‹ L'œuvre de C.-J. DavaineChapitre 94 sur 132 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les faits exposés dans ce mémoire conduisent aux conclusions suivantes :

L’huître est hermaphrodite.

L’apparence mâle ou l'apparence femelle que présente souvent l’organe reproducteur de ce mollusque, tiennent à l’apparition tardive des ovules et à la disparition des zoospermes à une époque déterminée.

Les éléments mâle et femelle sont répartis dans toute la masse de l’organe reproducteur.

La fécondation s’opère dans la glande sexuelle même, par la désagrégation des masses de zoospermes.

Jamais la semence ne se répand au dehors de l’organe qui la produit, et les œufs, au moment de la ponte, portent toujours des signes de fécondation.

Les éléments sexuels se re roduisent dans l’organe de la génération, pendant que les œufs en incubation sont contenus dans la cavité branchiale du manteau.

L’étude de l’organe de la génération ne peut être convenablement, faite que sur des huîtres pêchées en mer, celles des parcs ne présentant ordinairement que des ovules avortés.

L hermaphrodisme, tel qu’il existe chez les huîtres, n’a point encore été signalé chez les mollusques, et parmi les

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autres animaux on ne peut en rapprocher que celui de la synapte de Duvernoy.

L’huître garde ses œufs en incubation entre les lobes de son manteau.

Les huîtres frayent depuis la fin de mai jusqu’à la fin de septembre.

Après la fécondation et avant le fractionnement de l’œuf, le vitellus offre un changement notable dans sa constitution.

Les premières phases du fractionnement des ovules ne sont pas régulières i

Le vitellus en entier se transforme en embryon.

Les sphères, puis les cellules vitellines se disposent d’une manière particulière et forment des groupes d’où naissent ultérieurement et par des transitions insensibles les divers appa reils organiques.

La coquille paraît de très bonne heure, et dès qu’elle devient apparente elle contient du carbonate de chaux.

L’embryon possède un appareil ciliaire au moyen duquel il nage et se dirige à volonté dans toutes les directions.

L’appareil ciliaire est en même temps un organe de respiration.

A une époque déterminée, cet appareil se sépare de l’embryon. Alors le cœur commence à battre, et un mouvement vibratile se manifeste sur les branchies.

A l'époque de la chute de l’appareil ciliaire, la coquille de l’embryon n’est point symétrique, mais ses deux valves sont semblables.

La fécondité des huîtres est immense.

C’est en dehors de l’huître elle-même qu’existent les causes du dépérissement de certains bancs, et qu’il faut chercher les moyens d’y remédier.

La formation de bancs artificiels d’huîtres paraît très praticable.

La propagation par des fécondations artificielles et l’amélioration des espèces ou des races par des croisements sont impossibles.

Davaine. L'Œuvre.

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PLANCHES

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