eau du Nil; enfin, par Wedl, chez l’homme sur des ulcères sordides, assez fréquemment2.

3 . Cercomonas urinarius . Bodo. ,u. Hassall. — Corps ovale ou subglobuleux, granuleux; filament flagelliforme 1, 2 ou 3; filament caudal (?). Long. 1/ 150'"; multiplication par division spontanée.

Trouvé par Hassall, dans l’urine des cholériques, dans des urines alcalines ou albumineuses, souvent accompagnées par des vibrioniens3.

Les caractères de ce cercomonas ne sont point suffisamment déterminés.

D’autres animalcules trouvés aussi dans les urines chez les malades atteints du choléra ont été regardés comme de simples monades. Voici l’indication des faits observés, en 1854, dans les hôpitaux de Londres, tels que les rapporte Hassall.

Sur vingt-neuf échantillons d’urine qui avaient été rendus

1 C. Davaine, Sur des animalcules infusoires trouvés dans les selles de malades atteints du choléra et d’aûtres maladies (Comptes rendus de la Société de biologie, 2” série, t. I, p. 129, 1854. — Id. Traité des entozoaires, p. 64-67, et synopsis, p. 6, fig. 1. — Lambl, In Prager Vierteljahrschr, 1859, 1-51 A us dem Franz Joseph Kinder spit ale, I, 301. — Leuckart, Mensch. Parasil, t. I, p. 143, fig. 1S.

2 Ehrenberg, Abhandl., cit. 1831-65. — Id. Infusionsthr, 33, pl. II, 10. — Riess, Beitr. z. Fauna d. Infus., 29. — Schmarda. — Weisse, Bull, physico-malh. de l'Acad. des sc. de Saint-Pétersbourg, III, p. 335. — Eichwald, Bull, des nat. de Moscou, XVII, p. 48S.— Pruner, Krunkh. d. Orients., p. 56, 1847. — Wedl., Grundzüge der patholog. Histologie, p. 796, cité par l.euckart, Mensch, Parasil, t. I, p. 144.

3 Hassall, The Lancet, novembre 1859s — Schmidt’s Jalirb., CÎX, 157, 1861.

MONADIENS

au plus tôt vingt- neuf heures après la suppression, Th. Richardson, à l’hôpital Saint- Nicolas, trouva dix fois des monades. Sur quinze échantillons d’urine, Wiliam Stevens, à l’hôpital Saint- Thomas , trouva sept fois un grand nombre de monades. Dans un échantillon d’urine, examiné par John Brandon, à l’hôpital Saint-Thomas, il y avait un grand nombre de monades. Dans deux échantillons d’urine, Patrick Reilly, à l’hôpital Saint-Bartholomè, trouva un grand nombre de monades 1 .

4. Cercomonas canis (?) Gruby et Delafond. — Corps piriforme, terminé par une petite queue ; surface supérieure du corps convexe, inférieure, aplatie. Mouvements très vifs. Longueur. 0ram,01 ; largeur, 0mm,02.

Dans l’estomac du chien. G. et D., mém. cit., p. 824.

5. Cercomonas gallinarnm, C. Davaine. — Corps ovoïde très allongé; long de0mm,051; large de 0mra,005. Filament flagelliforme, situé au gros bout, presque deux fois plus long que le corps; filament caudal plus court que le corps.

Trouvé en grand nombre dans le cæcum d’une perdrix adulte, nourrie depuis huit jours exclusivement de pain et d’avoine et tuée pour l’examen.

6. Cercomonas intestinalis , Ehrenberg. — Corps oblong, obconique, plus large au-dessus, hyalin, filaments flagelliforme et caudal plus courts que le corps. Longueur, 1 144'".

Il existe a 1 état parasitaire, dans le mucus du rectum des grenouilles, des crapauds et de la salamandre des marais où il a été observé par Gœze et par Bloch (1782), puis par Ehrenberg. Il a été trouvé aussi dans le rectum du Bufo americanus, à Philadelphie, par Leidy; dans l’intestin de la rana temporaria , au mois d’octobre, et du triton cristalus, au mois de mai, en Suisse, par Perty.

