MON ADI ENS
agglutinées accidentellement pour un seul individu dont il aurait fait son hexamita intestinalis 1 2 * .
J. Trichomonas, Dujardin.
1. Trichomonas vcigincilis , Dujardin, Donné. — Corps glutineux, noduleux, inégal ; filament caudal non constant variable; filament flagelliforme flexueux, trois fois plus long que le corps ; sept ou huit cils vibratiles situés à la base, en série; mouvement vacillant. Longueur du corps, 0mm,0i ; filament flagelliforme, 0mm.028 à0mm,033.
Se trouve dans le mucus vaginal chez la femme. Souvent . cinq ou six individus, plus ou moins, sont réunis par groupes dans lesquels on ne voit de distincts que quelques appendices flagelliformes en mouvement. Ils adhèrent quelquefois aussi à des cellules de mucus ou de pus ou bien au porte-objet, continuant à s’agiter, ils étirent en manière de queue une portion de leur subtance. Cet infusoire ne se rencontre jamais dans le mucus vaginal sain et normal. Toutes les fois qu’il existe, le mucus renferme des bulles d’air qui lui donnent un aspect écumeux. Ce caractère est constant (Donné). L’existence du du trichomonas vaginal n’a aucune relation avec celle de la syphilis.
J’ai observé cet animalcule (une fois en grand nombre), dans l’urine de femmes atteintes d’écoulement leucorrhéique abondant. Je l’ai vu vivre dans cette urine au moins pendant huit heures, en été, par une température de 28° C.
Le trichomonas vaginal a été découvert par M. Donné, en 1844, et déterminé par Dujardin. Plusieurs savants, tels que Glug'e, Yalentin, de Siebold, Yogel ont émis des doutes sur l’animalité de ce petit être. Ils ont pensé qu’on avait pris pour des animalcules des cellules d’épithélium vibratile ; mais depuis lors, Kolliker et d’autres observateurs ont conrfimé l’exactitude des faits annoncés par MM. Donné et Dujardin8.
1 Diesing, ouv. cit., p. 49.
2 M. Donné, Recherches microscopiques sur la nature du mucus et la matière des
divers écoulements chef l'homme et çl\ej la femme , Paris, 1837, Cours de micro •
488 PARASITISME, MICROBISME
2. Trichomonas Caviæ, C. Davaine. — Corps variant pour la grosseur suivant les individus et de forme très variable, par sa mollesse, assez souvent ovoïde et s’amincissant peu à peu pour se terminer par un filament plus épais à sa base; mouvement ondulatoire plus rapide sur le contour, paraissant dû à des cils vibratiles sans cesse agités et dont la base, plus épaisse, se laisse seule apercevoir de temps en temps. Longueur des individus les plus gros, 0mm ,02, largeur 0ram ,0 1 ; filament au moins aussi long que le corps.
Trouvé en grand nombre, à Paris, dans le gros intestin d’un cobaye tué tout récemment et encore chaud.
3. Trichomonas suis (?), Gruby et Delafond. — Animalcule de forme ovale, aplatie, et la partie postérieure terminée par une queue conique; bord aplati du corps garni de cils vibratiles; mouvements très vifs. Longueur, 0mm,02; largeur, 0mm,01. Dans l’estomac du porc l.
4. Trichomonas batrachorum, Perty. — Corps ovoïde, quelquefois élargi en avant; dos presque toujours en forme de carène ; filament caudal court ; filament flagelliforme plus long que lecorps. Longueur, 1/200 à 1/110"'.
Trouvé dans le mucus intestinal du bufo vulgaris et de la rana temporaria, de juin en octobre, par Perty, en Suisse2 .