On doit peut— etre rapporter a cette espèce le Monas intestinalis de Dujardin.

i Arlhur-IIill Ilassal, Résulte of ihc microscopical and Chemical examination of seeenty-lwo, amples of the urine of choiera patiente. General Board of Health, I.orHon. 1855, p. 293).

Cette cercomonade a été observée à l’état de liberté dans des eaux salines, par Schmarda, et dans des eaux stagnantes ou de puits, en été, à Saint-Pétersbourg, par Eicliwald etWeisse1.

7. Cercomonas ranarum, Ehrenberg. — Corps subovoïde, atténué aux deux extrémités, hyalin ; filament caudal plus court que le corps, filament flagelliforme... ? Longueur, 1/120'".

Observé à l’état parasitaire, d'abord par Gœze et par Bloch (1782), sans doute avec l’espèce précédente, puis par Ehrenberg, dans le mucus intestinal des grenouilles et des crapauds; en février, dans l'intestin delà ranci esculenla par Schmarda; dans l’intestin de la rana temporaria, en octobre, par Perty, en Suisse; dans une grenouille, à Boston, par Burnett, et chez diverses espèces de grenouilles et de crapauds, à Philadelphie, par Leidy.

A l’état de liberté, par Weisse, dans l’eau d'un puits, à Saint-Pétersbourg, avec l’espèce précédente, et par Perty, en Suisse, dans de l’eau où vivaient des anodontes et des unios2.

8. Cercomonas colubrorum ( Boclo. c.), Hammerschmidt. — Corps ovoïde, lancéolé, hyalin; filament caudal presque aussi long que le corps, filament flagelliforme plus long. Longueur, 1/288-1/240"'.

Trouvé par Hammerschmidt, dans le cloaque du tropidonotus natrix, en Europe, et par Leidy dans celui du Iropidonotus sirtalis , en Amérique3.

9. Cercomonas helicis (Boclo. h.), Leidy. — Corps allongé, elliptique, fusiforme ou ovoïde, hyalin; filaments caudal et

1 J. -A. Gœze, Versuch einer Nalurgesch. d. Eingeweidewurm, p. 429, 431. Blankenburg, 17S2. — Bloch, Général, des vers des intestins, 1 7SÜ . Trad. Strasbourg, 17S8, p. 79. — Ehrenberg, Infusionslh., 3 4, pl. Il, 13. — Leidy, Proceed. Acad. Philad., 228,1849. — Perty, ICleinste Lebensf., 171, pl. XIV, 17. — Müller ? (cercaria gyrinus?J Animale. infn\. 119, p. XVIII, 1. — Schmarda, loc. cil., p. 24. — Eichwald lie. cit., XvII, 4SS. — Weisse, lac. cit., V, 40.

2 Gœze, lor. cil., p. 429. — Bloch, toc. cil. — Ehrenberg, loc. cit., p. 34, pl. 11,4., — Schmarda, loc. cit., p. 25. — Per y, loc. cit., p. 12, pl. XIV, 13. - Burnett in Boston, Jour a. nal. hist., VI, no III, 1852, 323. — Leidy, loc. cil., VIII, 42, 1856. — Müller? (cercaria gibba?) loc. cit., 120, pl. XVIII, 2. — Weisse, loc. cil., V, 40.

3 Hammerschmidt (Heller’s Archiv f. Pliysiol. u. Pathol., I Hefl, 83, pl. I, VII , Mil). — Leidy, loc. cil., VIII, 42, 1856.

MONADIENS

flagelliforme sensiblement égaux, plus courts que le corps. Longueur 1/125-1/100"'.

Trouvé par Leidy, dans les canaux séminaux de Yhelix albolabris, H. tridentata et H. altematci, à Philadelphie, et de Yhelix nemoralis, à Vienne1 2.

10. Cercomonas Limnæi, Ecker. — Corps piriforme, hyalin; filament caudal très mince, aussi long que le corps ; filament flagelliforme presque aussi long que le corps. Longueur, jusqu’à 1/100".