5. Trichomonas limacis, Dujardin. — Corps ovoïde, lisse, prolongé en pointe aux deux extrémités et terminé en avant par un filament flagelliforme, de la base duquel part une rangée de cils vibratiles dirigés en arrière. Mouvement
scopie, in-S”, Paris, 1844, p. 157, pl. IX, fig. 33 — Dujardin, ouv. cil., p. 300, pl. IV fig. 13. — Leblond, in Bremser, Traité des vers intestinaux, Atlas, p. 59, pl. XIV, fig. 19-20. Paris, 1817. — J. Vogel, Icon. hist. path., pl. XI, fig. 9 Id. Anat. path gêner , trad. Paris, 1S47, p. 395 et Frorieps n. notiz., 1I-SS, 1S37. — Siebold, Wa gncr's HandwSrlerb. d. Physiol., II, 66. — IColliker, und Seanzoni, Scanzoni's Beilrag Geburlskunde, 1855, II, 131-137, pl. III, fig. 2. L'Institut, 1115, 1855, 167. Comptes rendus de l’Académie des sciences, t. XL, p 1076. 1855. Gazette médicale, n° 20, p. 315, 1855. — Kolliker, Report assoc. at Glasgow, 125, 1S55. — Diesiug, Révision der Prothelminthen, p. 61, Wien, 1866.
1 G. et D., Mém cit„ p.865.
2 Perty, ouv. cil., p. 170, pl. XIV, f 14.
MONADIENS
assez vif en avant et tournoyant sur son axe. Longueur,
0mm,015.
Trouvé par Dujardin, dans l’intestin de la Umax agrestis{.
Wrisberg. Observ. de animale, infusoriis satura. Gœttinguæ, 1764. — Muller (Othon-Fréd.). Verm. terrest. etc. hist., t. I, p. 25. in-4°, 1773 — Gleichen. Dissertation sur la génération des anim. sperm. et ceux des infusions. Trad. en français, an VII. Passim. — Muller (O. -F.). Animacula infusoria fluv. et marina, in-4°; 1786. — Bory de Saint- Vincent. Essai d'une classification des animaux microscopiques , in-8°. Paris, 1826. — Hemprick et Ehrenberg. Symb. phys. I, Phytozoa polyastr., 1830. — Ehrenberg. Abhandl. der Akad. der Wissenschaft. in Berlin , 1829-1832. (Organ. des infusoires). — Du même. Die Infusionsthierchen, etc. Les animaux infusoires considérés comme des êtres organisés parfaits . Lcipsick, 1838. — Dujardin (Félix). Annales des sciences naturelles, 2° série, t. V, 1836. — Du même. Sur les infusoires munis d'un double filament locomoteur. Annales des sciences naturelles, 2e sérié, t. VIII, p. 30o, 1838. — Du même. Histoire naturelle des zoophytes (Infusoires), in-8e, atlas. Paris, 1841. Lorext (J.-A.). De animalculis infusoriis , in-4°. Mannhemiis, 1837. — Schmarda (Ludw.-K.). Zoologie, Bd. I, p. 186. Wien, 1871. — Diesing (Car.-Maur.). Révision der Prothelminthen. Abtli. Mastigophoren, in-8°, 1866. — Davaine (C.) Traité des Entozoaires, in-8°, Paris, 1869. — Schoch (Gust.). Die mikrohopischen Thieredes Süssioasser- Aquariums, in -8». Leipzig, 1868.
* Dujardin, ouu. cil., p. 300, pl. IV, fig. 14.
PARASITISME, MICROBISME
PARASITES, PARASITISME1 2 — En collaboration avec le professeur A. Laboulbène 2. —
Le parasitisme occupe dans la nature une place considérable ; il atteint, pour ainsi dire, l’universalité des êtres vivants Mais par leur petitesse et leur infinité, par leur séjour le plus ordinaire dans la profondeur des organismes qu’ils envahissent, les parasites se dérobent à nos regards et cachent à notre appréciation l’importance du rôle qui leur appartient dans la nature animée. Toutefois, lorsque le parasitisme frappe l’homme, les animaux qui le servent, les plantes qu’il cultive, la puissance en est désastreuse et devient manifeste. G’est surtout alors par la nécessité de le combattre que nous avons appris à l’apprécier et à le reconnaître.
Cet article sera divisé de la manière suivante :
I. Parasites vrais et faux, ce qu’on doit entendre par parasites :