Trouvé par Stiebel et Karsch, dans les œufs altérés d’une lymnée et dans les œufs de la lymnée des étangs, près de Bâle h

11. Cercomonas muscæ domesticæ (Bodo. m. d.), Burnett. — Corps allongé ; filament caudal quatre à cinq fois plus long que le corps; filament flagelliforme..? Un nucléus a été quelquefois observé. Longueur, jusqu’à 1/180'".

Trouvé dans l’intestin de la mouche domestique, par Burnett et Leidy, en Amérique 3 *.

12. Cercomonas melolonthæ (Bodo. m.), Leidy. — Corps sphérique, filament caudal aussi long que le corps; filament flagelliforme...? Longueur, jusqir’à 1/18'".

Trouvé dans l’intestin du hanneton ( melolontha quercina et brunnea), par Leidy, à Philadelphie h

13. Cercomonas juli (Bodo. j.), Leidy. — Corps variable par sa mollesse, globuleux, ovale ou piriforme, granulé en vieillissant? (obsolète granulation), d’un vert pâle; filament caudal deux fois plus long que le corps, agile, quelquefois roulé en anneau au sommet; filament flagelliforme... ? Longueur, jusqu’à 1/250'" 5.

1 Leidy, Cryptobia et Cryptoicus helicis. Proceed. cil., 1846, 111, 100 et 101, 6g.— Dodo. h. Ibid., V, 1851, 2S4 et VIII, 1856, 42. — Ann. and magaz. of nat. hist., 1817. 209, 6g — Journ. acad. Philad. new sériés, I, 67.

2 Stiebel, Meckel's deutsch. Arch. f. Physiol.,' II, 520. - Karsch, Erichson's

Archiv., XII, I, 2o5, 256. — Ecker, Zeilschr. f. vissensch. Zoo!., III, 412, 415, tab. XIII, 1-4 (de Evolut.J. ....

3 Burnett, loc. ctt., VI, n* III, 323, 1852. — Leidy, Proceed. cit., VIII, 42, 1856.

* Leidy, Proceed. cit.. VIII, 42, 1858.

5 Leidy Transact. amer, phylos. Soc., 2 • série, X, 244, pl. XI, 51, et Proceed. cit., V, 100, 1S50, VIII, 42, 1856.

PARASITISME, MICROBISME

H. Hexamita, Dujardin.

I. Hexamita duodenalis, C. Davaine. — Je place ici, avec beaucoup de doute, un animalcule très singulier que j’ai vu en nombre considérable dans le mucus du duodénum d’un lapin récemment tué et tout chaud (24 septembre 1864).

Le corps est transparent, arrondi ou piriforme (après la mort), terminé par un filamen.t caudal épais à sa base que j’ai vu quelquefois double (?). La partie antérieure du corps, pendant les mouvements rapides, rentre, comme par invagination, plus ou moins dans la partie postérieure et alors l’animalcule prend la forme d’une coupe plus ou moins évasées, dont l’ouverture est toujours dirigée en avant. La grosseur de ces monadiens varie beaucoup ; ils ont depuis 0mmJ01 jusqu’à 0,nm,02 de diamètre; l’appendice caudal qui semble parfois articulé avec le corps et inséré un peu obliquement, est moins long que. celui-ci.

Cet animalcule est doué d’une locomotion extrêmement rapide et décrit de nombreux circuits qui rendent l’examen fort difficile. Il meurt et s’altère aussitôt après le refroidissement.

Je pense que la locomotion rapide de cet animalcule est due à des cils vibratiles situés à la partie antérieure. Son corps prolongé en queue bifide (?) se rapproche de Yhexamita intestinales de Dujardin. Il est possible que cette espèce soit une de celles qu’on a observées dans l’estomac des ruminants.

2. Hexamita intestinalis, Dujardin. — Corps fusiforme, prolongé en queue bifide. Longueur, 0mm ,012.

Cet infusoire se rencontre très fréquemment dans l’intestin et dans la cavité péritonéale des batraciens et des tritons. Les deux filaments de sa queue sont assez distincts: il se meut suivant une direction rectiligne, en vacillant de côté et d’autre l.

Suivant Diesing, Dujardin aurait pris deux amphimonades

i Dujardin, ouv. cit., f. S07-

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